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	<title>WikiGargillon - Contributions [fr]</title>
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		<title>Karmeric III</title>
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		<updated>2024-03-12T09:30:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Photo = &lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Karmeric III&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = NA&lt;br /&gt;
|Alias = Monseigneur, Messire, Son Altesse, le Troisième&lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès = En vie&lt;br /&gt;
|Activités = Roi de l&#039;Arthon&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III est le roi de l&#039;Arthon au pouvoir durant les événements des jeux de rôle et des romans. Il fait très rarement des apparitions publiques, souvent liées à des cérémonies féodales, au point où peu de gens savent à quoi il ressemble. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nouvelle Contrepartie Ulule 2021==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Délicatement, entre ses deux doigts, il se saisit du fruit charnu et le fit tourner sur lui-même jusqu’à ce que la queue s’en détache, puis le posa avec soin sur la crème fouettée qui recouvrait sa tarte.&lt;br /&gt;
Karmeric III se redressa sur sa chaise et contempla son œuvre, satisfait. Il avait mis cinq bonnes minutes à trouver la plus belle cerise du grand bol qu’on lui avait apporté, mais cela en valait la peine. Avec ses couverts d’argent, il découpa religieusement une part et la porta à sa bouche en s’assurant que sa fourchette comportait des parts strictement égales de crème, de tarte et de fruit.Il profita un instant des arômes qui flattaient son palais, puis il se rinça la gorge d’une liqueur sucrée que son maître-queux avait choisie pour l’occasion. Il s’essuya la bouche avec un mouchoir de soie, brodé de son initiale, puis expira doucement pour prolonger cette agréable sensation de bien-être. Le bruit de sa chaise, qu’il recula pour se lever, résonna dans l’immense salle vide, et aussitôt deux domestiques accoururent de l’ombre pour longer la grande table depuis ses deux extrémités afin d’atteindre son couvert et le débarrasser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’était l’heure de la marche digestive. Les mains jointes dans le dos et le menton haut, le Roi procédait au gré des couloirs de ses quartiers. Aux murs, adossés aux tapisseries, étaient de grands portraits vêtus de grands cadres d’or, et des gardes décorés vêtus d’armures décorées. Karmeric III les saluait au passage. « Bonjour, Charles !  Vous êtes radieux aujourd’hui, grand-père. Vous aussi, grande-tante, rangez-moi donc ce regard assassin ! Mon cher Jérôme, comment va votre femme, toujours malade? Et votre fils, Auguste ? Cela fait longtemps que je ne l’ai pas vu.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’obtenait guère plus de réponse que quelques brefs hochements de tête de la part de ceux qui pouvaient opiner, et quelques œillades sévères des autres qui, figés dans l’éternité, avaient le privilège de ne pas avoir à baisser les yeux par politesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au bout du couloir se trouvait la salle des audiences. Il saisit sa couronne du bout des doigts depuis le coussin vermeil que son page lui tendait et la vissa sur sa tête en s’assurant que ses boucles brunes soigneusement lustrées retombaient égales sur ses deux joues et mettaient ainsi correctement en valeur son teint. Il lissa sa barbe et sa moustache et se racla la gorge. Comme tous les matins, la perspective de passer l’arche qui lui faisait face lui donnait chaud au ventre de hâte et d’appréhension. Une fois de l’autre côté, il irait s’asseoir sur son trône, et viendraient des représentants de son peuple lui présenter leurs problèmes, qu’il s’affairerait à entendre avec toute sa considération. Il prenait son rôle à cœur, et tenait absolument à ces quelques heures quotidiennes au contact de ses gens, même si cela pouvait parfois se montrer intimidant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de passer le seuil, ses yeux gravirent les arceaux de la porte pour croiser ceux de la figure qui trônait dans le tableau du couloir le plus imposant. Il y était inscrit en grandes lettres gravées dans une plaque de laiton : « Karmeric II, le sévère ». les mots de son père lui revenaient en tête, et comme tous les matins, lui faisaient reprendre courage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Mon fils, sais-tu pourquoi j’ai repris le nom de notre aïeul ? Karmeric I était un roi guerrier, un conquérant, et depuis son règne, aucun n’a osé lui succéder en nom. On eut des Galaad, des Berotar, jusqu’à mon père et son grand-père, Vesmir IX et Vesmir X, mais jamais un second Karmeric. L’Arthon n’était pas toujours à la paix, loin de là, mais, outre un respect pudique pour le nom du Fondateur, nos ancêtres ont préféré prendre le nom de figures pacificatrices, ne serait-ce que pour nous donner l’espoir de cette paix. Alors, pourquoi ce nom guerrier ? Parce que nous sommes en paix, mon fils, parce que nos prédécesseurs ont réussi. Mais personne ne veut d’un roi de paix pour la maintenir. La paix durable, c’est l’intimidation. C’est dissuader ses voisins de lorgner la guerre. Et pour ce faire, mon fils, quoi de mieux que le nom du plus grand des guerriers ? Peu importe ce que tu fais, mon fils. Être roi n’est pas une affaire d’actions, c’est une affaire de paraître. Ce n’est pas toi qui, à la force de tes bras, va faire tourner cette mécanique écrasante qu’est notre royaume. Tu n’en es que le plan, la carte, que vont s’évertuer de lire et d’interpréter tous ceux capables d’en faire bouger les engrenages. Ton travail, c’est de leur montrer ce qu’ils s’attendent à voir, de leur donner cette inspiration pour les guider. Karmeric II, le Sévère… C’est ce qu’on attend de moi, car le défi de mon règne était de consolider bec et ongle ce territoire dont nous avons hérité. Le Sévère, le Juste, le Bienveillant, le Sanglant, le Fou, le Pieux, autant de surnoms qui ont marqué autant de règnes. Ce n’est pas vraiment de caractère, c’est de politique. Chaque roi s’est attelé à correspondre à ce que son temps lui réclamait.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Et toi, mon fils, quel sera ton nom ?&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne l’appelait que Karmeric III. Il n’avait pas vraiment connu de rupture politique majeure de son vivant, alors il était docilement devenu « celui qui vient après », le Troisième. Il continuait à appliquer les doctrines de son père méticuleusement, puisqu’elles lui avaient toujours réussies.&lt;br /&gt;
Alors il entra dans la salle d’audience, rasséréné par cette paternelle sagesse, et s’assit sur son trône. Deux trompettistes clamèrent de concert l’ouverture des audiences. Karmeric III se passa deux doigts sur l’oreille, indisposé par la force des cuivres. Quelle idée de les faire jouer ici, où il y avait tant d’écho ?&lt;br /&gt;
Il entendit les bruits de pas du premier visiteur. Les sourcils de Karmeric III se réunirent dans un  effort de concentration : comme d’habitude, passé cet instant, son rendez-vous n’apparaîtrait sur le parvis de marbre que quelques secondes plus tard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III célébra intérieurement. Il avait bien reconnu ces pas, c’étaient ceux de ce paysan qui venait souvent. Quelle vie épouvantable ce pauvre homme avait ! C’était presque chaque semaine qu’il le voyait revenir avec un nouveau souci. Il fallait qu’il soit motivé, le bougre : si le roi en croyait son percepteur, les champs les plus proches du palais d’Atthalos étaient à bien trois jours de marche… Qu’il était sale et déguenillé ! Il avait le visage noir de charbon, les dents maculées d’on ne savait quelle matière brunâtre et des vêtements si tachés et déchirés qu’on eût dit les lambeaux d’une toile maculée de peinture pourrie et dépigmentée. Il n’avait qu’une cordelette effilochée en guise de ceinture qui retenait un simulacre de pantalon en jute lui tombant sur les pieds, dont l’un était nu et l’autre à l’inconfort dans un sabot trop grand et fendu. Ah ! Ces paysans étaient bien braves, à travailler dans des conditions si difficiles ! Il s’agissait de ne pas l’offenser en fronçant du nez ou d’un quelconque signe de dégoût. Il devait rester fort face à son visiteur : le pauvre n’avait pas choisi de naître dans du chanvre plutôt que de la soie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Jean, mon cher ami, comment vous portez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Monseigneur, si vous saviez ! Ma femme est tombée malade, des furoncles lui ont poussé sur tout le visage, j’ai dû vendre mon dernier âne pour lui trouver un médecin qui ne lui a donné que des charlataneries ! Je suis désespéré, mon bon roi ! Sans le sou, et sans ma femme pour m’aider aux champs, que va-t-il advenir de mes enfants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le visage du roi s’illumina.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mais enfin, Jean, c’est formidable ! Votre femme est donc vivante, c’est une excellente nouvelle ! Je la croyais morte d’une crise de sang-courant la semaine dernière !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean avait le regard dans le vague, certainement accablé par la douleur de sa triste condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Heu… C’était mon autre femme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Votre autre femme, Jean ? S’étrangla le roi offusqué. Jean lui avait toujours paru être un père aimant et fidèle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Enfin, mon ancienne femme, je me suis remarié, voilà.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le roi se rasséréna.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! En une semaine ! Vous n’avez pas perdu votre temps !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous savez, ces choses vont vite à la campagne. Et puis, c’est-ce qu’elle aurait voulu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le roi soupira, accablé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Cette brave Hilda, ça ne m’étonne pas d’elle…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Qui ça ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mais enfin Jean, Hilda, votre ancienne femme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah, tout à fait. Pardonnez-moi messire, je n’entends plus bien depuis qu’un rat m’a mangé l’oreille, un hiver de famine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vos oreilles m’ont l’air tout aussi grandes qu’à leur habitude !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est qu’elle a repoussé depuis, fort heureusement, mais j’en suis resté un peu sourd, voyez-vous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Fort bien !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean échangea un regard avec les gardes royaux, l’air flottant, puis reprit sa contenance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Enfin, voilà ! C’est terrible !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— J’entends bien, mon cher Jean, c’est affreux ! Il faut absolument faire quelque chose ! Manfred !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un page aux vêtements colorés se précipita vers le trône.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Oui, Monseigneur ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Faites quelque chose !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ce sera fait, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le page se retira et Karmeric III se réajusta dans son fauteuil, satisfait. Il était si simple de rendre service, quand on était dans sa position. Il ne comprenait pas les tyrans qui se bornaient à être cruels. Jean se confondit en prières, en remerciements serviles et il se retira ; le Roi salua dignement sa sortie.&lt;br /&gt;
D’autres bruits de pas suivirent. Ceux-là, il ne les connaissait pas, et il ne les aimait pas. Ils étaient légers et discrets, la marque des gens duplices. Il aimait les pas gauches et lourds, qui portaient sincèrement le poids de leurs problèmes et de leurs misères. C’est une jeune fille qui entra cette foi, une brune aux cheveux longs. Elle était bien coiffée et avait le regard vif, brûlant de deux prunelles émeraude. Malgré son teint pâle et des cernes profondes, elle ne courbait pas sous son apparente fatigue : elle restait droite, le port altier dans sa belle robe de mage sur mesure, conçue pour être pratique et élégante.&lt;br /&gt;
Le Roi s’avachit et fit la moue : une mage. Qu’avaient-ils pu bien encore inventer pour l’ennuyer aujourd’hui ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La jeune fille jeta une œillade derrière elle, dans le sillage du paysan qu’elle venait de croiser, l’air troublée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Encore une pédante incapable de respecter les petites gens&#039;&#039;, pensa le Roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Qu’est-ce que tu veux ? lui demanda-t-il sans parvenir à cacher son apathie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je… Vous le connaissez ? Demanda-t-elle en regardant de nouveau vers l’arrière, comme si elle ne parvenait pas à croire ce qu’elle avait vu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est Jean, un brave paysan qui venait me parler de ses problèmes. Tu devrais te montrer plus respectueuse, sache que nous accueillons tout le monde, dans cette salle. N’oublie pas que c’est eux qui te nourrissent !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Pardonnez-moi, mais… Vous en voyez beaucoup, des paysans ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Roi s’offusqua d’abord, mais il lui fallait bien répondre. En y réfléchissant, quand il s’agissait du monde paysan, c’était souvent Jean son interlocuteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ce… que… je… non, mais quand bien  même :  la campagne est fort loin, et Jean est un excellent porte parole !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Pour sûr, venir d’aussi loin en boitant sur un sabot, il a du mérite… à sa place, j’aurais continué pieds nus. À moins qu’il n’aille plus vite à cloche-pied… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Vous voyez !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je n’aurais pas cette force, à me lever tous les matins pour avoir le visage maculé de charbon à force de couper les blés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— N’est-ce pas ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bruit sourd d’une hallebarde frappée contre le marbre du sol les interrompit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Votre temps d’entretien est compté ! Cessez de faire perdre du temps à Monseigneur et venez-en au fait ! Ordonna un des gardes du trône du roi, qui se redressa sur son accoudoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est vrai, ça, tu ne t’es même pas présentée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Lylé de Furgénie, Fides Magus de Sa Grandeur Isir de Vigréol, Monseigneur. Nous nous sommes déjà rencontré lors de mon adoubement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah, oui, peut-être…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est la plus jeune mage de l’histoire de Torsmester, fille du Haut Conseiller aux affaires magiques Honoré de Furgénie, monseigneur, lui souffla Manfred à l’oreille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah, oui, peut-être… Bien, et que puis-je faire pour toi, alors, jeune magicienne ? Tu ne peux pas aller embêter Isir, plutôt ? Il s’y connaît mieux que moi avec tous vos machins magiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Navrée de vous importuner, Monseigneur, mais c’est important. J’ai attendu longtemps pour avoir cette entrevue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Oui, mais tu comprends, c’est bien normal ! Tes histoires peuvent bien attendre, j’en suis sûr, lorsque pour des gens comme Jean, c’est une question de vie ou de mort !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est d’autant plus un question de vie ou de mort qu’il s’agit de la vie et de la mort de nombreux citoyens, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est pas vrai, qu’est-ce que vous avez encore fait exploser ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Rien pour l’instant, Monseigneur, mais j’ai de bonnes raisons de penser qu’Atthalos est en grand danger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Je vois ! Où est mon Haut Conseiller aux affaires intérieures et criminelles ? Comment s’appelle-t-il, déjà… Bé… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Béthel de Chromarys a disparu l’année dernière, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III se laissa tomber sur son dossier, bougon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— À quoi servent ces maudits conseillers s’ils ne sont pas là quand on a besoin d’eux. Et son remplaçant, alors ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous ne l’avez pas remplacé, Monseigneur. Vous avez laissé ce poste à la charge du Grand Ministre et de ses Fides Magus, sur les conseils de Sa Grandeur lui-même, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Eh bien parfait ! Allez-donc voir cela avec eux !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je suis avec eux, c’est bien pour cela que je suis ici, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous êtes en train de me dire que vous n’arrivez pas à régler ça vous même ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— … On peut dire ça comme ça, oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Cessez donc vos devinettes, c’est agaçant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je travaille sur un projet magique pour le Grand Ministre, et j’ai bien peur qu’il sous-estime les risques que celui-ci implique, mais je ne parviens pas à lui faire entendre raison. Je préconise que vous impliquiez un organisme de contrôle tiers pour obtenir une seconde expertise à ce sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III la sonda du regard et passa plusieurs secondes à méditer sur ses paroles. Un silence inconfortable commença à s’installer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— … Vous n’avez pas compris un traître mot de ce que je viens de dire, c’est ça ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Si ! J’ai parfaitement compris ! Se défendit le roi. Mais pour être tout à fait certain, pourrais-tu m’expliquer encore une fois ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Le Grand Ministre m’a demandé de fabriquer une machine qui, si elle explose, peut faire des énormes dégâts, et je pense qu’elle va exploser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Et Isir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Pense qu’elle ne va pas exploser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Alors tout va bien !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je vous demande pardon ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Si Isir dit qu’elle n’explosera pas, c’est qu’elle n’explosera pas !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Monseigneur, je vous dis qu’elle a des grandes chances d’exploser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Et qu’est-ce que tu en sais, jeune fille ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Monseigneur, j’ai conçu les plans de cette machine, je pense que je…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Tu veux dire que tu as donné à Isir des plans ratés ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Non, mes calculs sont bons, mais ça ne change rien, le projet en lui-même est trop dangereux et…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Je comprends ! Tu es jeune, tu manques de confiance en ton travail, c’est tout à ton honneur : il faut savoir rester humble. Moi-même, qui suis le roi, il n’y a pas un jour où  je ne me remémore pas que je ne serais personne sans mes sujets. Écoute, si Isir t’a choisie comme Fides Magus, c’est qu’il sait que tu en es capable, alors tu n’as pas de soucis à te faire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III lui adressa un sourire attendri. Ce n’était pas une mauvaise fille, dans le fond, c’était juste une jeune prodige qui doutait de ses capacités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle recula d’un pas, et ses épaules s’affalèrent. Elle resta un instant figée ainsi, dans une expression de stupeur. Cela ne l’étonnait pas : c’est le genre de leçon de vie qui vous marquait, en ce jeune âge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous ne m’avez même pas demandé ce que le Grand Ministre comptait faire d’une telle  machine… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Que compte-il faire d’une telle machine ? Demanda le Roi, qui accepta de jouer son jeu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je n’en sais rien, alors que je l’ai construite ! Vous ne pensez pas que c’est une bonne raison de vous en préoccuper ? Ça ne vous inquiète pas que le plus haut décisionnaire du pays fabrique dans votre dos une machine d’apocalypse ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mais, enfin, jeune fille ! Je ne demande pas à mes domestiques à quoi vont leur servir leurs différents balais et brosses ! Il faut savoir déléguer, dans ma position ! Si le Grand Ministre a commandé cette machine c’est qu’il en avait besoin, voilà tout ! Applique-toi à ton travail, Isir, lui, s’applique au sien et tu verras que tout fonctionnera parfaitement comme une grande horloge. Il avait ponctué ses mots d’un grand geste où se rejoignaient ses mains et s’imbriquaient ses doigts les uns dans les autres, pour accompagner son ton bienveillant et paternaliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— … D’accord. Vous avez raison… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle avait le visage fermé et regardait ses pieds, sans doute plongée dans une profonde réflexion introspective après ses paroles pleines de sagesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le garde du trône s’avança d’un pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ton temps est écoulé. Salue Son Altesse et va-t-en.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La magicienne hocha brièvement la tête, tourna les talons, et s’éloigna d’un pas sec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III se tourna vers ses gardes, offusqué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Eh bien ! Quelle ingratitude !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Voulez-vous qu’on la rattrape pour la forcer à vous saluer en bonne et due forme, Monseigneur ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Non, laissez, on a la tête ailleurs à cet âge, ce n’est pas bien grave. Faites plutôt entrer le prochain !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bruits de pas reprirent. Ceux-là étaient de meilleur augure. Il les entendait claudiquer, et ils étaient accompagnés par le martèlement d’une canne. Arriva le visiteur : il se tenait exagérément voûté, et s’appuyait de tout son poids sur une canne vermoulue et branlante. Il avait un filet de pêche moisi sur les épaules et des algues séchées qui lui sortait des oreilles. Il avait la bouche déformée par une pipe en liège qu’il tenait du bout des lèvres et un vieux sac à bandoulière qui débordait de poissons odorants. L’un de ses yeux était couvert d’un cache-œil, et l’autre écarquillé en permanence. Karmeric III le connaissait bien : c’était Gord, le pêcheur, qui venait souvent depuis la baie de Mesphota pour lui conter la dure vie des marins. C’était fou la ressemblance qu’il lui trouvait avec Jean le paysan, au point qu’il était persuadé qu’ils étaient de la même famille à un certain degré, bien qu’il n’eut jamais osé leur demander, de peur qu’ils pensent qu’il était méprisant au point qu’il en venait à confondre les pauvres entre eux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Bienvenue, mon cher Gord ! Quelle joie de vous revoir, bien que je me doute que ce soit encore une sinistre affaire qui vous amène ici.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Monseigneur, c’est terrible ! Vous ne devinerez jamais ce qui est arrivé à mon bateau !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Non ! Pas la fière Sardine Dansante ! Ce navire a connu tellement d’aventures !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Monseigneur, je crains fort qu’il ne puisse plus jamais reprendre la mer !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est affreux ! Il faut faire quelque chose ! Manfred !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cyan Malherbe, 2022&#039;&#039;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
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		<title>Melidrims</title>
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		<updated>2023-08-20T15:16:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les Melidrims sont également appelés, Sylvains, Elfes sylvains, ou elfes verts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les elfes sylvains de Bragorn sont des lointains descendants des elfes[[Nolidrims]], ayant décidés de se séparer de la magie. Ils n’ont plus aucune affinité avec celle-ci et y sont même devenus plutôt résistants. Leur culture, reposant principalement sur la chasse et la cueillette, dispose pourtant d’une organisation politique très complexe et d’une des meilleures armées de métier du monde. Les Melidrims sont tous ou presque des athlètes exceptionnels et disposent de capacités physiques et sensorielles qui surpassent de loin celles des humains. Les soldats Melidrims affirment souvent valoir cinq soldats humains. Les chiffres véritables s’accordent davantage autour de trois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Melidrims ne sont pas croyants, mais utilisent des animaux comme guides philosophiques : chaque [[clan elfe]] se définit par un animal forestier incarnant des valeurs à suivre qui ne sont pas dans la nature innée des sylvains, afin de devenir plus complets. Le clan [[Beleferim]] régent actuel, établi à Rinnedel, vénère le sanglier pour son opiniâtreté, sa robustesse, sa force brute et sa manière frontale d’aborder les problèmes. Les trois autres clans principaux sont le clan [[Silsiserim]] de la vipère,[[Mermerim]] du renard et [[Shalgalidornerim]] du pic-vert. Des centaines d’autres clans mineurs existent. Les seuls animaux dont les sylvains ne s’inspirent pas sont les félins, car ils les considèrent comme leurs frères spirituels et que leurs qualités sont les même que celles des elfes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Melidrims sont le peuple le plus puissant de la fédération et en sont les référents. Ils sont cependant l’un des peuples les plus réticents à s’engager dans la guerre, considérant qu’ils ont un rôle, à l’instar des [[nains]], de garants de la paix et de l’équilibre. Néanmoins, les [[Arthonniens]] savent qu’ils pourraient commettre une terrible erreur s’ils décidaient de mettre un pied à [[Bragorn]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
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		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Melidrims&amp;diff=843</id>
		<title>Melidrims</title>
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		<updated>2023-08-20T15:13:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les Melidrims sont également appelés, Sylvains, Elfes sylvains, ou elfes verts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les elfes sylvains de Bragorn sont des lointains descendants des elfes blancs, ou [[Nolidrims]] ayant décidés de se séparer de la magie. Ils n’ont plus aucune affinité avec celle-ci et y sont même devenus plutôt résistants. Leur culture, reposant principalement sur la chasse et la cueillette, dispose pourtant d’une organisation politique très complexe et d’une des meilleures armées de métier du monde. Les Melidrims sont tous ou presque des athlètes exceptionnels et disposent de capacités physiques et sensorielles qui surpassent de loin celles des humains. Les soldats Melidrims affirment souvent valoir cinq soldats humains. Les chiffres véritables s’accordent davantage autour de trois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Melidrims ne sont pas croyants, mais utilisent des animaux comme guides philosophiques : chaque [[clan elfe]] se définit par un animal forestier incarnant des valeurs à suivre qui ne sont pas dans la nature innée des sylvains, afin de devenir plus complets. Le clan [[Beleferim]] régent actuel, établi à Rinnedel, vénère le sanglier pour son opiniâtreté, sa robustesse, sa force brute et sa manière frontale d’aborder les problèmes. Les trois autres clans principaux sont le clan [[Silsiserim]] de la vipère,[[Mermerim]] du renard et [[Shalgalidornerim]] du pic-vert. Des centaines d’autres clans mineurs existent. Les seuls animaux dont les sylvains ne s’inspirent pas sont les félins, car ils les considèrent comme leurs frères spirituels et que leurs qualités sont les même que celles des elfes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les Melidrims sont le peuple le plus puissant de la fédération et en sont les référents. Ils sont cependant l’un des peuples les plus réticents à s’engager dans la guerre, considérant qu’ils ont un rôle, à l’instar des [[nains]], de garants de la paix et de l’équilibre. Néanmoins, les [[Arthonniens]] savent qu’ils pourraient commettre une terrible erreur s’ils décidaient de mettre un pied à [[Bragorn]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
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	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Beleferim&amp;diff=842</id>
		<title>Beleferim</title>
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		<updated>2023-08-20T15:04:35Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : Page redirigée vers Clan du sanglier&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECT [[Clan du sanglier]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
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	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Mermerim&amp;diff=841</id>
		<title>Mermerim</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Mermerim&amp;diff=841"/>
		<updated>2023-08-20T15:04:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : Destination de redirection modifiée de Clan du sanglier en Clan du renard&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECT [[Clan du renard]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Karmeric_III&amp;diff=839</id>
		<title>Karmeric III</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Karmeric_III&amp;diff=839"/>
		<updated>2023-08-06T14:04:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Photo = &lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Karmeric III&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = NA&lt;br /&gt;
|Alias = Monseigneur, Messire, Son Altesse, le Troisième&lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès = En vie&lt;br /&gt;
|Activités = Roi de l&#039;Arthon&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III est le roi de l&#039;Arthon au pouvoir durant les événements des jeux de rôle et des romans. Il fait très rarement des apparitions publiques, souvent liées à des cérémonies féodales, à tel point que peu de gens savent à quoi il ressemble. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nouvelle Contrepartie Ulule 2021==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Délicatement, entre ses deux doigts, il se saisit du fruit charnu et le fit tourner sur lui-même jusqu’à ce que la queue s’en détache, puis le posa avec soin sur la crème fouettée qui recouvrait sa tarte.&lt;br /&gt;
Karmeric III se redressa sur sa chaise et contempla son œuvre, satisfait. Il avait mis cinq bonnes minutes à trouver la plus belle cerise du grand bol qu’on lui avait apporté, mais cela en valait la peine. Avec ses couverts d’argent, il découpa religieusement une part et la porta à sa bouche en s’assurant que sa fourchette comportait des parts strictement égales de crème, de tarte et de fruit.Il profita un instant des arômes qui flattaient son palais, puis il se rinça la gorge d’une liqueur sucrée que son maître-queux avait choisie pour l’occasion. Il s’essuya la bouche avec un mouchoir de soie, brodé de son initiale, puis expira doucement pour prolonger cette agréable sensation de bien-être. Le bruit de sa chaise, qu’il recula pour se lever, résonna dans l’immense salle vide, et aussitôt deux domestiques accoururent de l’ombre pour longer la grande table depuis ses deux extrémités afin d’atteindre son couvert et le débarrasser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’était l’heure de la marche digestive. Les mains jointes dans le dos et le menton haut, le Roi procédait au gré des couloirs de ses quartiers. Aux murs, adossés aux tapisseries, étaient de grands portraits vêtus de grands cadres d’or, et des gardes décorés vêtus d’armures décorées. Karmeric III les saluait au passage. « Bonjour, Charles !  Vous êtes radieux aujourd’hui, grand-père. Vous aussi, grande-tante, rangez-moi donc ce regard assassin ! Mon cher Jérôme, comment va votre femme, toujours malade? Et votre fils, Auguste ? Cela fait longtemps que je ne l’ai pas vu.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’obtenait guère plus de réponse que quelques brefs hochements de tête de la part de ceux qui pouvaient opiner, et quelques œillades sévères des autres qui, figés dans l’éternité, avaient le privilège de ne pas avoir à baisser les yeux par politesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au bout du couloir se trouvait la salle des audiences. Il saisit sa couronne du bout des doigts depuis le coussin vermeil que son page lui tendait et la vissa sur sa tête en s’assurant que ses boucles brunes soigneusement lustrées retombaient égales sur ses deux joues et mettaient ainsi correctement en valeur son teint. Il lissa sa barbe et sa moustache et se racla la gorge. Comme tous les matins, la perspective de passer l’arche qui lui faisait face lui donnait chaud au ventre de hâte et d’appréhension. Une fois de l’autre côté, il irait s’asseoir sur son trône, et viendraient des représentants de son peuple lui présenter leurs problèmes, qu’il s’affairerait à entendre avec toute sa considération. Il prenait son rôle à cœur, et tenait absolument à ces quelques heures quotidiennes au contact de ses gens, même si cela pouvait parfois se montrer intimidant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de passer le seuil, ses yeux gravirent les arceaux de la porte pour croiser ceux de la figure qui trônait dans le tableau du couloir le plus imposant. Il y était inscrit en grandes lettres gravées dans une plaque de laiton : « Karmeric II, le sévère ». les mots de son père lui revenaient en tête, et comme tous les matins, lui faisaient reprendre courage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Mon fils, sais-tu pourquoi j’ai repris le nom de notre aïeul ? Karmeric I était un roi guerrier, un conquérant, et depuis son règne, aucun n’a osé lui succéder en nom. On eut des Galaad, des Berotar, jusqu’à mon père et son grand-père, Vesmir IX et Vesmir X, mais jamais un second Karmeric. L’Arthon n’était pas toujours à la paix, loin de là, mais, outre un respect pudique pour le nom du Fondateur, nos ancêtres ont préféré prendre le nom de figures pacificatrices, ne serait-ce que pour nous donner l’espoir de cette paix. Alors, pourquoi ce nom guerrier ? Parce que nous sommes en paix, mon fils, parce que nos prédécesseurs ont réussi. Mais personne ne veut d’un roi de paix pour la maintenir. La paix durable, c’est l’intimidation. C’est dissuader ses voisins de lorgner la guerre. Et pour ce faire, mon fils, quoi de mieux que le nom du plus grand des guerriers ? Peu importe ce que tu fais, mon fils. Être roi n’est pas une affaire d’actions, c’est une affaire de paraître. Ce n’est pas toi qui, à la force de tes bras, va faire tourner cette mécanique écrasante qu’est notre royaume. Tu n’en es que le plan, la carte, que vont s’évertuer de lire et d’interpréter tous ceux capables d’en faire bouger les engrenages. Ton travail, c’est de leur montrer ce qu’ils s’attendent à voir, de leur donner cette inspiration pour les guider. Karmeric II, le Sévère… C’est ce qu’on attend de moi, car le défi de mon règne était de consolider bec et ongle ce territoire dont nous avons hérité. Le Sévère, le Juste, le Bienveillant, le Sanglant, le Fou, le Pieux, autant de surnoms qui ont marqué autant de règnes. Ce n’est pas vraiment de caractère, c’est de politique. Chaque roi s’est attelé à correspondre à ce que son temps lui réclamait.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Et toi, mon fils, quel sera ton nom ?&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne l’appelait que Karmeric III. Il n’avait pas vraiment connu de rupture politique majeure de son vivant, alors il était docilement devenu « celui qui vient après », le Troisième. Il continuait à appliquer les doctrines de son père méticuleusement, puisqu’elles lui avaient toujours réussies.&lt;br /&gt;
Alors il entra dans la salle d’audience, rasséréné par cette paternelle sagesse, et s’assit sur son trône. Deux trompettistes clamèrent de concert l’ouverture des audiences. Karmeric III se passa deux doigts sur l’oreille, indisposé par la force des cuivres. Quelle idée de les faire jouer ici, où il y avait tant d’écho ?&lt;br /&gt;
Il entendit les bruits de pas du premier visiteur. Les sourcils de Karmeric III se réunirent dans un  effort de concentration : comme d’habitude, passé cet instant, son rendez-vous n’apparaîtrait sur le parvis de marbre que quelques secondes plus tard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III célébra intérieurement. Il avait bien reconnu ces pas, c’étaient ceux de ce paysan qui venait souvent. Quelle vie épouvantable ce pauvre homme avait ! C’était presque chaque semaine qu’il le voyait revenir avec un nouveau souci. Il fallait qu’il soit motivé, le bougre : si le roi en croyait son percepteur, les champs les plus proches du palais d’Atthalos étaient à bien trois jours de marche… Qu’il était sale et déguenillé ! Il avait le visage noir de charbon, les dents maculées d’on ne savait quelle matière brunâtre et des vêtements si tachés et déchirés qu’on eût dit les lambeaux d’une toile maculée de peinture pourrie et dépigmentée. Il n’avait qu’une cordelette effilochée en guise de ceinture qui retenait un simulacre de pantalon en jute lui tombant sur les pieds, dont l’un était nu et l’autre à l’inconfort dans un sabot trop grand et fendu. Ah ! Ces paysans étaient bien braves, à travailler dans des conditions si difficiles ! Il s’agissait de ne pas l’offenser en fronçant du nez ou d’un quelconque signe de dégoût. Il devait rester fort face à son visiteur : le pauvre n’avait pas choisi de naître dans du chanvre plutôt que de la soie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Jean, mon cher ami, comment vous portez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Monseigneur, si vous saviez ! Ma femme est tombée malade, des furoncles lui ont poussé sur tout le visage, j’ai dû vendre mon dernier âne pour lui trouver un médecin qui ne lui a donné que des charlataneries ! Je suis désespéré, mon bon roi ! Sans le sou, et sans ma femme pour m’aider aux champs, que va-t-il advenir de mes enfants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le visage du roi s’illumina.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mais enfin, Jean, c’est formidable ! Votre femme est donc vivante, c’est une excellente nouvelle ! Je la croyais morte d’une crise de sang-courant la semaine dernière !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean avait le regard dans le vague, certainement accablé par la douleur de sa triste condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Heu… C’était mon autre femme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Votre autre femme, Jean ? S’étrangla le roi offusqué. Jean lui avait toujours paru être un père aimant et fidèle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Enfin, mon ancienne femme, je me suis remarié, voilà.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le roi se rasséréna.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! En une semaine ! Vous n’avez pas perdu votre temps !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous savez, ces choses vont vite à la campagne. Et puis, c’est-ce qu’elle aurait voulu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le roi soupira, accablé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Cette brave Hilda, ça ne m’étonne pas d’elle…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Qui ça ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mais enfin Jean, Hilda, votre ancienne femme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah, tout à fait. Pardonnez-moi messire, je n’entends plus bien depuis qu’un rat m’a mangé l’oreille, un hiver de famine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vos oreilles m’ont l’air tout aussi grandes qu’à leur habitude !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est qu’elle a repoussé depuis, fort heureusement, mais j’en suis resté un peu sourd, voyez-vous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Fort bien !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean échangea un regard avec les gardes royaux, l’air flottant, puis reprit sa contenance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Enfin, voilà ! C’est terrible !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— J’entends bien, mon cher Jean, c’est affreux ! Il faut absolument faire quelque chose ! Manfred !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un page aux vêtements colorés se précipita vers le trône.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Oui, Monseigneur ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Faites quelque chose !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ce sera fait, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le page se retira et Karmeric III se réajusta dans son fauteuil, satisfait. Il était si simple de rendre service, quand on était dans sa position. Il ne comprenait pas les tyrans qui se bornaient à être cruels. Jean se confondit en prières, en remerciements serviles et il se retira ; le Roi salua dignement sa sortie.&lt;br /&gt;
D’autres bruits de pas suivirent. Ceux-là, il ne les connaissait pas, et il ne les aimait pas. Ils étaient légers et discrets, la marque des gens duplices. Il aimait les pas gauches et lourds, qui portaient sincèrement le poids de leurs problèmes et de leurs misères. C’est une jeune fille qui entra cette foi, une brune aux cheveux longs. Elle était bien coiffée et avait le regard vif, brûlant de deux prunelles émeraude. Malgré son teint pâle et des cernes profondes, elle ne courbait pas sous son apparente fatigue : elle restait droite, le port altier dans sa belle robe de mage sur mesure, conçue pour être pratique et élégante.&lt;br /&gt;
Le Roi s’avachit et fit la moue : une mage. Qu’avaient-ils pu bien encore inventer pour l’ennuyer aujourd’hui ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La jeune fille jeta une œillade derrière elle, dans le sillage du paysan qu’elle venait de croiser, l’air troublée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Encore une pédante incapable de respecter les petites gens&#039;&#039;, pensa le Roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Qu’est-ce que tu veux ? lui demanda-t-il sans parvenir à cacher son apathie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je… Vous le connaissez ? Demanda-t-elle en regardant de nouveau vers l’arrière, comme si elle ne parvenait pas à croire ce qu’elle avait vu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est Jean, un brave paysan qui venait me parler de ses problèmes. Tu devrais te montrer plus respectueuse, sache que nous accueillons tout le monde, dans cette salle. N’oublie pas que c’est eux qui te nourrissent !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Pardonnez-moi, mais… Vous en voyez beaucoup, des paysans ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Roi s’offusqua d’abord, mais il lui fallait bien répondre. En y réfléchissant, quand il s’agissait du monde paysan, c’était souvent Jean son interlocuteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ce… que… je… non, mais quand bien  même :  la campagne est fort loin, et Jean est un excellent porte parole !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Pour sûr, venir d’aussi loin en boitant sur un sabot, il a du mérite… à sa place, j’aurais continué pieds nus. À moins qu’il n’aille plus vite à cloche-pied… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Vous voyez !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je n’aurais pas cette force, à me lever tous les matins pour avoir le visage maculé de charbon à force de couper les blés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— N’est-ce pas ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bruit sourd d’une hallebarde frappée contre le marbre du sol les interrompit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Votre temps d’entretien est compté ! Cessez de faire perdre du temps à Monseigneur et venez-en au fait ! Ordonna un des gardes du trône du roi, qui se redressa sur son accoudoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est vrai, ça, tu ne t’es même pas présentée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Lylé de Furgénie, Fides Magus de Sa Grandeur Isir de Vigréol, Monseigneur. Nous nous sommes déjà rencontré lors de mon adoubement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah, oui, peut-être…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est la plus jeune mage de l’histoire de Torsmester, fille du Haut Conseiller aux affaires magiques Honoré de Furgénie, monseigneur, lui souffla Manfred à l’oreille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah, oui, peut-être… Bien, et que puis-je faire pour toi, alors, jeune magicienne ? Tu ne peux pas aller embêter Isir, plutôt ? Il s’y connaît mieux que moi avec tous vos machins magiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Navrée de vous importuner, Monseigneur, mais c’est important. J’ai attendu longtemps pour avoir cette entrevue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Oui, mais tu comprends, c’est bien normal ! Tes histoires peuvent bien attendre, j’en suis sûr, lorsque pour des gens comme Jean, c’est une question de vie ou de mort !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est d’autant plus un question de vie ou de mort qu’il s’agit de la vie et de la mort de nombreux citoyens, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est pas vrai, qu’est-ce que vous avez encore fait exploser ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Rien pour l’instant, Monseigneur, mais j’ai de bonnes raisons de penser qu’Atthalos est en grand danger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Je vois ! Où est mon Haut Conseiller aux affaires intérieures et criminelles ? Comment s’appelle-t-il, déjà… Bé… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Béthel de Chromarys a disparu l’année dernière, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III se laissa tomber sur son dossier, bougon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— À quoi servent ces maudits conseillers s’ils ne sont pas là quand on a besoin d’eux. Et son remplaçant, alors ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous ne l’avez pas remplacé, Monseigneur. Vous avez laissé ce poste à la charge du Grand Ministre et de ses Fides Magus, sur les conseils de Sa Grandeur lui-même, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Eh bien parfait ! Allez-donc voir cela avec eux !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je suis avec eux, c’est bien pour cela que je suis ici, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous êtes en train de me dire que vous n’arrivez pas à régler ça vous même ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— … On peut dire ça comme ça, oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Cessez donc vos devinettes, c’est agaçant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je travaille sur un projet magique pour le Grand Ministre, et j’ai bien peur qu’il sous-estime les risques que celui-ci implique, mais je ne parviens pas à lui faire entendre raison. Je préconise que vous impliquiez un organisme de contrôle tiers pour obtenir une seconde expertise à ce sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III la sonda du regard et passa plusieurs secondes à méditer sur ses paroles. Un silence inconfortable commença à s’installer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— … Vous n’avez pas compris un traître mot de ce que je viens de dire, c’est ça ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Si ! J’ai parfaitement compris ! Se défendit le roi. Mais pour être tout à fait certain, pourrais-tu m’expliquer encore une fois ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Le Grand Ministre m’a demandé de fabriquer une machine qui, si elle explose, peut faire des énormes dégâts, et je pense qu’elle va exploser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Et Isir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Pense qu’elle ne va pas exploser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Alors tout va bien !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je vous demande pardon ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Si Isir dit qu’elle n’explosera pas, c’est qu’elle n’explosera pas !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Monseigneur, je vous dis qu’elle a des grandes chances d’exploser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Et qu’est-ce que tu en sais, jeune fille ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Monseigneur, j’ai conçu les plans de cette machine, je pense que je…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Tu veux dire que tu as donné à Isir des plans ratés ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Non, mes calculs sont bons, mais ça ne change rien, le projet en lui-même est trop dangereux et…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Je comprends ! Tu es jeune, tu manques de confiance en ton travail, c’est tout à ton honneur : il faut savoir rester humble. Moi-même, qui suis le roi, il n’y a pas un jour où  je ne me remémore pas que je ne serais personne sans mes sujets. Écoute, si Isir t’a choisie comme Fides Magus, c’est qu’il sait que tu en es capable, alors tu n’as pas de soucis à te faire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III lui adressa un sourire attendri. Ce n’était pas une mauvaise fille, dans le fond, c’était juste une jeune prodige qui doutait de ses capacités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle recula d’un pas, et ses épaules s’affalèrent. Elle resta un instant figée ainsi, dans une expression de stupeur. Cela ne l’étonnait pas : c’est le genre de leçon de vie qui vous marquait, en ce jeune âge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous ne m’avez même pas demandé ce que le Grand Ministre comptait faire d’une telle  machine… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Que compte-il faire d’une telle machine ? Demanda le Roi, qui accepta de jouer son jeu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je n’en sais rien, alors que je l’ai construite ! Vous ne pensez pas que c’est une bonne raison de vous en préoccuper ? Ça ne vous inquiète pas que le plus haut décisionnaire du pays fabrique dans votre dos une machine d’apocalypse ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mais, enfin, jeune fille ! Je ne demande pas à mes domestiques à quoi vont leur servir leurs différents balais et brosses ! Il faut savoir déléguer, dans ma position ! Si le Grand Ministre a commandé cette machine c’est qu’il en avait besoin, voilà tout ! Applique-toi à ton travail, Isir, lui, s’applique au sien et tu verras que tout fonctionnera parfaitement comme une grande horloge. Il avait ponctué ses mots d’un grand geste où se rejoignaient ses mains et s’imbriquaient ses doigts les uns dans les autres, pour accompagner son ton bienveillant et paternaliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— … D’accord. Vous avez raison… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle avait le visage fermé et regardait ses pieds, sans doute plongée dans une profonde réflexion introspective après ses paroles pleines de sagesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le garde du trône s’avança d’un pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ton temps est écoulé. Salue Son Altesse et va-t-en.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La magicienne hocha brièvement la tête, tourna les talons, et s’éloigna d’un pas sec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III se tourna vers ses gardes, offusqué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Eh bien ! Quelle ingratitude !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Voulez-vous qu’on la rattrape pour la forcer à vous saluer en bonne et due forme, Monseigneur ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Non, laissez, on a la tête ailleurs à cet âge, ce n’est pas bien grave. Faites plutôt entrer le prochain !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bruits de pas reprirent. Ceux-là étaient de meilleur augure. Il les entendait claudiquer, et ils étaient accompagnés par le martèlement d’une canne. Arriva le visiteur : il se tenait exagérément voûté, et s’appuyait de tout son poids sur une canne vermoulue et branlante. Il avait un filet de pêche moisi sur les épaules et des algues séchées qui lui sortait des oreilles. Il avait la bouche déformée par une pipe en liège qu’il tenait du bout des lèvres et un vieux sac à bandoulière qui débordait de poissons odorants. L’un de ses yeux était couvert d’un cache-œil, et l’autre écarquillé en permanence. Karmeric III le connaissait bien : c’était Gord, le pêcheur, qui venait souvent depuis la baie de Mesphota pour lui conter la dure vie des marins. C’était fou la ressemblance qu’il lui trouvait avec Jean le paysan, au point qu’il était persuadé qu’ils étaient de la même famille à un certain degré, bien qu’il n’eut jamais osé leur demander, de peur qu’ils pensent qu’il était méprisant au point qu’il en venait à confondre les pauvres entre eux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Bienvenue, mon cher Gord ! Quelle joie de vous revoir, bien que je me doute que ce soit encore une sinistre affaire qui vous amène ici.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Monseigneur, c’est terrible ! Vous ne devinerez jamais ce qui est arrivé à mon bateau !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Non ! Pas la fière Sardine Dansante ! Ce navire a connu tellement d’aventures !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Monseigneur, je crains fort qu’il ne puisse plus jamais reprendre la mer !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est affreux ! Il faut faire quelque chose ! Manfred !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cyan Malherbe, 2022&#039;&#039;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
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		<title>Karmeric III</title>
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		<updated>2023-08-06T13:57:47Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Photo = &lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Karmeric III&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = NA&lt;br /&gt;
|Alias = Monseigneur, Messire, Son Altesse, le Troisième&lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès = En vie&lt;br /&gt;
|Activités = Roi de l&#039;Arthon&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III est le roi de l&#039;Arthon au pouvoir durant les événements des jeux de rôle et des romans. Il fait très rarement des apparitions publiques, souvent liées à des cérémonies féodales, à tel point que peu de gens savent à quoi il ressemble. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nouvelle Contrepartie Ulule 2021==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Délicatement, entre ses deux doigts, il se saisit du fruit charnu et le fit tourner sur lui-même jusqu’à ce que la queue s’en détache, puis le posa avec soin sur la crème fouettée qui recouvrait sa tarte.&lt;br /&gt;
Karmeric III se redressa sur sa chaise et contempla son œuvre, satisfait. Il avait mis cinq bonnes minutes à trouver la plus belle cerise du grand bol qu’on lui avait apporté, mais cela en valait la peine. Avec ses couverts d’argent, il découpa religieusement une part et la porta à sa bouche en s’assurant que sa fourchette comportait des parts strictement égales de crème, de tarte et de fruit.Il profita un instant des arômes qui flattaient son palais, puis il se rinça la gorge d’une liqueur sucrée que son maître-queux avait choisie pour l’occasion. Il s’essuya la bouche avec un mouchoir de soie, brodé de son initiale, puis expira doucement pour prolonger cette agréable sensation de bien-être. Le bruit de sa chaise, qu’il recula pour se lever, résonna dans l’immense salle vide, et aussitôt deux domestiques accoururent de l’ombre pour longer la grande table depuis ses deux extrémités afin d’atteindre son couvert et le débarrasser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’était l’heure de la marche digestive. Les mains jointes dans le dos et le menton haut, le Roi procédait au gré des couloirs de ses quartiers. Aux murs, adossés aux tapisseries, étaient de grands portraits vêtus de grands cadres d’or, et des gardes décorés vêtus d’armures décorées. Karmeric III les saluait au passage. « Bonjour, Charles !  Vous êtes radieux aujourd’hui, grand-père. Vous aussi, grande-tante, rangez-moi donc ce regard assassin ! Mon cher Jérôme, comment va votre femme, toujours malade? Et votre fils, Auguste ? Cela fait longtemps que je ne l’ai pas vu.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’obtenait guère plus de réponse que quelques brefs hochements de tête de la part de ceux qui pouvaient opiner, et quelques œillades sévères des autres qui, figés dans l’éternité, avaient le privilège de ne pas avoir à baisser les yeux par politesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au bout du couloir se trouvait la salle des audiences. Il saisit sa couronne du bout des doigts depuis le coussin vermeil que son page lui tendait et la vissa sur sa tête en s’assurant que ses boucles brunes soigneusement lustrées retombaient égales sur ses deux joues et mettaient ainsi correctement en valeur son teint. Il lissa sa barbe et sa moustache et se racla la gorge. Comme tous les matins, la perspective de passer l’arche qui lui faisait face lui donnait chaud au ventre de hâte et d’appréhension. Une fois de l’autre côté, il irait s’asseoir sur son trône, et viendraient des représentants de son peuple lui présenter leurs problèmes, qu’il s’affairerait à entendre avec toute sa considération. Il prenait son rôle à cœur, et tenait absolument à ces quelques heures quotidiennes au contact de ses gens, même si cela pouvait parfois se montrer intimidant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de passer le seuil, ses yeux gravirent les arceaux de la porte pour croiser ceux de la figure qui trônait dans le tableau du couloir le plus imposant. Il y était inscrit en grandes lettres gravées dans une plaque de laiton : « Karmeric II, le sévère ». les mots de son père lui revenaient en tête, et comme tous les matins, lui faisaient reprendre courage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Mon fils, sais-tu pourquoi j’ai repris le nom de notre aïeul ? Karmeric I était un roi guerrier, un conquérant, et depuis son règne, aucun n’a osé lui succéder en nom. On eut des Galaad, des Berotar, jusqu’à mon père et son grand-père, Vesmir IX et Vesmir X, mais jamais un second Karmeric. L’Arthon n’était pas toujours à la paix, loin de là, mais, outre un respect pudique pour le nom du Fondateur, nos ancêtres ont préféré prendre le nom de figures pacificatrices, ne serait-ce que pour nous donner l’espoir de cette paix. Alors, pourquoi ce nom guerrier ? Parce que nous sommes en paix, mon fils, parce que nos prédécesseurs ont réussi. Mais personne ne veut d’un roi de paix pour la maintenir. La paix durable, c’est l’intimidation. C’est dissuader ses voisins de lorgner la guerre. Et pour ce faire, mon fils, quoi de mieux que le nom du plus grand des guerriers ? Peu importe ce que tu fais, mon fils. Être roi n’est pas une affaire d’actions, c’est une affaire de paraître. Ce n’est pas toi qui, à la force de tes bras, va faire tourner cette mécanique écrasante qu’est notre royaume. Tu n’en es que le plan, la carte, que vont s’évertuer de lire et d’interpréter tous ceux capables d’en faire bouger les engrenages. Ton travail, c’est de leur montrer ce qu’ils s’attendent à voir, de leur donner cette inspiration pour les guider. Karmeric II, le Sévère… C’est ce qu’on attend de moi, car le défi de mon règne était de consolider bec et ongle ce territoire dont nous avons hérité. Le Sévère, le Juste, le Bienveillant, le Sanglant, le Fou, le Pieux, autant de surnoms qui ont marqué autant de règnes. Ce n’est pas vraiment de caractère, c’est de politique. Chaque roi s’est attelé à correspondre à ce que son temps lui réclamait.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Et toi, mon fils, quel sera ton nom ?&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne l’appelait que Karmeric III. Il n’avait pas vraiment connu de rupture politique majeure de son vivant, alors il était docilement devenu « celui qui vient après », le Troisième. Il continuait à appliquer les doctrines de son père méticuleusement, puisqu’elles lui avaient toujours réussies.&lt;br /&gt;
Alors il entra dans la salle d’audience, rasséréné par cette paternelle sagesse, et s’assit sur son trône. Deux trompettistes clamèrent de concert l’ouverture des audiences. Karmeric III se passa deux doigts sur l’oreille, indisposé par la force des cuivres. Quelle idée de les faire jouer ici, où il y avait tant d’écho ?&lt;br /&gt;
Il entendit les bruits de pas du premier visiteur. Les sourcils de Karmeric III se réunirent dans un  effort de concentration : comme d’habitude, passé cet instant, son rendez-vous n’apparaîtrait sur le parvis de marbre que quelques secondes plus tard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III célébra intérieurement. Il avait bien reconnu ces pas, c’étaient ceux de ce paysan qui venait souvent. Quelle vie épouvantable ce pauvre homme avait ! C’était presque chaque semaine qu’il le voyait revenir avec un nouveau souci. Il fallait qu’il soit motivé, le bougre : si le roi en croyait son percepteur, les champs les plus proches du palais d’Atthalos étaient à bien trois jours de marche… Qu’il était sale et déguenillé ! Il avait le visage noir de charbon, les dents maculées d’on ne savait quelle matière brunâtre et des vêtements si tachés et déchirés qu’on eût dit les lambeaux d’une toile maculée de peinture pourrie et dépigmentée. Il n’avait qu’une cordelette effilochée en guise de ceinture qui retenait un simulacre de pantalon en jute lui tombant sur les pieds, dont l’un était nu et l’autre à l’inconfort dans un sabot trop grand et fendu. Ah ! Ces paysans étaient bien braves, à travailler dans des conditions si difficiles ! Il s’agissait de ne pas l’offenser en fronçant du nez ou d’un quelconque signe de dégoût. Il devait rester fort face à son visiteur : le pauvre n’avait pas choisi de naître dans du chanvre plutôt que de la soie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Jean, mon cher ami, comment vous portez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Monseigneur, si vous saviez ! Ma femme est tombée malade, des furoncles lui ont poussé sur tout le visage, j’ai dû vendre mon dernier âne pour lui trouver un médecin qui ne lui a donné que des charlataneries ! Je suis désespéré, mon bon roi ! Sans le sou, et sans ma femme pour m’aider aux champs, que va-t-il advenir de mes enfants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le visage du roi s’illumina.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mais enfin, Jean, c’est formidable ! Votre femme est donc vivante, c’est une excellente nouvelle ! Je la croyais morte d’une crise de sang-courant la semaine dernière !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean avait le regard dans le vague, certainement accablé par la douleur de sa triste condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Heu… C’était mon autre femme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Votre autre femme, Jean ? S’étrangla le roi offusqué. Jean lui avait toujours paru être un père aimant et fidèle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Enfin, mon ancienne femme, je me suis remarié, voilà.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le roi se rasséréna.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! En une semaine ! Vous n’avez pas perdu votre temps !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous savez, ces choses vont vite à la campagne. Et puis, c’est-ce qu’elle aurait voulu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le roi soupira, accablé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Cette brave Hilda, ça ne m’étonne pas d’elle…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Qui ça ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mais enfin Jean, Hilda, votre ancienne femme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah, tout à fait. Pardonnez-moi messire, je n’entends plus bien depuis qu’un rat m’a mangé l’oreille, un hiver de famine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vos oreilles m’ont l’air tout aussi grandes qu’à leur habitude !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est qu’elle a repoussé depuis, fort heureusement, mais j’en suis resté un peu sourd, voyez-vous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Fort bien !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean échangea un regard avec les gardes royaux, l’air flottant, puis reprit sa contenance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Enfin, voilà ! C’est terrible !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— J’entends bien, mon cher Jean, c’est affreux ! Il faut absolument faire quelque chose ! Manfred !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un page aux vêtements colorés se précipita vers le trône.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Oui, Monseigneur ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Faites quelque chose !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ce sera fait, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le page se retira et Karmeric III se réajusta dans son fauteuil, satisfait. Il était si simple de rendre service, quand on était dans sa position. Il ne comprenait pas les tyrans qui se bornaient à être cruels. Jean se confondit en prières, en remerciements serviles et il se retira ; le Roi salua dignement sa sortie.&lt;br /&gt;
D’autres bruits de pas suivirent. Ceux-là, il ne les connaissait pas, et il ne les aimait pas. Ils étaient légers et discrets, la marque des gens duplices. Il aimait les pas gauches et lourds, qui portaient sincèrement le poids de leurs problèmes et de leurs misères. C’est une jeune fille qui entra cette foi, une brune aux cheveux longs. Elle était bien coiffée et avait le regard vif, brûlant de deux prunelles émeraude. Malgré son teint pâle et des cernes profondes, elle ne courbait pas sous son apparente fatigue : elle restait droite, le port altier dans sa belle robe de mage sur mesure, conçue pour être pratique et élégante.&lt;br /&gt;
Le Roi s’avachit et fit la moue : une mage. Qu’avaient-ils pu bien encore inventer pour l’ennuyer aujourd’hui ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La jeune fille jeta une œillade derrière elle, dans le sillage du paysan qu’elle venait de croiser, l’air troublée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Encore une pédante incapable de respecter les petites gens&#039;&#039;, pensa le Roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Qu’est-ce que tu veux ? lui demanda-t-il sans parvenir à cacher son apathie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je… Vous le connaissez ? Demanda-t-elle en regardant de nouveau vers l’arrière, comme si elle ne parvenait pas à croire ce qu’elle avait vu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est Jean, un brave paysan qui venait me parler de ses problèmes. Tu devrais te montrer plus respectueuse, sache que nous accueillons tout le monde, dans cette salle. N’oublie pas que c’est eux qui te nourrissent !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Pardonnez-moi, mais… Vous en voyez beaucoup, des paysans ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Roi s’offusqua d’abord, mais il lui fallait bien répondre. En y réfléchissant, quand il s’agissait du monde paysan, c’était souvent Jean son interlocuteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ce… que… je… non, mais quand bien  même :  la campagne est fort loin, et Jean est un excellent porte parole !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Pour sûr, venir d’aussi loin en boitant sur un sabot, il a du mérite… à sa place, j’aurais continué pieds nus. À moins qu’il n’aille plus vite à cloche-pied… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Vous voyez !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je n’aurais pas cette force, à me lever tous les matins pour avoir le visage maculé de charbon à force de couper les blés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— N’est-ce pas ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bruit sourd d’une hallebarde frappée contre le marbre du sol les interrompit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Votre temps d’entretien est compté ! Cessez de faire perdre du temps à Monseigneur et venez-en au fait ! Ordonna un des gardes du trône du roi, qui se redressa sur son accoudoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est vrai, ça, tu ne t’es même pas présentée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Lylé de Furgénie, Fides Magus de Sa Grandeur Isir de Vigréol, Monseigneur. Nous nous sommes déjà rencontré lors de mon adoubement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah, oui, peut-être…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est la plus jeune mage de l’histoire de Torsmester, fille du Haut Conseiller aux affaires magiques Honoré de Furgénie, monseigneur, lui souffla Manfred à l’oreille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah, oui, peut-être… Bien, et que puis-je faire pour toi, alors, jeune magicienne ? Tu ne peux pas aller embêter Isir, plutôt ? Il s’y connaît mieux que moi avec tous vos machins magiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Navrée de vous importuner, Monseigneur, mais c’est important. J’ai attendu longtemps pour avoir cette entrevue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Oui, mais tu comprends, c’est bien normal ! Tes histoires peuvent bien attendre, j’en suis sûr, lorsque pour des gens comme Jean, c’est une question de vie ou de mort !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est d’autant plus un question de vie ou de mort qu’il s’agit de la vie et de la mort de nombreux citoyens, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est pas vrai, qu’est-ce que vous avez encore fait exploser ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Rien pour l’instant, Monseigneur, mais j’ai de bonnes raisons de penser qu’Atthalos est en grand danger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Je vois ! Où est mon Haut Conseiller aux affaires intérieures et criminelles ? Comment s’appelle-t-il, déjà… Bé… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Béthel de Chromarys a disparu l’année dernière, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III se laissa tomber sur son dossier, bougon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— À quoi servent ces maudits conseillers s’ils ne sont pas là quand on a besoin d’eux. Et son remplaçant, alors ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous ne l’avez pas remplacé, Monseigneur. Vous avez laissé ce poste à la charge du Grand Ministre et de ses Fides Magus, sur les conseils de Sa Grandeur lui-même, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Eh bien parfait ! Allez-donc voir cela avec eux !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je suis avec eux, c’est bien pour cela que je suis ici, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous êtes en train de me dire que vous n’arrivez pas à régler ça vous même ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— … On peut dire ça comme ça, oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Cessez donc vos devinettes, c’est agaçant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je travaille sur un projet magique pour le Grand Ministre, et j’ai bien peur qu’il sous-estime les risques que celui-ci implique, mais je ne parviens pas à lui faire entendre raison. Je préconise que vous impliquiez un organisme de contrôle tiers pour obtenir une seconde expertise à ce sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III la sonda du regard et passa plusieurs secondes à méditer sur ses paroles. Un silence inconfortable commença à s’installer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— … Vous n’avez pas compris un traître mot de ce que je viens de dire, c’est ça ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Si ! J’ai parfaitement compris ! Se défendit le roi. Mais pour être tout à fait certain, pourrais-tu m’expliquer encore une fois ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Le Grand Ministre m’a demandé de fabriquer une machine qui, si elle explose, peut faire des énormes dégâts, et je pense qu’elle va exploser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Et Isir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Pense qu’elle ne va pas exploser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Alors tout va bien !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je vous demande pardon ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Si Isir dit qu’elle n’explosera pas, c’est qu’elle n’explosera pas !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Monseigneur, je vous dis qu’elle a des grandes chances d’exploser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Et qu’est-ce que tu en sais, jeune fille ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Monseigneur, j’ai conçu les plans de cette machine, je pense que je…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Tu veux dire que tu as donné à Isir des plans ratés ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Non, mes calculs sont bons, mais ça ne change rien, le projet en lui-même est trop dangereux et…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Je comprends ! Tu es jeune, tu manques de confiance en ton travail, c’est tout à ton honneur : il faut savoir rester humble. Moi-même, qui suis le roi, il n’y a pas un jour où  je ne me remémore pas que je ne serais personne sans mes sujets. Écoute, si Isir t’as choisie comme Fides Magus, c’est qu’il sait que tu en es capable, alors tu n’as pas de soucis à te faire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III lui adressa un sourire attendri. Ce n’était pas une mauvaise fille, dans le fond, c’était juste une jeune prodige qui doutait de ses capacités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle recula d’un pas, et ses épaules s’affalèrent. Elle resta un instant figée ainsi, dans une expression de stupeur. Cela ne l’étonnait pas : c’est le genre de leçon de vie qui vous marquait, en ce jeune âge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous ne m’avez même pas demandé ce que le Grand Ministre comptait faire d’une telle  machine… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Que compte-il faire d’une telle machine ? Demanda le Roi, qui accepta de jouer son jeu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je n’en sais rien, alors que je l’ai construite ! Vous ne pensez pas que c’est une bonne raison de vous en préoccuper ? Ça ne vous inquiète pas que le plus haut décisionnaire du pays fabrique dans votre dos une machine d’apocalypse ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mais, enfin, jeune fille ! Je ne demande pas à mes domestiques à quoi vont leur servir leurs différents balais et brosses ! Il faut savoir déléguer, dans ma position ! Si le Grand Ministre a commandé cette machine c’est qu’il en avait besoin, voilà tout ! Applique-toi à ton travail, Isir, lui, s’applique au sien et tu verras que tout fonctionnera parfaitement comme une grande horloge. Il avait ponctué ses mots d’un grand geste où se rejoignaient ses mains et s’imbriquaient ses doigts les uns dans les autres, pour accompagner son ton bienveillant et paternaliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— … D’accord. Vous avez raison… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle avait le visage fermé et regardait ses pieds, sans doute plongée dans une profonde réflexion introspective après ses paroles pleines de sagesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le garde du trône s’avança d’un pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ton temps est écoulé. Salue Son Altesse et va-t-en.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La magicienne hocha brièvement la tête, tourna les talons, et s’éloigna d’un pas sec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III se tourna vers ses gardes, offusqué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Eh bien ! Quelle ingratitude !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Voulez-vous qu’on la rattrape pour la forcer à vous saluer en bonne et due forme, Monseigneur ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Non, laissez, on a la tête ailleurs à cet âge, ce n’est pas bien grave. Faites plutôt entrer le prochain !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bruits de pas reprirent. Ceux-là étaient de meilleur augure. Il les entendait claudiquer, et ils étaient accompagnés par le martèlement d’une canne. Arriva le visiteur : il se tenait exagérément voûté, et s’appuyait de tout son poids sur une canne vermoulue et branlante. Il avait un filet de pêche moisi sur les épaules et des algues séchées qui lui sortait des oreilles. Il avait la bouche déformée par une pipe en liège qu’il tenait du bout des lèvres et un vieux sac à bandoulière qui débordait de poissons odorants. L’un de ses yeux était couvert d’un cache-œil, et l’autre écarquillé en permanence. Karmeric III le connaissait bien : c’était Gord, le pêcheur, qui venait souvent depuis la baie de Mesphota pour lui conter la dure vie des marins. C’était fou la ressemblance qu’il lui trouvait avec Jean le paysan, au point qu’il était persuadé qu’ils étaient de la même famille à un certain degré, bien qu’il n’eut jamais osé leur demander, de peur qu’ils pensent qu’il était méprisant au point qu’il en venait à confondre les pauvres entre eux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Bienvenue, mon cher Gord ! Quelle joie de vous revoir, bien que je me doute que ce soit encore une sinistre affaire qui vous amène ici.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Monseigneur, c’est terrible ! Vous ne devinerez jamais ce qui est arrivé à mon bateau !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Non ! Pas la fière Sardine Dansante ! Ce navire a connu tellement d’aventures !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Monseigneur, je crains fort qu’il ne puisse plus jamais reprendre la mer !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est affreux ! Il faut faire quelque chose ! Manfred !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cyan Malherbe, 2022&#039;&#039;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Perrasie&amp;diff=837</id>
		<title>Perrasie</title>
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		<updated>2023-08-06T13:54:36Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : /* Personnages plus ou moins remarquables */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Régions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pays&lt;br /&gt;
|Nom_Pays               = Perrasie&lt;br /&gt;
|Blason                 = [[Fichier:blason_perrasie.png|center|200px]] &amp;lt;span style=&amp;quot;font-size:70%&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;Le blason de la Perrasie, représentant les peuples marhands&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Devise_Nationale       = &#039;&#039;Non Communiqué&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Gouvernement           = fédération de cités-états&lt;br /&gt;
|Souverain              = [[Elgire de Gaëtmol]]&lt;br /&gt;
|Langue                 = Humain&lt;br /&gt;
|Capitale               = [[Port-Clérus]]&lt;br /&gt;
|Population             = ~ 1 000 000&lt;br /&gt;
|Gentillé               = Perrasiens&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Perrasie est un royaume humain du nord-est de [[Gargillon]]. Elle occupe toute la pointe ainsi que les plaines continentales. C&#039;est ainsi le royaume le plus oriental, et ce dernier est organisé en cités états administrées par la puissante guilde des marchands. Ce pays est très connu pour sa puissance navale, ses mages et son commerce. La Perrasie a été récemment annexée par l&#039;[[Arthon]] après une guerre fulgurante, affaiblie par des querelles sécessionnistes violentes entre cités-états. Cependant, la guilde des marchands ainsi que de nombreux Perrasiens refusant le joug Arthonnien continuent de prospérer sur les côtes en tant que peuple nomade, vivant sur les immenses navires qu&#039;ils ont pu sauver de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__TOC__&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Géographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région est essentiellement plate, avec peu de massifs montagneux. Seules les [[Dunes de Willmar]] et quelques autres endroits offrent un dénivelé non négligeable. Les terres sont traversées par un unique fleuve, la [[Jormane]] qui prolonge l&#039;Étoile de l&#039;est vers le nord à partir du lac [[Seuth]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les terres appartenant à la Perrasie occupent une superficie telle, qu’elle est la région la moins grande des trois royaumes humains. Elle est également la plus septentrionale, possède une frontière avec l&#039;Arthon et une petite bande avec le Boquéron au sud, où les dunes de Willmar forment une frontière naturelle.&lt;br /&gt;
Le fleuve principal traversant le pays est l&#039;Étoile de l&#039;Est qui se prolonge jusqu&#039;au lac Seuth. La Jormane lui succède au nord du lac et amène l&#039;eau jusqu&#039;à l&#039;embouchure à Port-Gart.&lt;br /&gt;
Les terres sont plutôt propices aux cultures, même si le relief plus accidenté et les bords de mer rocheux ne permettent pas de grandes plaines agraires comme en Arthon. Les reliefs sont diversifiés, allant des grandes plaines dans le bassin de Seuth, au centre du pays, des côtes escarpées et rocheuses au sud-est jusqu’à des vallons accidentés au sud de Clérus, à l’approche des collines de Willmar.  &lt;br /&gt;
La Corne Bleue est une particularité géographique et géologique de Perrasie. Elle se situe sur la pointe sud-est du pays. Son nom prend origine aux premières observations des colons dans la région qui ont trouvé des réserves de cuivre, mais dont l’extraction est difficile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve des témoignages expliquant que les premiers hommes à boire l’eau de cet endroit étaient pris de convulsions, d’irritations et de morts prématurés. Rapidement, les locaux pensaient cet endroit maudit, avant que les érudits et mages qui s’y sont intéressés montrèrent que l’eau était en effet empoisonnée par une substance jusqu’alors inconnue. Mais entre les premiers morts et la conclusion des mages, les locaux ont réussi à s’adapter et à tolérer cette substance : à faible dose d’abord, puis à des concentrations plus hautes.&lt;br /&gt;
Le lac Seuth, quant à lui, est une étendue d&#039;eau qui couvre près de 20% de la superficie de la Perrasie. Sa formation date d&#039;un ancien glacier, qui s&#039;étant formé, créa une dépression dans le sol, permettant une grande retenue d&#039;eau lors du réchauffement de cette partie du territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Premiers colons ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Datant de l&#039;âge de la Fracture, les humains sont des terres elfes (actuellement Bragorn). Ne pouvant que se diriger au nord (le sud étant occupé par les peaux vertes), les quelques colonies fondées sont assez éphémères : le nord de l&#039;île est occupé par des dragons. Or, cette menace inquiéte également les peuples elfes, qui sollicitent une nouvelle coalition avec les humains. Cette coalition se fissure au moment où les Nolidrims décident de couper toute communication avec l&#039;extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De par leur situation, où les peuples humains doivent faire face seuls aux dragons, le développement de techniques et stratégies dédiées à leur élimination, ainsi que le développement de la magie a joué considérablement en leur faveur. Alors que [[Kahn Hulgat]] et [[Brava d’Ormir]] sont connus pour être les précurseurs chasseurs de dragons, [[Moldor Goddhart]] acquiert une renommée en chassant les derniers dragons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;lt;q&amp;gt;&#039;&#039;De courageux chasseurs de dragons virent le jour et arrachèrent victoire après victoire aux puissantes créatures. La magie humaine prit son essor, révélant aux hommes un potentiel jusqu’ici insoupçonné. Le dernier chasseur de dragon, et à mes yeux le plus grand, fut Moldor Goddhart, un homme courageux qui chassa les dernières bêtes de nos terres.&#039;&#039;&amp;lt;/q&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sélifer, Mémoires&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Premier Royaume ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa fondation date de 1012 lorsque la [[Guilde des Marchands]] réussit à unifier les duchés, cités états et principautés qui s’étaient développés dans la partie est de l’île. C’est d’ailleurs à ce moment que la nation choisit le blason bleu rouge et jaune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Perrasie fut la dernière nation à être créée après celle du [[Boquéron]] et de l’[[Arthon]]. La naissance de ces trois nations humaines mit fin définitivement à ce que l’on peut nommer l’ âge des Héros. Les humains entrèrent ainsi dans l’ère que l’on appelle communément l’ âge des Royaumes. Il s’agit du troisième âge compris dans l’ère de l’Équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de cette toute jeune nation a été particulièrement tumultueuse, traversée par des conflits internes ou liés à ses voisins. Lors de la promulgation du décret, le 12 Octobre 1012 par la guilde des marchands, les cités de [[Port-Gart]] ainsi que de [[Lothberg]] entrèrent en rébellion, refusant que la capitale administrative soit transférée à [[Port-Clérus]], qui était jusqu’alors une petite cité en effervescence. &lt;br /&gt;
S’en suivit un conflit armé durant trois mois principalement concentré sur les rives de la [[Jormane]], notamment aux abords du village de [[Salsburg]]. La première semaine de Février fut fatale pour les forces armées de [[Lothberg]] et de [[Port-Clérus]] : les fortes pluies de l’été 1012 ainsi que le froid glacial de l’hiver eurent raison de l’approvisionnement en ressources, alors que le sud jouissait alors d’une liaison commerciale avec le [[Boquéron]]. Le 5 Février 1013, les forces sécessionnistes capitulent. Le traité de Salsburg est signé mettant fin aux querelles internes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Première guerre du monde humain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 3 Juillet 1054, alors que la Guilde des Marchands continua à faire prospérer la Perrasie, cette dernière décida de déclarer une guerre surprise au Boquéron. En moins de quatre mois, la Perrasie réussit à prendre le contrôle des dunes de Willmar ainsi que de la ville de Yrelia. L’Arthon, d’abord neutre, finit par intervenir en reprenant le contrôle de la partie ouest des dunes. Le 16 Janvier 1055, un traité de paix à Yrelia fut signé par les trois nations représentés par Karmeric II pour l’Arthon, le chef du clan Udvek, ainsi que le représentant de la guilde des marchands.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Organisation en cités-états ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Seconde guerre du monde humain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la suite de la proclamation du bourgmestre de Lothberg Elgire de Gaëtmol comme héritier de la province de Gart, donc de près de la moitié du pays, s&#039;en suit une guerre civile. &lt;br /&gt;
Les troupes perrasiennes se déchirent notamment à Trost, où une bataille, faisant suite à l&#039;explosion de la tour du conseil des mages, entraîne la prise de la ville par les forces alliées au Bourgmestre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à cette clameur insurectionnelle, l&#039;Arthon annexe une partie de la cité, le temps que la guerre civile ne s&#039;estompe, puis conquiert le reste du pays, selon le projet d&#039;unification des mondes humains du souverain du royaume arthonnien, Karméric III. &lt;br /&gt;
La Perrasie ploie le genou lorsque la capitale Port-Clérus rend les armes, dans le cadre du siège de Port-Clérus, et que les troupes arthoniennes pénètrent dans la ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet évènement marque le début de la domination arthonienne, mais marque également les esprits puisque la muraille perrasienne tombe en même temps qu&#039;une partie de la ville sous les flammes d&#039;un dragon. C&#039;est le premier qu&#039;on aperçoit depuis plus de temps que mémoire d&#039;homme ne peut retenir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La Résistance Perrasienne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Politique &amp;amp; Administration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La capitale administrative est [[Port-Clérus]], mais [[Lothberg]] était l&#039;ancienne capitale avant son transfert. Lors de l&#039;organisation en cité-états, une certaine décentralisation des pouvoirs permet aux bourgmestres d&#039;avoir une influence importante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique et relations extérieures ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La population Perrasienne est essentiellement composée d&#039;humains, ce qui n’exclut pas la présence d&#039;autres races, mais dans de très faibles proportions : royaume assez marchand et ouvert à l’extérieur, il n’était pas rare de croiser des non-humains dans les grandes villes portuaires. Néanmoins, l’arrivée de la guerre a fait fuir la plupart des visiteurs étrangers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici un bref résumé des relations avec les autres races :&lt;br /&gt;
* Elfes (Melidrims et Nolidrims) : Peu d’elfes se montrent en Perrasie. La plupart des habitants ruraux gardent une rancoeur liée à l’expulsion des humains à travers la tradition orale, mais les habitants des villes (et plus encore, portuaires) ont l’habitude de voir quelques marchands elfes venir commercer et profiter de l’économie Perrasienne.&lt;br /&gt;
* Nains : Les habitants n’ont pas d’à-priori sur eux. L’éloignement géographique empêche d’avoir des contacts réguliers. La connaissance sur les nains est essentiellement enrichie par les histoires orales et les témoignages qui se déforment au cours du temps, ainsi que les quelques marchands de leur peuple s’aventurant aussi loin à l’est&lt;br /&gt;
* Elfes Noirs : Ils leurs sont inconnus, rare sont les personnes ayant connaissance d’eux.&lt;br /&gt;
* Gobelins : Certains gobelins voyageurs ont déjà fait parler d’eux à Port-Clérus. Ils sont assez populaires dans le folklore local.&lt;br /&gt;
* Trolls et Orcs : Ils ne font partie que des contes et légendes racontées pour le divertissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Population &amp;amp; Société ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Répartition de la population ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principales villes constitutives de la Perrasie sont [[Port-Clérus]], [[Lothberg]], [[Port-Gart]], [[Trost]] et [[Brugg]]. Néanmoins des villages plus petits jouent un rôle important au vue de leur localisation : [[Salsburg]] pour sa traversée de la Jormane, ou bien [[Hélongar]] pour son château.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Perrasie compte un nombre non négligeable de mages, en effet, la ville de [[Trost]] est connue pour sa grande académie de magie, ainsi que sa tour du Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Personnages plus ou moins remarquables ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[ Giles Ean ]], mage chronomancien&lt;br /&gt;
* [[ Eskar de Sals ]], procureur &lt;br /&gt;
* [[ Jade de Neuville ]], commandante&lt;br /&gt;
* [[ Cérès ]], Maître du [[conseil des mages]]&lt;br /&gt;
* [[Selifer Kalgeronne]], Membre du [[conseil des mages]] et spécialiste des légendes Perasiennes&lt;br /&gt;
* [[ Salmir Saladjinn ]], membre du [[conseil des mages]]&lt;br /&gt;
* [[ Yorlana Distram ]], membre du [[conseil des mages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Économie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Perrasie est essentiellement marchande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Culture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques traditions et coutumes sont décrites ci-dessous. Elles peuvent être altérées suite à l&#039;annexion du territoire par l&#039;Arthon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le voyage du solstice (Port-Gart) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ville de Port-Gart est régulièrement plongée dans un épais brouillard, surtout en période hivernale, lorsque les courants d’air tiède provenant du Boquéron rencontrent les vents froids du nord. C’est dans ces circonstances que le voyage du solstice est organisé dans la ville le soir de la dite journée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les habitants de la ville, ainsi que les villages aux alentours se retrouvent autour de la Jormane, dès que le soleil se couche. Des lanternes sont allumées afin d’éclairer toute la partie du fleuve qui passe par la ville. Puis, chaque personne participante dépose un petit socle en bois creux dans lequel est mis une bougie. Le courant les emporte, et finissent par disparaître dans le brouillard. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette fête est l’occasion pour toutes les personnes de se retrouver, mais également pour initier les enfants au travail du bois. Assez connue à travers toute la Perrasie, elle trouve ses origines peu de temps après la constitution de la ville, lorsque des bateaux de pêcheurs partant au lever du jour, ne revinrent jamais. Initialement organisée pour le deuil des disparus, elle s’est petit à petit transformée en fête conviviale. Le deuil s’est également transformé en mysticisme : nul de sait ce que sont advenus des pêcheurs disparus, et personne ne sait ce qui s’y trouve au delà du brouillard. Un semblant de paradis ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le banquet flottant (Trost) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisé tous les deux ans, un en hiver et l’autre  en été, le banquet flottant de Trost se déroule sur le marché flottant de Neghir, et est prolongé sur une partie de la baie en fonction de l’affluence. Elle dure une journée entière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’évènement est l’occasion pour tous les marchands et voyageurs de se réunir lors d’un repas commun où tous les produits du terroir Perrasien sont présents afin que les personnes n’ayant pas accès toute l’année puissent découvrir et en profiter. En plus des aliments produits en Perrasie, certains produits sont importés de Boquéron, voire même de Bragorn.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également l’occasion pour les promotions Eau et Terre de l’académie de magie de montrer leurs compétences au reste des participants. Les mages Eau peuvent appliquer leurs connaissances en s’assurant que le niveau d’eau de la Baie reste stable pendant toute la durée de l&#039;événement, tandis que les mages Terre font apparaître temporairement le mobilier pour accueillir le public et la nourriture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines du banquet sont à trouver du côté de l’académie de magie. Cette dernière utilise de nombreux produits exotiques, qui ne pouvaient être trouvées dans la région jusqu’à la création du jardin éponyme, fermant une partie du Lac Seuth pour créer la Baie de Neghir. Avant la création du dit jardin, les mages faisaient appel à de nombreux marchands. Ces derniers revenaient avec les produits en question, mais suscitait la curiosité grandissante des habitants. L’académie décida donc de transformer le jour d’approvisionnement en ressources en banquet convivial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La Foire des artisans (Brugg) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire des artisans de Brugg est organisée chaque année vers la fin du mois de Septembre. Tous les artisans de Brugg se regroupent sur la Grand Place vidée pour l’occasion. Les habitants, marchands et voyageurs peuvent ainsi visiter le savoir-faire de la ville. &lt;br /&gt;
A quelques reprises, certains artisans extérieurs sont invités, afin d’échanger sur les techniques de fabrication. Les origines de cette foire sont cependant assez floues : certains supposent qu’il s’agit là du bourgmestre de l’époque, voyant Port-Clérus prendre de l’importance, décida de montrer que sa ville était toute aussi importante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La fête de l’Unification ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fête de l’unification est une journée crée par la guilde des marchands dès l’unification des différentes cité-états pour former la Perrasie. Fêtée dès 1012 après la promulgation du décret, elle fut organisée chaque année qui suit, malgré le conflit intérieur avec les cités de Lothberg et Port-Gart. En effet, les populations de ces villes fêtaient sobrement voire pas du tout durant les premières années. Il faut attendre une quinzaine d’années après pour que cette fête soit célébrée partout dans le pays. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la capitale Port-Clérus, les rues sont décorées et les habitants se retrouvent sur les grandes places à proximité de chez eux. Les plus chanceux trouveront une place sur la colline de la gouvernance, où des mages spécialement invités pour l’occasion tireront des feux d’artifice la nuit tombée, illuminant le ciel de la capitale.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Contrepartie_Ulule_2021&amp;diff=836</id>
		<title>Contrepartie Ulule 2021</title>
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		<updated>2023-07-16T17:51:12Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les contreparties Ulule pour l&#039;auto-édition du tome 1 de [[Chroniques d&#039;une famille de héros]] fin 2021 comprenaient à partir d&#039;un certain palier des histoires courtes centrées sur un personnage au choix du contributeur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Liste des &#039;&#039;&#039;nouvelles&#039;&#039;&#039; écrites en contrepartie==&lt;br /&gt;
*[[Björn Björnsson]]&lt;br /&gt;
*[[Enguérôme de Tourmol]]&lt;br /&gt;
*[[Felonariel de Lostalon]]&lt;br /&gt;
*[[Giléon Aenar]]&lt;br /&gt;
*[[Liberté Dreemur]]&lt;br /&gt;
*[[Karmeric III]]&lt;br /&gt;
*[[Richard de Walburge]]&lt;br /&gt;
*[[Sigmund de Nostraville]]&lt;br /&gt;
*[[Teleri Malthenas]]&lt;br /&gt;
*[[Val Kender]]&lt;br /&gt;
*[[Ysmaël le Corbeau]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Culte_de_Valla&amp;diff=830</id>
		<title>Culte de Valla</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Culte_de_Valla&amp;diff=830"/>
		<updated>2023-06-15T15:59:38Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{|class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#ffffcc; text-align: center;&amp;quot; cellpadding=&amp;quot;10&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Cette page a  pour but de vous permettre de situer les croyances populaires. Libre à vous de vous y intéresser pour démêler rumeurs et évènements attestés.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le culte de Valla est une croyance répandue dans les sociétés humaines, particulièrement dans le royaume d&#039;Arthon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il repose sur la légende de la déesse éponyme Valla, associée à la vie, et par extension à son absence, mais aussi à l&#039;au-delà. Elle est surnommée la &amp;quot;Gardienne de l&#039;Existence&amp;quot;. &lt;br /&gt;
Valla est une faiseuse de miracles, et permet à de rares élus de revenir d&#039;entre les morts. Aucun cas de résurrection n&#039;a pu être attesté jusqu&#039;ici par des traces archéologiques véritables. Toutefois, les gens qui dévouent leur vie à cette déesse se voient parfois octroyer des capacités à guérir dépassant les limites connues par la médecine et dont les processus magiques ne peuvent encore être calculés et expliqués par la magie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Attention à ne pas confondre, les adorateurs de Valla ne ressoudent pas les os ou n&#039;accélèrent pas la régénération des tissus musculaires, ils touchent à l&#039;essence de l&#039;être vivant, et peuvent maintenir la vitalité humaine dans un corps blessé, qui d&#039;ordinaire serait convalescent. &lt;br /&gt;
Toutefois, il est vrai que la régénération du corps s&#039;en trouve accélérée, mais il ne convient pas d&#039;imaginer une balafre se recoudre en moins d&#039;une minute d&#039;elle même, par la force de la déesse. Un miraculé a quand même besoin de soins rigoureux pour espérer s&#039;en sortir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Valla est décrite à travers les récits anciens avec une silhouette humaine à l&#039;apparence féminine, dégageant quelque chose d&#039;implacable. &lt;br /&gt;
Si de nombreuses personnes louent sa piété, d&#039;autres en sont terrifiés et voient en elle un esprit imprévisible, relevant arbitrairement ceux qui ont attiré son regard. C&#039;est une divinité aux deux visages, perçue comme une sauveuse mais aussi comme porteuse de mort. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les pouvoirs généraux qui lui sont associés sont la résurrection et la régénération. &lt;br /&gt;
Elle est placée parfois au sommet du panthéon en patchwork composé de tous les folklores humains, s&#039;y insérant sans forcément de cohérence, car elle occupe la place de divinité liée à l&#039;humanité, qui s&#039;en est saisie et en a fait sa championne mystique. &lt;br /&gt;
Pour résumer, qu&#039;on la craigne ou qu&#039;on l&#039;admire, Valla est une représentation commune répandue qui fédère l&#039;humanité et dépasse les clivages nationaux. &lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Genèse ==&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voilà la légende du premier miracle de notre protectrice, rapporté par l’homme qui l’a rencontrée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Galaad était un jeune homme de Jéméhald, petit village de la côte arthonienne, dont le destin semblait tout tracé. Fiancé à Eresmée, unique héritier masculin de Rossa et Torbald, qui se rengorgeait des talents de trappeur de son fils. &lt;br /&gt;
Un jour, il s’enfonça dans les profondeurs du bois, parti en repérage pour établir un constat des différents animaux venant de migrer vers les sous bois luxuriants. La lumière qui émanait d’une clairière l’attira, et il ne put s’empêcher de s’y rendre pour se reposer un bref instant. Il se figea de surprise lorsqu’il vit qu’une silhouette s’y tenait, lovée sur la mousse recouvrant les racines d’un arbre mort, au centre. En s’approchant, il fut frappé par la vue d’un corps féminin entièrement dévoilé, dont le naturel était si prégnant qu’elle semblait habillée. Mais à y regarder de plus près, bien que semblable à une enveloppe humaine, rien n’était terrestre dans ce corps, dont émanait une énergie incroyable. Il pouvait entendre le battement de coeur, régulier, lent et profond de l’apparition, alors qu’il se trouvait à plus de trois enjambées de celle ci. Il la contemplait, et il lui sembla que son propre coeur s’accordait à cette cadence répétée, et qu’à l’unisson, alors qu’il s’approchait, leurs palpitations s’accéléraient. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pendant un mois Galaad ne reparut, si bien que le village organisa plusieurs battues pour le retrouver, mais malgré un ratissage complet de la forêt il semblait évaporé. Sa piste s’arrêtait dans une clairière, où il s’était assis au pied d’un arbre, dont les branches ployaient sous les fleurs. Il s’était volatilisé. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un matin pourtant, il reparut sur la côte, les vêtements déchirés, presque dévêtu. Il avait  l’oeil injecté de sang et les paupières rougies, et il était secoué de sanglots. Il paraissait en proie à de sombres hallucinations, murmurant qu’”elle” était partie, qu’”elle” avait disparu, qu’il l’avait cherchée partout, mais qu’il ne la trouvait pas. Rossa et Eresmée tentèrent de le calmer sans succès, et ne parvinrent qu’à lui arracher une ultime déclamation. “ Elle s’est imposée à moi et je n’ai pu que l’adorer, elle m’avait choisie, je ne voulais rien d’autre que respirer à ses côtés. Alors si mon idylle est terminé, je ne souhaite rester plus longtemps en ce monde.” Sur ces mots il s’éloigna, le visage fermé, les traits durcis, traversa Jéméhald sans un mot jusqu’au bord de la falaise, et se laissa choir. &lt;br /&gt;
La mère et la promise hurlèrent, et la bourgade entière se rassembla, tandis que trois hommes remontaient le corps, disloqué, déchiré, sans vie.&lt;br /&gt;
Alors qu’on veillait le mort pendant sa dernière nuit hors du sol, sa mère se lamenta, et sortant de la tente, le visage baigné de larmes, clama vers le ciel, face à la falaise où son fils s’était suicidé “ toi, qui l’as ensorcelé, toi qui es remontée au ciel, peux-tu être égoïste au point de nous le retirer alors que nous venons à peine de le retrouver, et que son existence n’en est qu’à son commencement? Si vous vous êtes réellement aimés, je t’en conjure rends le nous.” &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À ce moment, un bruit de toux se fit entendre derrière elle, suivit d’un cri de surprise. Elle tourna les talons et après avoir soulevé l’épais tissu masquant l’entrée de la chambre mortuaire, elle tomba sur son fils, l’oeil hagard, qui venait de se redresser, pâle comme la mort. Sa jeune fiancée l’étreignait déjà quand elle vint lui prendre la main. Le contact de leur peau la glaça. Le corps du jeune homme commençait à se réchauffer, mais il avait bel et bien perdu sa température pendant un moment. Son enfant était vraiment mort, l’espace d’une nuit. &lt;br /&gt;
Elle le regarda dans les yeux, et vit qu’il la fixait. Il lui demanda ce qui lui était arrivé, ignorant celle qu’il avait demandé en mariage quatre mois auparavant. &lt;br /&gt;
Il se leva prestement, sortit de la tente, et ignorant les badauds ébahis, il se rendit jusqu’au bord de la falaise, et s’y assis, fixant la lune. &lt;br /&gt;
Sa mère resta derrière lui, bientôt rejointe par son conjoint. Nul n’osait l’aborder, tant la lueur dans son regard semblait flamme dansant furieusement face à la nuit sombre. &lt;br /&gt;
Au petit matin, alors que la lune s’éclipsait, il se releva et dit à ses parents cette tirade désormais célèbre: &lt;br /&gt;
“ Père, Mère, merci d’avoir prié pour moi. Grâce à votre sincérité, Elle m’a rappelé sur Terre.&lt;br /&gt;
Je serai désormais son héraut. Pour qu&#039;ensembles un jour, nous prions tous celle qui nous garde vivants.”&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après cela il s’attacha à construire une stèle, puis cela étant fait, prit la route et partit. Il ne reparut plus au village, mais ses exploits, eux, vinrent aux oreilles de ceux qui l’avaient autrefois connu sous le nom de Galaad.&lt;br /&gt;
On dit qu’après son départ, il passa près d’une décennie à se former, laissant transparaître lors de certains évènements les pouvoirs que Valla lui avait conféré. Alors qu&#039;il ne s’était jamais penché sur les savoirs guérisseurs, il paraissait béni, animé d&#039;une énergie divine. Il priait le blessé, tout en implorant la Gardienne, et en effectuant les premiers soins. Il passait sa main sur les chairs abîmées, fermait les yeux et répétait le nom de sa maîtresse. Au bout de quelques minutes, les plaies s’étaient refermées.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
Il se fit pèlerin, et traversa d’un bout à l’autre le royaume arthonien. Certains pensent même qu’il se dirigea jusqu’au [[Dragon de Pierre]] , où il soigna quelques soldats gravement blessés. &lt;br /&gt;
Son errance prit fin à Slugart, où il rencontra un groupe de médecins qui tenaient un hôpital, et qui semblaient aux prises avec une forme de peste particulièrement virulente, qui avait même contaminé certains des soignants. Galaad vit en ces hommes et femmes expérimentés une nouvelle génération à qui transmettre sa foi. Il décida que son errance était terminée. Il s’employa à effectuer un rituel des plus complexes, dont il ne maîtrisait pas tout le contenu. Il convoqua la voix de la déesse, et passa un pacte avec elle. Ce fut le premier prix qu’on sait que Valla réclama. Il lui demanda de pourvoir le corps de chaque contaminé d’une force vitale suffisante pour détruire le fléau. Celle ci accepta, contre ses propres années de vie. &lt;br /&gt;
On peut supposer qu’il était destiné à vivre jusqu’à un âge avancé, car l’échange ne le tua pas sur le coup. Néanmoins, très affaibli, il ne put que raconter son histoire aux médecins, et terminer ses jours alors que ceux ci entamaient la construction du monastère. Un matin, il serra la main de tous ses compagnons et partit. Jamais il ne reparut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Légendes populaires ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains racontent que Valla est une humaine très puissante pratiquant la nécromancie, dont le savoir se transmet au sein d&#039;une confrérie secrète à travers les âges. &lt;br /&gt;
D&#039;autres disent encore que sans être une mortelle, elle est la divinité de la mort et de fait porte le patronat des nécromants. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Rapport avec les Institutions ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La couronne arthonnienne tolère la présence de lieux de cultes dédiés à la déesse et a également accordé l&#039;autorisation quant à la création de monastères, afin de transmettre ces savoirs et pratiques qui transitaient jusque là devant les autels et monuments consacrés. &lt;br /&gt;
Le monastère de Slugart est célèbre, combinant l&#039;érudition monastique aux prières régénératrices accordées par la déesse. Cet établissement a été érigé en l&#039;honneur de Galaad dit le Berger, élu de Valla. On dit qu&#039;on y forme les meilleurs médecins des mondes humains. &lt;br /&gt;
Toutefois, récemment, les moines ont été bannis, et le monastère est passé sous la coupe directe de la couronne. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Si tous les médecins ne sont pas croyants, il n&#039;est pas rare de trouver une stèle avec un psaume ou une gravure près de ceux-ci dans les grandes villes, et on érige des statues à son effigie près des cimetières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Perrasie, les lieux dédiés à la déesse dépendent des constructions réalisées par les dirigeants, mais on peut retrouver quelques stèles sobres, ça et là, faisant mention de la Gardienne ou du Berger. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne le Boquéron, bien que chaque clan respecte un dogme et des traditions qui lui sont propres, il n&#039;est pas si rare de voir s&#039;insérer de rares mentions à Valla dans des discours, ou lors de moments collectifs.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
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		<title>Karmeric III</title>
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		<updated>2023-04-12T12:24:41Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Photo = &lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Karmeric III&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = NA&lt;br /&gt;
|Alias = Monseigneur, Messire, Son Altesse, le Troisième&lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès = En vie&lt;br /&gt;
|Activités = Roi de l&#039;Arthon&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III est le roi de l&#039;Arthon au pouvoir durant les événements des jeux de rôle et des romans. Il fait très rarement des apparitions publiques, souvent liées à des cérémonies féodales, à tel point que peu de gens savent à quoi il ressemble. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Nouvelle Contrepartie Ulule 2021==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Délicatement, entre ses deux doigts, il se saisit du fruit charnu et le fit tourner sur lui-même jusqu’à ce que la queue s’en détache, puis le posa avec soin sur la crème fouettée qui recouvrait sa tarte.&lt;br /&gt;
Karmeric III se redressa sur sa chaise et contempla son œuvre, satisfait. Il avait mis cinq bonnes minutes à trouver la plus belle cerise du grand bol qu’on lui avait apporté, mais cela en valait la peine. Avec ses couverts d’argent, il découpa religieusement une part et la porta à sa bouche en s’assurant que sa fourchette comportait des parts strictement égales de crème, de tarte et de fruit.Il profita un instant des arômes qui flattaient son palais, puis il se rinça la gorge d’une liqueur sucrée que son maître-queux avait choisie pour l’occasion. Il s’essuya la bouche avec un mouchoir de soie, brodé de son initiale, puis expira doucement pour prolonger cette agréable sensation de bien-être. Le bruit de sa chaise, qu’il recula pour se lever, résonna dans l’immense salle vide, et aussitôt deux domestiques accoururent de l’ombre pour longer la grande table depuis ses deux extrémités afin d’atteindre son couvert et le débarrasser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’était l’heure de la marche digestive. Les mains jointes dans le dos et le menton haut, le Roi procédait au gré des couloirs de ses quartiers. Aux murs, adossés aux tapisseries, étaient de grands portraits vêtus de grands cadres d’or, et des gardes décorés vêtus d’armures décorées. Karmeric III les saluait au passage. « Bonjour, Charles !  Vous êtes radieux aujourd’hui, grand-père. Vous aussi, grande-tante, rangez-moi donc ce regard assassin ! Mon cher Jérôme, comment va votre femme, toujours malade? Et votre fils, Auguste ? Cela fait longtemps que je ne l’ai pas vu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n’obtenait guère plus de réponse que quelques brefs hochements de tête de la part de ceux qui pouvaient opiner, et quelques œillades sévères des autres qui, figés dans l’éternité, avaient le privilège de ne pas avoir à baisser les yeux par politesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au bout du couloir se trouvait la salle des audiences. Il saisit sa couronne du bout des doigts depuis le coussin vermeil que son page lui tendait et la vissa sur sa tête en s’assurant que ses boucles brunes soigneusement lustrées retombaient égales sur ses deux joues et mettaient ainsi correctement en valeur son teint. Il lissa sa barbe et sa moustache et se racla la gorge. Comme tous les matins, la perspective de passer l’arche qui lui faisait face lui donnait chaud au ventre de hâte et d’appréhension. Une fois de l’autre côté, il irait s’asseoir sur son trône, et viendraient des représentants de son peuple lui présenter leurs problèmes, qu’il s’affairerait à entendre avec toute sa considération. Il prenait son rôle à cœur, et tenait absolument à ces quelques heures quotidiennes au contact de ses gens, même si cela pouvait parfois se montrer intimidant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment de passer le seuil, ses yeux gravirent les arceaux de la porte pour croiser ceux de la figure qui trônait dans le tableau du couloir le plus imposant. Il y était inscrit en grandes lettres gravées dans une plaque de laiton : « Karmeric II, le sévère ». les mots de son père lui revenaient en tête, et comme tous les matins, lui faisaient reprendre courage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Mon fils, sais-tu pourquoi j’ai repris le nom de notre aïeul ? Karmeric I était un roi guerrier, un conquérant, et depuis son règne, aucun n’a osé lui succéder en nom. On eut des Galaad, des Berotar, jusqu’à mon père et son grand-père, Vesmir IX et Vesmir X, mais jamais un second Karmeric. L’Arthon n’était pas toujours à la paix, loin de là, mais, outre un respect pudique pour le nom du Fondateur, nos ancêtres ont préféré prendre le nom de figures pacificatrices, ne serait-ce que pour nous donner l’espoir de cette paix. Alors, pourquoi ce nom guerrier ? Parce que nous sommes en paix, mon fils, parce que nos prédécesseurs ont réussi. Mais personne ne veut d’un roi de paix pour la maintenir. La paix durable, c’est l’intimidation. C’est dissuader ses voisins de lorgner la guerre. Et pour ce faire, mon fils, quoi de mieux que le nom du plus grand des guerriers ? Peu importe ce que tu fais, mon fils. Être roi n’est pas une affaire d’actions, c’est une affaire de paraître. Ce n’est pas toi qui, à la force de tes bras, va faire tourner cette mécanique écrasante qu’est notre royaume. Tu n’en es que le plan, la carte, que vont s’évertuer de lire et d’interpréter tous ceux capables d’en faire bouger les engrenages. Ton travail, c’est de leur montrer ce qu’ils s’attendent à voir, de leur donner cette inspiration pour les guider. Karmeric II, le Sévère… C’est ce qu’on attend de moi, car le défi de mon règne était de consolider bec et ongle ce territoire dont nous avons hérité. Le Sévère, le Juste, le Bienveillant, le Sanglant, le Fou, le Pieux, autant de surnoms qui ont marqué autant de règnes. Ce n’est pas vraiment de caractère, c’est de politique. Chaque roi s’est attelé à correspondre à ce que son temps lui réclamait.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Et toi, mon fils, quel sera ton nom ?&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ne l’appelait que Karmeric III. Il n’avait pas vraiment connu de rupture politique majeure de son vivant, alors il était docilement devenu « celui qui vient après », le Troisième. Il continuait à appliquer les doctrines de son père méticuleusement, puisqu’elles lui avaient toujours réussies.&lt;br /&gt;
Alors il entra dans la salle d’audience, rasséréné par cette paternelle sagesse, et s’assit sur son trône. Deux trompettistes clamèrent de concert l’ouverture des audiences. Karmeric III se passa deux doigts sur l’oreille, indisposé par la force des cuivres. Quelle idée de les faire jouer ici, où il y avait tant d’écho ?&lt;br /&gt;
Il entendit les bruits de pas du premier visiteur. Les sourcils de Karmeric III se réunirent dans un  effort de concentration : comme d’habitude, passé cet instant, son rendez-vous n’apparaîtrait sur le parvis de marbre que quelques secondes plus tard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III célébra intérieurement. Il avait bien reconnu ces pas, c’étaient ceux de ce paysan qui venait souvent. Quelle vie épouvantable ce pauvre homme avait ! C’était presque chaque semaine qu’il le voyait revenir avec un nouveau souci. Il fallait qu’il soit motivé, le bougre : si le roi en croyait son percepteur, les champs les plus proches du palais d’Atthalos étaient à bien trois jours de marche… Qu’il était sale et déguenillé ! Il avait le visage noir de charbon, les dents maculées d’on ne savait quelle matière brunâtre et des vêtements si tachés et déchirés qu’on eût dit les lambeaux d’une toile maculée de peinture pourrie et dépigmentée. Il n’avait qu’une cordelette effilochée en guise de ceinture qui retenait un simulacre de pantalon en jute lui tombant sur les pieds, dont l’un était nu et l’autre à l’inconfort dans un sabot trop grand et fendu. Ah ! Ces paysans étaient bien braves, à travailler dans des conditions si difficiles ! Il s’agissait de ne pas l’offenser en fronçant du nez ou d’un quelconque signe de dégoût. Il devait rester fort face à son visiteur : le pauvre n’avait pas choisi de naître dans du chanvre plutôt que de la soie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Jean, mon cher ami, comment vous portez-vous ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Monseigneur, si vous saviez ! Ma femme est tombée malade, des furoncles lui ont poussé sur tout le visage, j’ai dû vendre mon dernier âne pour lui trouver un médecin qui ne lui a donné que des charlataneries ! Je suis désespéré, mon bon roi ! Sans le sou, et sans ma femme pour m’aider aux champs, que va-t-il advenir de mes enfants ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le visage du roi s’illumina.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mais enfin, Jean, c’est formidable ! Votre femme est donc vivante, c’est une excellente nouvelle ! Je la croyais morte d’une crise de sang-courant la semaine dernière !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean avait le regard dans le vague, certainement accablé par la douleur de sa triste condition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Heu… C’était mon autre femme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Votre autre femme, Jean ? S’étrangla le roi offusqué. Jean lui avait toujours paru être un père aimant et fidèle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Enfin, mon ancienne femme, je me suis remarié, voilà.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le roi se rasséréna.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! En une semaine ! Vous n’avez pas perdu votre temps !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous savez, ces choses vont vite à la campagne. Et puis, c’est-ce qu’elle aurait voulu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le roi soupira, accablé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Cette brave Hilda, ça ne m’étonne pas d’elle…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Qui ça ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mais enfin Jean, Hilda, votre ancienne femme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah, tout à fait. Pardonnez-moi messire, je n’entends plus bien depuis qu’un rat m’a mangé l’oreille, un hiver de famine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vos oreilles m’ont l’air tout aussi grandes qu’à leur habitude !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est qu’elle a repoussé depuis, fort heureusement, mais j’en suis resté un peu sourd, voyez-vous.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Fort bien !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jean échangea un regard avec les gardes royaux, l’air flottant, puis reprit sa contenance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Enfin, voilà ! C’est terrible !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— J’entends bien, mon cher Jean, c’est affreux ! Il faut absolument faire quelque chose ! Manfred !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un page aux vêtements colorés se précipita vers le trône.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Oui, Monseigneur ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Faites quelque chose !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ce sera fait, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le page se retira et Karmeric III se réajusta dans son fauteuil, satisfait. Il était si simple de rendre service, quand on était dans sa position. Il ne comprenait pas les tyrans qui se bornaient à être cruels. Jean se confondit en prières, en remerciements serviles et il se retira ; le Roi salua dignement sa sortie.&lt;br /&gt;
D’autres bruits de pas suivirent. Ceux-là, il ne les connaissait pas, et il ne les aimait pas. Ils étaient légers et discrets, la marque des gens duplices. Il aimait les pas gauches et lourds, qui portaient sincèrement le poids de leurs problèmes et de leurs misères. C’est une jeune fille qui entra cette foi, une brune aux cheveux longs. Elle était bien coiffée et avait le regard vif, brûlant de deux prunelles émeraude. Malgré son teint pâle et des cernes profondes, elle ne courbait pas sous son apparente fatigue : elle restait droite, le port altier dans sa belle robe de mage sur mesure, conçue pour être pratique et élégante.&lt;br /&gt;
Le Roi s’avachit et fit la moue : une mage. Qu’avaient-ils pu bien encore inventer pour l’ennuyer aujourd’hui ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La jeune fille jeta une œillade derrière elle, dans le sillage du paysan qu’elle venait de croiser, l’air troublée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Encore une pédante incapable de respecter les petites gens&#039;&#039;, pensa le Roi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Qu’est-ce que tu veux ? lui demanda-t-il sans parvenir à cacher son apathie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je… Vous le connaissez ? Demanda-t-elle en regardant de nouveau vers l’arrière, comme si elle ne parvenait pas à croire ce qu’elle avait vu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est Jean, un brave paysan qui venait me parler de ses problèmes. Tu devrais te montrer plus respectueuse, sache que nous accueillons tout le monde, dans cette salle. N’oublie pas que c’est eux qui te nourrissent !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Pardonnez-moi, mais… Vous en voyez beaucoup, des paysans ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Roi s’offusqua d’abord, mais il lui fallait bien répondre. En y réfléchissant, quand il s’agissait du monde paysan, c’était souvent Jean son interlocuteur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ce… que… je… non, mais quand bien  même :  la campagne est fort loin, et Jean est un excellent porte parole !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Pour sûr, venir d’aussi loin en boitant sur un sabot, il a du mérite… à sa place, j’aurais continué pieds nus. À moins qu’il n’aille plus vite à cloche-pied… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Vous voyez !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je n’aurais pas cette force, à me lever tous les matins pour avoir le visage maculé de charbon à force de couper les blés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— N’est-ce pas ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bruit sourd d’une hallebarde frappée contre le marbre du sol les interrompit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Votre temps d’entretien est compté ! Cessez de faire perdre du temps à Monseigneur et venez-en au fait ! Ordonna un des gardes du trône du roi, qui se redressa sur son accoudoir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est vrai, ça, tu ne t’es même pas présentée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Lylé de Furgénie, Fides Magus de Sa Grandeur Isir de Vigréol, Monseigneur. Nous nous sommes déjà rencontré lors de mon adoubement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah, oui, peut-être…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est la plus jeune mage de l’histoire de Torsmester, fille du Haut Conseiller aux affaires magiques Honoré de Furgénie, monseigneur, lui souffla Manfred à l’oreille.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah, oui, peut-être… Bien, et que puis-je faire pour toi, alors, jeune magicienne ? Tu ne peux pas aller embêter Isir, plutôt ? Il s’y connaît mieux que moi avec tous vos machins magiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Navrée de vous importuner, Monseigneur, mais c’est important. J’ai attendu longtemps pour avoir cette entrevue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Oui, mais tu comprends, c’est bien normal ! Tes histoires peuvent bien attendre, j’en suis sûr, lorsque pour des gens comme Jean, c’est une question de vie ou de mort !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est d’autant plus un question de vie ou de mort qu’il s’agit de la vie et de la mort de nombreux citoyens, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est pas vrai, qu’est-ce que vous avez encore fait exploser ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Rien pour l’instant, Monseigneur, mais j’ai de bonnes raisons de penser qu’Atthalos est en grand danger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Je vois ! Où est mon Haut Conseiller aux affaires intérieures et criminelles ? Comment s’appelle-t-il, déjà… Bé… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Béthel de Chromarys a disparu l’année dernière, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III se laissa tomber sur son dossier, bougon.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— À quoi servent ces maudits conseillers s’ils ne sont pas là quand on a besoin d’eux. Et son remplaçant, alors ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous ne l’avez pas remplacé, Monseigneur. Vous avez laissé ce poste à la charge du Grand Ministre et de ses Fides Magus, sur les conseils de Sa Grandeur lui-même, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Eh bien parfait ! Allez-donc voir cela avec eux !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je suis avec eux, c’est bien pour cela que je suis ici, Monseigneur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous êtes en train de me dire que vous n’arrivez pas à régler ça vous même ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— … On peut dire ça comme ça, oui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Cessez donc vos devinettes, c’est agaçant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je travaille sur un projet magique pour le Grand Ministre, et j’ai bien peur qu’il sous-estime les risques que celui-ci implique, mais je ne parviens pas à lui faire entendre raison. Je préconise que vous impliquiez un organisme de contrôle tiers pour obtenir une seconde expertise à ce sujet.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III la sonda du regard et passa plusieurs secondes à méditer sur ses paroles. Un silence inconfortable commença à s’installer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— … Vous n’avez pas compris un traître mot de ce que je viens de dire, c’est ça ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Si ! J’ai parfaitement compris ! Se défendit le roi. Mais pour être tout à fait certain, pourrais-tu m’expliquer encore une fois ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Le Grand Ministre m’a demandé de fabriquer une machine qui, si elle explose, peut faire des énormes dégâts, et je pense qu’elle va exploser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Et Isir ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Pense qu’elle ne va pas exploser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Alors tout va bien !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je vous demande pardon ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Si Isir dit qu’elle n’explosera pas, c’est qu’elle n’explosera pas !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Monseigneur, je vous dis qu’elle a des grandes chances d’exploser.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Et qu’est-ce que tu en sais, jeune fille ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Monseigneur, j’ai conçu les plans de cette machine, je pense que je…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Tu veux dire que tu as donné à Isir des plans ratés ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Non, mes calculs sont bons, mais ça ne change rien, le projet en lui-même est trop dangereux et…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah ! Je comprends ! Tu es jeune, tu manques de confiance en ton travail, c’est tout à ton honneur : il faut savoir rester humble. Moi-même, qui suis le roi, il n’y a pas un jour où  je ne me remémore pas que je ne serais personne sans mes sujets. Écoute, si Isir t’as choisie comme Fides Magus, c’est qu’il sait que tu en es capable, alors tu n’as pas de soucis à te faire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III lui adressa un sourire attendri. Ce n’était pas une mauvaise fille, dans le fond, c’était juste une jeune prodige qui doutait de ses capacités.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle recula d’un pas, et ses épaules s’affalèrent. Elle resta un instant figée ainsi, dans une expression de stupeur. Cela ne l’étonnait pas : c’est le genre de leçon de vie qui vous marquait, en ce jeune âge.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous ne m’avez même pas demandé ce que le Grand Ministre comptait faire d’une telle  machine… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Que compte-il faire d’une telle machine ? Demanda le Roi, qui accepta de jouer son jeu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je n’en sais rien, alors que je l’ai construite ! Vous ne pensez pas que c’est une bonne raison de vous en préoccuper ? Ça ne vous inquiète pas que le plus haut décisionnaire du pays fabrique dans votre dos une machine d’apocalypse ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mais, enfin, jeune fille ! Je ne demande pas à mes domestiques à quoi vont leur servir leurs différents balais et brosses ! Il faut savoir déléguer, dans ma position ! Si le Grand Ministre a commandé cette machine c’est qu’il en avait besoin, voilà tout ! Applique-toi à ton travail, Isir, lui, s’applique au sien et tu verras que tout fonctionnera parfaitement comme une grande horloge. Il avait ponctué ses mots d’un grand geste où se rejoignaient ses mains et s’imbriquaient ses doigts les uns dans les autres, pour accompagner son ton bienveillant et paternaliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— … D’accord. Vous avez raison… &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle avait le visage fermé et regardait ses pieds, sans doute plongée dans une profonde réflexion introspective après ses paroles pleines de sagesse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le garde du trône s’avança d’un pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ton temps est écoulé. Salue Son Altesse et va-t-en.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La magicienne hocha brièvement la tête, tourna les talons, et s’éloigna d’un pas sec.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Karmeric III se tourna vers ses gardes, offusqué.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Eh bien ! Quelle ingratitude !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Voulez-vous qu’on la rattrape pour la forcer à vous saluer en bonne et due forme, Monseigneur ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Non, laissez, on a la tête ailleurs à cet âge, ce n’est pas bien grave. Faites plutôt entrer le prochain !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les bruits de pas reprirent. Ceux-là étaient de meilleur augure. Il les entendait claudiquer, et ils étaient accompagnés par le martèlement d’une canne. Arriva le visiteur : il se tenait exagérément voûté, et s’appuyait de tout son poids sur une canne vermoulue et branlante. Il avait un filet de pêche moisi sur les épaules et des algues séchées qui lui sortait des oreilles. Il avait la bouche déformée par une pipe en liège qu’il tenait du bout des lèvres et un vieux sac à bandoulière qui débordait de poissons odorants. L’un de ses yeux était couvert d’un cache-œil, et l’autre écarquillé en permanence. Karmeric III le connaissait bien : c’était Gord, le pêcheur, qui venait souvent depuis la baie de Mesphota pour lui conter la dure vie des marins. C’était fou la ressemblance qu’il lui trouvait avec Jean le paysan, au point qu’il était persuadé qu’ils étaient de la même famille à un certain degré, bien qu’il n’eut jamais osé leur demander, de peur qu’ils pensent qu’il était méprisant au point qu’il en venait à confondre les pauvres entre eux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Bienvenue, mon cher Gord ! Quelle joie de vous revoir, bien que je me doute que ce soit encore une sinistre affaire qui vous amène ici.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Monseigneur, c’est terrible ! Vous ne devinerez jamais ce qui est arrivé à mon bateau !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Non ! Pas la fière Sardine Dansante ! Ce navire a connu tellement d’aventures !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Monseigneur, je crains fort qu’il ne puisse plus jamais reprendre la mer !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est affreux ! Il faut faire quelque chose ! Manfred !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cyan Malherbe, 2022&#039;&#039;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Atthalos&amp;diff=754</id>
		<title>Atthalos</title>
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		<updated>2023-04-02T16:26:22Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Généralités ==&lt;br /&gt;
Atthalos est la capitale de l&#039;[[Arthon]]. Elle est la plus grande ville des royaumes humains et la plus grande ville fortifiée du monde. Elle est construite au dessus du grand lac souterrain de la [[Grande Étoile]], et organisé en trois niveaux concentriques : La [[Ville basse]], au niveau du sol, couvre la majeure partie de la ville et est habité par le peuple. Certains quartiers sont connus pour être extrêmement mal famés et une grande misère y est installée. Elle est séparée par de grandes murailles de la ville haute, en son centre, construite en surplomb. Elle est habitée par les notables et les bourgeois. Enfin, Le palais royal, construit sur troisième niveau, au centre de la ville haute, est réservé à la famille royale et à sa cour. Le [[Haut Conseil]], présidé par le Grand Ministre [[Isir de Vigréol]], y siègent également, et les [[Fides Magus]] viennent y prendre leurs ordres et faire leur rapports.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ville haute ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Ville haute s&#039;élève au-dessus des Murailles blanches au centre de la Ville basse. On y trouve la plupart des structures les plus importantes de la civilisation arthonnienne comme le palais royal et ses ministères, l&#039;académie royale de chevalerie ou l&#039;académie de sciences magiques de Torsmester.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le palais royal ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demeure du Roi Karmeric III, mais aussi du reste du pouvoir : le Grand ministre Isir de Vigréol qui le seconde dans l&#039;administration du royaume a ses quartiers dans la tour Sinople, et on y trouve également une aile dédiée au Haut Conseil, table ronde formée des plus hauts fonctionnaires de l&#039;état, comme par exemple le Haut Conseiller de la guerre, le Haut Conseiller des affaires magiques, le Haut Conseiller de la salubrité et des affaires sanitaires, ou le Haut Conseiller des affaires criminelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;académie royale de chevalerie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Située non loin du palais royal, la fine fleur de la chevalerie arthonnienne y fait ses classes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;académie de Torsmester ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réservée à la noblesse et seule école de magie officielle d&#039;Arthon, on y forme ses élèves en tous les domaines de la magie pratique et théorique. La spécialité de Torsmester sont les magies d&#039;illusions. Les Fides Magus sont triés sur le volet par le Grand Ministre lui-même parmi les majors de l&#039;académie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ville basse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Ville basse forme la majeure partie de la superficie d&#039;Atthalos. Elle est découpée en quartier par les différents affluents de la [[Grande Étoile]] qui la coupent à cinq reprise. Elle s&#039;étend tout autour de la [Ville haute] de laquelle elle est séparée par les [[Murailles blanches]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très pauvre et rongée jusqu&#039;à la moelle par la criminalité, la Ville basse d’Atthalos est disputée par de nombreux gangs rivaux : voici les trois groupes de la pègre principaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Saltimbanques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connus pour leurs services de spectacles, de musique et d’autres prestations de rue. C’est un réseau très puissant, et Foster dit “Le Devin” est à sa tête depuis plus de trente ans, ce qui en fait sans doute le plus vieux chef de gang de la ville. Il est connu pour être extrêmement retors, et avoir toujours un coup d’avance sur ses concurrents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Sœurs Deliwen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux jumelles elfes qui sont arrivées dans la Ville basse aux alentours des années 1110, sans que personne ne sache vraiment pourquoi ni comment elles s’étaient retrouvées là. Nombre de rumeurs circulent à leur sujet, comme quoi elles seraient capables de puissants envoûtements et sortilèges, mais une seule chose est avérée : elles possèdent presque toutes les maisons de passe de la Ville basse. Le chantage est leur arme principale, sans compter les mystérieux pouvoirs qu’on leur attribue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Kasseurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le moins connus des trois groupes, ils est essentiellement constitué de malfrats, de caïds et de petites frappes. Connus pour être le groupe qui fait le moins dans la dentelle, il était dirigé par [[Higar Le Rouge]] respecté par les autres gangs surtout pour son grand nombre d’homme de mains dévoués, ses médiocres compétences à la manigance et au complot le reléguant souvent au second plan derrière ses concurrents, beaucoup plus malins. La mort d’Higar a failli conduire à sa dissolution, mais le groupe recommence à faire parler de lui. On ne connaît pas celui qui a réussi à reformer les hommes d’Higar.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
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		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Atthalos&amp;diff=753</id>
		<title>Atthalos</title>
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		<updated>2023-04-02T16:25:19Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Généralités ==&lt;br /&gt;
Atthalos est la capitale de l&#039;[[Arthon]]. Elle est la plus grande ville des royaumes humains et la plus grande ville fortifiée du monde. Elle est construite au dessus du grand lac souterrain de la [[Grande Étoile]], et organisé en trois niveaux concentriques : La [[Ville basse]], au niveau du sol, couvre la majeure partie de la ville et est habité par le peuple. Certains quartiers sont connus pour être extrêmement mal famés et une grande misère y est installée. Elle est séparée par de grandes murailles de la ville haute, en son centre, construite en surplomb. Elle est habitée par les notables et les bourgeois. Enfin, Le palais royal, construit sur troisième niveau, au centre de la ville haute, est réservé à la famille royale et à sa cour. Le [[Haut Conseil]], présidé par le Grand Ministre [[Isir de Vigréol]], y siègent également, et les [[Fides Magus]] viennent y prendre leurs ordres et faire leur rapports.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ville haute ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Ville haute s&#039;élève au-dessus des Murailles blanches au centre de la Ville basse. On y trouve la plupart des structures les plus importantes de la civilisation arthonnienne comme le palais royal et ses ministères, l&#039;académie royale de chevalerie ou l&#039;académie de sciences magiques de Torsmester.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le palais royal ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demeure du Roi Karmeric III, mais aussi du reste du pouvoir : le Grand ministre Isir de Vigréol qui le seconde dans l&#039;administration du royaume a ses quartiers dans la tour Sinople, et on y trouve également une aile dédiée au Haut Conseil, table ronde formée des plus hauts fonctionnaires de l&#039;état, comme par exemple le Haut Conseiller de la guerre, le Haut Conseiller des affaires magiques, le Haut Conseiller de la salubrité et des affaires sanitaires, ou le Haut Conseiller des affaires criminelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;académie royale de chevalerie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Située non loin du palais royal, la fine fleur de la chevalerie arthonnienne y fait ses classes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;académie de Torsmester ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réservée à la noblesse et seule école de magie officielle d&#039;Arthon, on y forme ses élèves en tous les domaines de la magie pratique et théorique. La spécialité de Torsmester sont les magies d&#039;illusions. Les Fides Magus sont triés sur le volet par le Grand Ministre lui-même parmi les majors de l&#039;académie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ville basse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Ville basse forme la majeure partie de la superficie d&#039;Atthalos. Elle est découpée en quartier par les différents affluents de la [[Grande Étoile]] qui la coupent à cinq reprise. Elle s&#039;étend tout autour de la [Ville haute] de laquelle elle est séparée par les [[Murailles blanches]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très pauvre et rongée jusqu&#039;à la moelle par la criminalité, la Ville basse d’Atthalos est disputée par de nombreux gangs rivaux : voici les trois groupes de la pègre principaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Saltimbanques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connus pour leurs services de spectacles, de musique et d’autres prestations de rue. C’était un réseau très puissant, et Foster dit “Le Devin” est à sa tête depuis plus de trente ans, ce qui en fait sans doute le plus vieux chef de gang de la ville. Il est connu pour être extrêmement retors, et avoir toujours un coup d’avance sur ses concurrents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Sœurs Deliwen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux jumelles elfes qui sont arrivées dans la Ville basse aux alentours des années 1110, sans que personne ne sache vraiment pourquoi ni comment elles s’étaient retrouvées là. Nombre de rumeurs circulaient à leur sujet, comme quoi elles seraient capables de puissants envoûtements et sortilèges, mais une seule chose était avérée : elles possèdent presque toutes les maisons de passe de la Ville basse. Le chantage est leur arme principale, sans compter les mystérieux pouvoirs qu’on leur attribue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Kasseurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le moins connus des trois groupes, ils est essentiellement constitué de malfrats, de caïds et de petites frappes. Connus pour être le groupe qui fait le moins dans la dentelle, il était dirigé par [[Higar Le Rouge]] respecté par les autres gangs surtout pour son grand nombre d’homme de mains dévoués, ses médiocres compétences à la manigance et au complot le reléguant souvent au second plan derrière ses concurrents, beaucoup plus malins. La mort d’Higar a failli conduire à sa dissolution, mais le groupe recommence à faire parler de lui. On ne connaît pas celui qui a réussi à reformer les hommes d’Higar.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
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		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Sang_de_Karaxx&amp;diff=752</id>
		<title>Sang de Karaxx</title>
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		<updated>2023-04-02T00:08:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : Page créée avec « {|class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#ffffcc; text-align: center;&amp;quot; cellpadding=&amp;quot;10&amp;quot; |&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039;Cette page rapporte des croyances populaires et des rumeurs. Il est possible qu&amp;#039;il faille démêler rumeurs et évènements attestés.&amp;#039;&amp;#039;&amp;#039; |}  Le Sang de Karaxx est un liquide noir issu de la jungle éponyme. Produit de contrebande interdit sur le territoire arthonnien, des cas de blessés au sang noir ont pourtant été rapportés lors de l&amp;#039;annexion de la Perrasie par l... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{|class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#ffffcc; text-align: center;&amp;quot; cellpadding=&amp;quot;10&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Cette page rapporte des croyances populaires et des rumeurs. Il est possible qu&#039;il faille démêler rumeurs et évènements attestés.&#039;&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Sang de Karaxx est un liquide noir issu de la jungle éponyme. Produit de contrebande interdit sur le territoire arthonnien, des cas de blessés au sang noir ont pourtant été rapportés lors de l&#039;annexion de la Perrasie par l&#039;Arthon. &lt;br /&gt;
De nombreux mystères entourent encore ce liquide, parfois associé au phénomène de &amp;quot;corruption&amp;quot; rapporté dans des récits du front qui ont circulé à cette même période à travers les pays de la Fédération de Bragorn.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Atthalos&amp;diff=751</id>
		<title>Atthalos</title>
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		<updated>2023-03-29T17:07:44Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Généralités ==&lt;br /&gt;
Atthalos est la capitale de l&#039;[[Arthon]]. Elle est la plus grande ville des royaumes humains et la plus grande ville fortifiée du monde. Elle est construite au dessus du grand lac souterrain de la [[Grande Étoile]], et organisé en trois niveaux concentriques : La [[Ville basse]], au niveau du sol, couvre la majeure partie de la ville et est habité par le peuple. Certains quartiers sont connus pour être extrêmement mal famés et une grande misère y est installée. Elle est séparée par de grandes murailles de la ville haute, en son centre, construite en surplomb. Elle est habitée par les notables et les bourgeois. Enfin, Le palais royal, construit sur troisième niveau, au centre de la ville haute, est réservé à la famille royale et à sa cour. Le [[Haut Conseil]], présidé par le Grand Ministre [[Isir de Vigréol]], y siègent également, et les [[Fides Magus]] viennent y prendre leurs ordres et faire leur rapports.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ville haute ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Ville haute s&#039;élève au-dessus des Murailles blanches au centre de la Ville basse. On y trouve la plupart des structures les plus importantes de la civilisation arthonnienne comme le palais royal et ses ministères, l&#039;académie royale de chevalerie ou l&#039;académie de sciences magiques de Torsmester.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le palais royal ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demeure du Roi Karmeric III, mais aussi du reste du pouvoir : le Grand ministre Isir de Vigréol qui le seconde dans l&#039;administration du royaume a ses quartiers dans la tour Sinople, et on y trouve également une aile dédiée au Haut Conseil, table ronde formée des plus hauts fonctionnaires de l&#039;état, comme par exemple le Haut Conseiller de la guerre, le Haut Conseiller des affaires magiques, le Haut Conseiller de la salubrité et des affaires sanitaires, ou le Haut Conseiller des affaires criminelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;académie royale de chevalerie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Située non loin du palais royal, la fine fleur de la chevalerie arthonnienne y fait ses classes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;académie de Torsmester ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réservée à la noblesse et seule école de magie officielle d&#039;Arthon, on y forme ses élèves en tous les domaines de la magie pratique et théorique. La spécialité de Torsmester sont les magies d&#039;illusions. Les Fides Magus sont triés sur le volet par le Grand Ministre lui-même parmi les majors de l&#039;académie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ville basse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Ville basse forme la majeure partie de la superficie d&#039;Atthalos. Elle est découpée en quartier par les différents affluents de la [[Grande Étoile]] qui la coupent à cinq reprise. Elle s&#039;étend tout autour de la [Ville haute] de laquelle elle est séparée par les [[Murailles blanches]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très pauvre et rongée jusqu&#039;à la moelle par la criminalité, la Ville basse d’Atthalos est disputée par de nombreux gangs rivaux : voici les trois groupes de la pègre principaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Saltimbanques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connus pour leurs services de spectacles, de musique et d’autres prestations de rue. C’était un réseau très puissant, et Foster dit “Le Devin” est à sa tête depuis plus de trente ans, ce qui en fait sans doute le plus vieux chef de gang de la ville. Il est connu pour être extrêmement retors, et avoir toujours un coup d’avance sur ses concurrents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Sœurs Deliwen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux jumelles elfes qui sont arrivées dans la Ville basse aux alentours des années 1110, sans que personne ne sache vraiment pourquoi ni comment elles s’étaient retrouvées là. Nombre de rumeurs circulaient à leur sujet, comme quoi elles seraient capables de puissants envoûtements et sortilèges, mais une seule chose était avérée : elles possèdent presque toutes les maisons de passe de la Ville basse. Le chantage était leur arme principale, sans compter les mystérieux pouvoirs qu’on leur attribuait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Kasseurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le moins connus des trois groupes, ils est essentiellement constitué de malfrats, de caïds et de petites frappes. Connus pour être le groupe qui fait le moins dans la dentelle, il était dirigé par [[Higar Le Rouge]] respecté par les autres gangs surtout pour son grand nombre d’homme de mains dévoués, ses médiocres compétences à la manigance et au complot le reléguant souvent au second plan derrière ses concurrents, beaucoup plus malins. La mort d’Higar a failli conduire à sa dissolution, mais le groupe recommence à faire parler de lui. On ne connaît pas celui qui a réussi à reformer les hommes d’Higar.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Atthalos&amp;diff=750</id>
		<title>Atthalos</title>
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		<updated>2023-03-29T16:35:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Généralités ==&lt;br /&gt;
Atthalos est la capitale de l&#039;[[Arthon]]. Elle est la plus grande ville des royaumes humains et la plus grande ville fortifiée du monde. Elle est construite au dessus du grand lac souterrain de la [[Grande Étoile]], et organisé en trois niveaux concentriques : La [[Ville basse]], au niveau du sol, couvre la majeure partie de la ville et est habité par le peuple. Certains quartiers sont connus pour être extrêmement mal famés et une grande misère y est installée. Elle est séparée par de grandes murailles de la ville haute, en son centre, construite en surplomb. Elle est habitée par les notables et les bourgeois. Enfin, Le palais royal, construit sur troisième niveau, au centre de la ville haute, est réservé à la famille royale et à sa cour. Le [[Haut Conseil]], présidé par le Grand Ministre [[Isir de Vigréol]], y siègent également, et les [[Fides Magus]] viennent y prendre leurs ordres et faire leur rapports.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ville haute ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Ville haute s&#039;élève au-dessus des Murailles blanches au centre de la Ville basse. On y trouve la plupart des structures les plus importantes de la civilisation arthonnienne comme le palais royal et ses ministères, l&#039;académie royale de chevalerie ou l&#039;académie de sciences magiques de Torsmester.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le palais royal ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demeure du Roi Karmeric III, mais aussi du reste du pouvoir : le Grand ministre Isir de Vigréol qui le seconde dans l&#039;administration du royaume a ses quartiers dans la tour Sinople, et on y trouve également une aile dédiée au Haut Conseil, table ronde formée des plus hauts fonctionnaires de l&#039;état, comme par exemple le Haut Conseiller de la guerre, le Haut Conseiller des affaires magiques, le Haut Conseiller de la salubrité et des affaires sanitaires, ou le Haut Conseiller des affaires criminelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;académie royale de chevalerie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Située non loin du palais royal, la fine fleur de la chevalerie arthonnienne y fait ses classes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;académie de Torsmester ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réservée à la noblesse et seule école de magie officielle d&#039;Arthon, on y forme ses élèves en tous les domaines de la magie pratique et théorique. La spécialité de Torsmester sont les magies d&#039;illusions. Les Fides Magus sont triés sur le volet par le Grand Ministre lui-même parmi les majors de l&#039;académie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ville basse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Ville basse forme la majeure partie de la superficie d&#039;Atthalos. Elle est découpée en quartier par les différents affluents de la [[Grande Étoile]] qui la coupent à cinq reprise. Elle s&#039;étend tout autour de la [Ville haute] de laquelle elle est séparée par les [[Murailles blanches]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très pauvre et rongée jusqu&#039;à la moelle par la criminalité, la Ville basse d’Atthalos est disputée par de nombreux gangs rivaux : voici les trois groupes de la pègre principaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Saltimbanques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connus pour leurs services de spectacles, de musique et d’autres prestations de rue. C’était un réseau très puissant, et Foster dit “Le Devin” est à sa tête depuis plus de trente ans, ce qui en fait sans doute le plus vieux chef de gang de la ville. Il est connu pour être extrêmement retors, et avoir toujours un coup d’avance sur ses concurrents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Sœurs Deliwen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux jumelles [[Nolidrims|Nolidrim]] qui sont arrivées dans la Ville basse aux alentours des années 1110, sans que personne ne sache vraiment pourquoi ni comment elles s’étaient retrouvées là. Nombre de rumeurs circulaient à leur sujet, comme quoi elles seraient capables de puissants envoûtements et sortilèges, mais une seule chose était avérée : elles possèdent presque toutes les maisons de passe de la Ville basse. Le chantage était leur arme principale, sans compter les mystérieux pouvoirs qu’on leur attribuait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Kasseurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le moins connus des trois groupes, ils est essentiellement constitué de malfrats, de caïds et de petites frappes. Connus pour être le groupe qui fait le moins dans la dentelle, il était dirigé par [[Higar Le Rouge]] respecté par les autres gangs surtout pour son grand nombre d’homme de mains dévoués, ses médiocres compétences à la manigance et au complot le reléguant souvent au second plan derrière ses concurrents, beaucoup plus malins. La mort d’Higar a failli conduire à sa dissolution, mais le groupe recommence à faire parler de lui. On ne connaît pas celui qui a réussi à reformer les hommes d’Higar.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
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		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Atthalos&amp;diff=749</id>
		<title>Atthalos</title>
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		<updated>2023-03-29T16:35:04Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Généralités ==&lt;br /&gt;
Atthalos est la capitale de l&#039;[[Arthon]]. Elle est la plus grande ville des royaumes humains et la plus grande ville fortifiée du monde. Elle est construite au dessus du grand lac souterrain de la [[Grande Étoile]], et organisé en trois niveaux concentriques : La [[Ville basse]], au niveau du sol, couvre la majeure partie de la ville et est habité par le peuple. Certains quartiers sont connus pour être extrêmement mal famés et une grande misère y est installée. Elle est séparée par de grandes murailles de la ville haute, en son centre, construite en surplomb. Elle est habitée par les notables et les bourgeois. Enfin, Le palais royal, construit sur troisième niveau, au centre de la ville haute, est réservé à la famille royale et à sa cour. Le [[Haut Conseil]], présidé par le Grand Ministre [[Isir de Vigréol]], ainsi que les [[Fides Magus]] y siègent également.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ville haute ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Ville haute s&#039;élève au-dessus des Murailles blanches au centre de la Ville basse. On y trouve la plupart des structures les plus importantes de la civilisation arthonnienne comme le palais royal et ses ministères, l&#039;académie royale de chevalerie ou l&#039;académie de sciences magiques de Torsmester.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le palais royal ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demeure du Roi Karmeric III, mais aussi du reste du pouvoir : le Grand ministre Isir de Vigréol qui le seconde dans l&#039;administration du royaume a ses quartiers dans la tour Sinople, et on y trouve également une aile dédiée au Haut Conseil, table ronde formée des plus hauts fonctionnaires de l&#039;état, comme par exemple le Haut Conseiller de la guerre, le Haut Conseiller des affaires magiques, le Haut Conseiller de la salubrité et des affaires sanitaires, ou le Haut Conseiller des affaires criminelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;académie royale de chevalerie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Située non loin du palais royal, la fine fleur de la chevalerie arthonnienne y fait ses classes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;académie de Torsmester ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réservée à la noblesse et seule école de magie officielle d&#039;Arthon, on y forme ses élèves en tous les domaines de la magie pratique et théorique. La spécialité de Torsmester sont les magies d&#039;illusions. Les Fides Magus sont triés sur le volet par le Grand Ministre lui-même parmi les majors de l&#039;académie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ville basse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Ville basse forme la majeure partie de la superficie d&#039;Atthalos. Elle est découpée en quartier par les différents affluents de la [[Grande Étoile]] qui la coupent à cinq reprise. Elle s&#039;étend tout autour de la [Ville haute] de laquelle elle est séparée par les [[Murailles blanches]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très pauvre et rongée jusqu&#039;à la moelle par la criminalité, la Ville basse d’Atthalos est disputée par de nombreux gangs rivaux : voici les trois groupes de la pègre principaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Saltimbanques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connus pour leurs services de spectacles, de musique et d’autres prestations de rue. C’était un réseau très puissant, et Foster dit “Le Devin” est à sa tête depuis plus de trente ans, ce qui en fait sans doute le plus vieux chef de gang de la ville. Il est connu pour être extrêmement retors, et avoir toujours un coup d’avance sur ses concurrents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Sœurs Deliwen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux jumelles [[Nolidrims|Nolidrim]] qui sont arrivées dans la Ville basse aux alentours des années 1110, sans que personne ne sache vraiment pourquoi ni comment elles s’étaient retrouvées là. Nombre de rumeurs circulaient à leur sujet, comme quoi elles seraient capables de puissants envoûtements et sortilèges, mais une seule chose était avérée : elles possèdent presque toutes les maisons de passe de la Ville basse. Le chantage était leur arme principale, sans compter les mystérieux pouvoirs qu’on leur attribuait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Kasseurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le moins connus des trois groupes, ils est essentiellement constitué de malfrats, de caïds et de petites frappes. Connus pour être le groupe qui fait le moins dans la dentelle, il était dirigé par [[Higar Le Rouge]] respecté par les autres gangs surtout pour son grand nombre d’homme de mains dévoués, ses médiocres compétences à la manigance et au complot le reléguant souvent au second plan derrière ses concurrents, beaucoup plus malins. La mort d’Higar a failli conduire à sa dissolution, mais le groupe recommence à faire parler de lui. On ne connaît pas celui qui a réussi à reformer les hommes d’Higar.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
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	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Escadron_des_cendres&amp;diff=748</id>
		<title>Escadron des cendres</title>
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		<updated>2023-03-29T16:33:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Généralités ==&lt;br /&gt;
L&#039;Escadron des cendres est une compagnie de chevaliers prestigieuse comprennant parmi les meilleurs combattants arthonniens. La spécificité de cette compagnie est qu&#039;elle ne répond pas à l&#039;organigramme officiel de l&#039;armée, comme les autres compagnies qui voient au-dessus de leur capitaine leurs généraux, le Haut-conseiller de la guerre et enfin le roi. L&#039;Escadron est lui directement affilié au Grand Ministre qui en dispose à son vouloir pour mener à bien des affaires le concernant. La compagnie est caractérisée par son uniforme noir uni, avec pour blason la seule couronne de l&#039;emblème arthonnien.&lt;br /&gt;
Leur pendant magique est le groupe des [[Fides Magus]], mais à l&#039;inverse de ces derniers, l&#039;Escadron des Cendres forme un groupe avec des grades et une hiérarchie similaire à celle de l&#039;armée. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Controverse et détails ==&lt;br /&gt;
L&#039;Escadron est connu pour sa brutalité et redouté par la population arthonnienne : il est en effet le plus souvent dédié à régler des affaires internes et à éliminer des individus identifiés comme ennemis de la couronne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Membres notables ==&lt;br /&gt;
Le capitaine [[Asgor Kalberg]], surnommé le Muet, et son acolyte [[Seym Dratgol]] ont longtemps semé la terreur à la tête de l&#039;Escadron, et sont soupçonnés d&#039;avoir tenu un rôle très important dans les évenements ayant menés à la guerre de Perrasie. Ils se sont fait assassiner tous les deux en 1137, à [[Tamendil]], lors de l&#039;[[appel de Kahn-Brava]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Fides_Magus&amp;diff=747</id>
		<title>Fides Magus</title>
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		<updated>2023-03-29T16:31:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : Page créée avec « Les Fides Magus sont des mages d&amp;#039;élite arthonniens, au service direct du grand ministre Isir De Vigréol. Ils sont sélectionnés par ses soins, à l&amp;#039;académie de magie de Torsmester et sont des agents de l&amp;#039;ombre de l&amp;#039;Etat.  Si c&amp;#039;est une position sociale enviée dans la ville haute, tout le monde les craint, y compris les notables. Intimidation, chantage, disparition, enquête, ils sont le versant magique de l&amp;#039;escadron des cendres et luttent contre l... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Les Fides Magus sont des mages d&#039;élite arthonniens, au service direct du grand ministre [[Isir De Vigréol]]. Ils sont sélectionnés par ses soins, à l&#039;académie de magie de [[Torsmester]] et sont des agents de l&#039;ombre de l&#039;Etat. &lt;br /&gt;
Si c&#039;est une position sociale enviée dans la ville haute, tout le monde les craint, y compris les notables. Intimidation, chantage, disparition, enquête, ils sont le versant magique de l&#039;[[escadron des cendres]] et luttent contre les ennemis de l&#039;[[Arthon]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pouvoir que leur confère le Grand Ministre les place directement sous ses ordres, aussi ils ne doivent répondre de leurs actes que devant lui, et le roi, évinçant ainsi la hiérarchie militaire. Toutefois, ils sont conscients que les impressionnants pouvoirs que le Grand Ministre leur cède sont conditionnés à leur dévouement total aux missions qui leurs incombent. &lt;br /&gt;
D&#039;ordinaire, les Fides Magus travaillent seuls, chacun sur leur mission. Si la tâche nécessite plus de main d&#039;oeuvre, chacun aura la responsabilité d&#039;un aspect de la mission.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Asgor_Kelberg&amp;diff=746</id>
		<title>Asgor Kelberg</title>
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		<updated>2023-03-26T21:05:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : Esther Boulevard a déplacé la page Asgor Kelberg vers Asgor Kalberg&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;#REDIRECTION [[Asgor Kalberg]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Asgor_Kalberg&amp;diff=745</id>
		<title>Asgor Kalberg</title>
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		<updated>2023-03-26T21:05:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : Esther Boulevard a déplacé la page Asgor Kelberg vers Asgor Kalberg&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Photo = &lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Asgor Kalberg&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = Asgor Kalberg&lt;br /&gt;
|Alias = Le Muet ; Le tueur de mages&lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès =  Décédé en 1138,  Tamendil&lt;br /&gt;
|Activités = Membre de l&#039;escadron des cendres&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Asgor Kalberg est une des principales figures de guerre de l&#039;armée, membre de l&#039;[[escadron des cendres]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Carrière ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que membre de l&#039;escadron des cendres, Asgor Kalberg a été envoyé infiltrer les rangs de l&#039;armée perrasienne, afin de faciliter la scission du pays en deux factions politiques. Il est derrière le complot entraînant l&#039;attentat de la tour des mages de Trost en 1136, qui a causé le décès de la plupart des mages du conseil, ce qui a été un tournant majeur dans le rapport de force entre l&#039;Arthon et la Perrasie, et permis au premier pays d&#039;annexer le second. Asgor Kalberg est considéré comme un héros de guerre pour ce fait d&#039;armes. &lt;br /&gt;
Il se voit ensuite confier la traque des résistants perrasiens, aussi il enquête sur les différents soulèvements et meurtres d&#039;officiels arthonniens ou perrasiens qui collaborent avec l&#039;Arthon, dans l&#039;année qui suit l&#039;annexion. &lt;br /&gt;
Effectuant des missions spéciales confiées directement par des éminences grises d&#039;Atthalos, il se retrouve en conflit avec le général arthonnien [[Témérion]] lors de l&#039;occupation de la vallée de Tamendil en 1137, et terrorise les prisonniers sur place. Témérion s&#039;agace de es fauteurs de trouble qui ignorent la hiérarchie militaire pour effectuer des missions confidentielles à la teneur sinistre. Lors du sommet diplomatique qui s&#039;y tient suite à l&#039;[[Appel de Kahn-Brava]], il a la responsabilité de protéger le Grand Ministre [[Isir de Vigréol]] coûte que coûte, alors que celui-ci fait le déplacement pour reprendre en main la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mort ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il trouve la mort dans la vallée, liquidé avec son second [[Seym Dratgol]] par on ne sait quels ennemis de l&#039;Arthon. Mais il aura réussi son ultime mission, le Grand Ministre a quitté la vallée indemne.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=M%C3%A2chof%C3%A8re&amp;diff=744</id>
		<title>Mâchofère</title>
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		<updated>2023-03-26T21:00:42Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : Page créée avec « catégorie:faune  Le mâchofère est une espèce endémique de la jungle de Karaxx, sorte de sanglier géant  propre à cette nature prolifique.  La petite subtilité du mâchofère, contrairement à ses cousins de forêt, est sa capacité à cracher du feu grâce à des glandes développées pour digérer les différentes toxines contenues dans les végétaux qui servent à son alimentation. Très agressif, cet animal n&amp;#039;hésitera pas à détruire ce qui... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[catégorie:faune]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mâchofère est une espèce endémique de la jungle de [[Karaxx]], sorte de sanglier géant  propre à cette nature prolifique. &lt;br /&gt;
La petite subtilité du mâchofère, contrairement à ses cousins de forêt, est sa capacité à cracher du feu grâce à des glandes développées pour digérer les différentes toxines contenues dans les végétaux qui servent à son alimentation. Très agressif, cet animal n&#039;hésitera pas à détruire ce qui se trouve sur son passage tant qu&#039;il ne se sera pas débarrassé de ce qu&#039;il aura identifié comme une menace. Même s&#039;il est végétarien, le mâchofère fait partie des plus grandes menaces connues dans la jungle. Il n&#039;hésitera pas à broyer entre ses mâchoires tout ce qui le dérange&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Perrasie&amp;diff=743</id>
		<title>Perrasie</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Perrasie&amp;diff=743"/>
		<updated>2023-03-26T14:51:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : /* Personnages plus ou moins remarquables */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Régions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pays&lt;br /&gt;
|Nom_Pays               = Perrasie&lt;br /&gt;
|Blason                 = [[Fichier:blason_perrasie.png|center|200px]] &amp;lt;span style=&amp;quot;font-size:70%&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;Le blason de la Perrasie, représentant les peuples marhands&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Devise_Nationale       = &#039;&#039;Non Communiqué&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Gouvernement           = fédération de cités-états&lt;br /&gt;
|Souverain              = [[Elgire de Gaëtmol]]&lt;br /&gt;
|Langue                 = Humain&lt;br /&gt;
|Capitale               = [[Port-Clérus]]&lt;br /&gt;
|Population             = ~ 1 000 000&lt;br /&gt;
|Gentillé               = Perrasiens&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Perrasie est un royaume humain du nord-est de [[Gargillon]]. Elle occupe toute la pointe ainsi que les plaines continentales. C&#039;est ainsi le royaume le plus oriental, et ce dernier est organisé en cités états administrées par la puissante guilde des marchands. Ce pays est très connu pour sa puissance navale, ses mages et son commerce. La Perrasie a été récemment annexée par l&#039;[[Arthon]] après une guerre fulgurante, affaiblie par des querelles sécessionnistes violentes entre cités-états. Cependant, la guilde des marchands ainsi que de nombreux Perrasiens refusant le joug Arthonnien continuent de prospérer sur les côtes en tant que peuple nomade, vivant sur les immenses navires qu&#039;ils ont pu sauver de la guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__TOC__&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Géographie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La région est essentiellement plate, avec peu de massifs montagneux. Seules les [[Dunes de Willmar]] et quelques autres endroits offrent un dénivelé non négligeable. Les terres sont traversées par un unique fleuve, la [[Jormane]] qui prolonge l&#039;Étoile de l&#039;est vers le nord à partir du lac [[Seuth]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les terres appartenant à la Perrasie occupent une superficie telle, qu’elle est la région la moins grande des trois royaumes humains. Elle est également la plus septentrionale, possède une frontière avec l&#039;Arthon et une petite bande avec le Boquéron au sud, où les dunes de Willmar forment une frontière naturelle.&lt;br /&gt;
Le fleuve principal traversant le pays est l&#039;Étoile de l&#039;Est qui se prolonge jusqu&#039;au lac Seuth. La Jormane lui succède au nord du lac et amène l&#039;eau jusqu&#039;à l&#039;embouchure à Port-Gart.&lt;br /&gt;
Les terres sont plutôt propices aux cultures, même si le relief plus accidenté et les bords de mer rocheux ne permettent pas de grandes plaines agraires comme en Arthon. Les reliefs sont diversifiés, allant des grandes plaines dans le bassin de Seuth, au centre du pays, des côtes escarpées et rocheuses au sud-est jusqu’à des vallons accidentés au sud de Clérus, à l’approche des collines de Willmar.  &lt;br /&gt;
La Corne Bleue est une particularité géographique et géologique de Perrasie. Elle se situe sur la pointe sud-est du pays. Son nom prend origine aux premières observations des colons dans la région qui ont trouvé des réserves de cuivre, mais dont l’extraction est difficile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On trouve des témoignages expliquant que les premiers hommes à boire l’eau de cet endroit étaient pris de convulsions, d’irritations et de morts prématurés. Rapidement, les locaux pensaient cet endroit maudit, avant que les érudits et mages qui s’y sont intéressés montrèrent que l’eau était en effet empoisonnée par une substance jusqu’alors inconnue. Mais entre les premiers morts et la conclusion des mages, les locaux ont réussi à s’adapter et à tolérer cette substance : à faible dose d’abord, puis à des concentrations plus hautes.&lt;br /&gt;
Le lac Seuth, quant à lui, est une étendue d&#039;eau qui couvre près de 20% de la superficie de la Perrasie. Sa formation date d&#039;un ancien glacier, qui s&#039;étant formé, créa une dépression dans le sol, permettant une grande retenue d&#039;eau lors du réchauffement de cette partie du territoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Premiers colons ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Datant de l&#039;âge de la Fracture, les humains sont des terres elfes (actuellement Bragorn). Ne pouvant que se diriger au nord (le sud étant occupé par les peaux vertes), les quelques colonies fondées sont assez éphémères : le nord de l&#039;île est occupé par des dragons. Or, cette menace inquiéte également les peuples elfes, qui sollicitent une nouvelle coalition avec les humains. Cette coalition se fissure au moment où les Nolidrims décident de couper toute communication avec l&#039;extérieur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De par leur situation, où les peuples humains doivent faire face seuls aux dragons, le développement de techniques et stratégies dédiées à leur élimination, ainsi que le développement de la magie a joué considérablement en leur faveur. Alors que [[Kahn Hulgat]] et [[Brava d’Ormir]] sont connus pour être les précurseurs chasseurs de dragons, [[Moldor Goddhart]] acquiert une renommée en chassant les derniers dragons.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;blockquote&amp;gt;&amp;lt;q&amp;gt;&#039;&#039;De courageux chasseurs de dragons virent le jour et arrachèrent victoire après victoire aux puissantes créatures. La magie humaine prit son essor, révélant aux hommes un potentiel jusqu’ici insoupçonné. Le dernier chasseur de dragon, et à mes yeux le plus grand, fut Moldor Goddhart, un homme courageux qui chassa les dernières bêtes de nos terres.&#039;&#039;&amp;lt;/q&amp;gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;&#039;Sélifer, Mémoires&#039;&#039;&#039;&amp;lt;/blockquote&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Premier Royaume ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sa fondation date de 1012 lorsque la [[Guilde des Marchands]] réussit à unifier les duchés, cités états et principautés qui s’étaient développés dans la partie est de l’île. C’est d’ailleurs à ce moment que la nation choisit le blason bleu rouge et jaune.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Perrasie fut la dernière nation à être créée après celle du [[Boquéron]] et de l’[[Arthon]]. La naissance de ces trois nations humaines mit fin définitivement à ce que l’on peut nommer l’ âge des Héros. Les humains entrèrent ainsi dans l’ère que l’on appelle communément l’ âge des Royaumes. Il s’agit du troisième âge compris dans l’ère de l’Équilibre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’histoire de cette toute jeune nation a été particulièrement tumultueuse, traversée par des conflits internes ou liés à ses voisins. Lors de la promulgation du décret, le 12 Octobre 1012 par la guilde des marchands, les cités de [[Port-Gart]] ainsi que de [[Lothberg]] entrèrent en rébellion, refusant que la capitale administrative soit transférée à [[Port-Clérus]], qui était jusqu’alors une petite cité en effervescence. &lt;br /&gt;
S’en suivit un conflit armé durant trois mois principalement concentré sur les rives de la [[Jormane]], notamment aux abords du village de [[Salsburg]]. La première semaine de Février fut fatale pour les forces armées de [[Lothberg]] et de [[Port-Clérus]] : les fortes pluies de l’été 1012 ainsi que le froid glacial de l’hiver eurent raison de l’approvisionnement en ressources, alors que le sud jouissait alors d’une liaison commerciale avec le [[Boquéron]]. Le 5 Février 1013, les forces sécessionnistes capitulent. Le traité de Salsburg est signé mettant fin aux querelles internes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Première guerre du monde humain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 3 Juillet 1054, alors que la Guilde des Marchands continua à faire prospérer la Perrasie, cette dernière décida de déclarer une guerre surprise au Boquéron. En moins de quatre mois, la Perrasie réussit à prendre le contrôle des dunes de Willmar ainsi que de la ville de Yrelia. L’Arthon, d’abord neutre, finit par intervenir en reprenant le contrôle de la partie ouest des dunes. Le 16 Janvier 1055, un traité de paix à Yrelia fut signé par les trois nations représentés par Karmeric II pour l’Arthon, le chef du clan Udvek, ainsi que le représentant de la guilde des marchands.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Organisation en cités-états ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Seconde guerre du monde humain ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À la suite de la proclamation du bourgmestre de Lothberg Elgire de Gaëtmol comme héritier de la province de Gart, donc de près de la moitié du pays, s&#039;en suit une guerre civile. &lt;br /&gt;
Les troupes perrasiennes se déchirent notamment à Trost, où une bataille, faisant suite à l&#039;explosion de la tour du conseil des mages, entraîne la prise de la ville par les forces alliées au Bourgmestre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Face à cette clameur insurectionnelle, l&#039;Arthon annexe une partie de la cité, le temps que la guerre civile ne s&#039;estompe, puis conquiert le reste du pays, selon le projet d&#039;unification des mondes humains du souverain du royaume arthonnien, Karméric III. &lt;br /&gt;
La Perrasie ploie le genou lorsque la capitale Port-Clérus rend les armes, dans le cadre du siège de Port-Clérus, et que les troupes arthoniennes pénètrent dans la ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cet évènement marque le début de la domination arthonienne, mais marque également les esprits puisque la muraille perrasienne tombe en même temps qu&#039;une partie de la ville sous les flammes d&#039;un dragon. C&#039;est le premier qu&#039;on aperçoit depuis plus de temps que mémoire d&#039;homme ne peut retenir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La Résistance Perrasienne ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Politique &amp;amp; Administration ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La capitale administrative est [[Port-Clérus]], mais [[Lothberg]] était l&#039;ancienne capitale avant son transfert. Lors de l&#039;organisation en cité-états, une certaine décentralisation des pouvoirs permet aux bourgmestres d&#039;avoir une influence importante.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Politique et relations extérieures ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La population Perrasienne est essentiellement composée d&#039;humains, ce qui n’exclut pas la présence d&#039;autres races, mais dans de très faibles proportions : royaume assez marchand et ouvert à l’extérieur, il n’était pas rare de croiser des non-humains dans les grandes villes portuaires. Néanmoins, l’arrivée de la guerre a fait fuir la plupart des visiteurs étrangers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Voici un bref résumé des relations avec les autres races :&lt;br /&gt;
* Elfes (Melidrims et Nolidrims) : Peu d’elfes se montrent en Perrasie. La plupart des habitants ruraux gardent une rancoeur liée à l’expulsion des humains à travers la tradition orale, mais les habitants des villes (et plus encore, portuaires) ont l’habitude de voir quelques marchands elfes venir commercer et profiter de l’économie Perrasienne.&lt;br /&gt;
* Nains : Les habitants n’ont pas d’à-priori sur eux. L’éloignement géographique empêche d’avoir des contacts réguliers. La connaissance sur les nains est essentiellement enrichie par les histoires orales et les témoignages qui se déforment au cours du temps, ainsi que les quelques marchands de leur peuple s’aventurant aussi loin à l’est&lt;br /&gt;
* Elfes Noirs : Ils leurs sont inconnus, rare sont les personnes ayant connaissance d’eux.&lt;br /&gt;
* Gobelins : Certains gobelins voyageurs ont déjà fait parler d’eux à Port-Clérus. Ils sont assez populaires dans le folklore local.&lt;br /&gt;
* Trolls et Orcs : Ils ne font partie que des contes et légendes racontées pour le divertissement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Population &amp;amp; Société ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Répartition de la population ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principales villes constitutives de la Perrasie sont [[Port-Clérus]], [[Lothberg]], [[Port-Gart]], [[Trost]] et [[Brugg]]. Néanmoins des villages plus petits jouent un rôle important au vue de leur localisation : [[Salsburg]] pour sa traversée de la Jormane, ou bien [[Hélongar]] pour son château.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Perrasie compte un nombre non négligeable de mages, en effet, la ville de [[Trost]] est connue pour sa grande académie de magie, ainsi que sa tour du Conseil.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Personnages plus ou moins remarquables ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
* [[ Giles Ean ]], mage chronomancien&lt;br /&gt;
* [[ Eskar de Sals ]], procureur &lt;br /&gt;
* [[ Jade de Neuville ]], commandante&lt;br /&gt;
* [[ Cérès ]], Maître du [[conseil des mages]]&lt;br /&gt;
* [[Selifer Kalgeronne]], Membre du [[conseil des mages]] et spécialiste des légendes Perasiennes&lt;br /&gt;
* [[ Salmir Saladjinn ]], membre du [[conseil des mages]]&lt;br /&gt;
* [[ Yorlana Tristram ]], membre du [[conseil des mages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Économie ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Perrasie est essentiellement marchande.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Culture ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Quelques traditions et coutumes sont décrites ci-dessous. Elles peuvent être altérées suite à l&#039;annexion du territoire par l&#039;Arthon&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le voyage du solstice (Port-Gart) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La ville de Port-Gart est régulièrement plongée dans un épais brouillard, surtout en période hivernale, lorsque les courants d’air tiède provenant du Boquéron rencontrent les vents froids du nord. C’est dans ces circonstances que le voyage du solstice est organisé dans la ville le soir de la dite journée.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les habitants de la ville, ainsi que les villages aux alentours se retrouvent autour de la Jormane, dès que le soleil se couche. Des lanternes sont allumées afin d’éclairer toute la partie du fleuve qui passe par la ville. Puis, chaque personne participante dépose un petit socle en bois creux dans lequel est mis une bougie. Le courant les emporte, et finissent par disparaître dans le brouillard. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette fête est l’occasion pour toutes les personnes de se retrouver, mais également pour initier les enfants au travail du bois. Assez connue à travers toute la Perrasie, elle trouve ses origines peu de temps après la constitution de la ville, lorsque des bateaux de pêcheurs partant au lever du jour, ne revinrent jamais. Initialement organisée pour le deuil des disparus, elle s’est petit à petit transformée en fête conviviale. Le deuil s’est également transformé en mysticisme : nul de sait ce que sont advenus des pêcheurs disparus, et personne ne sait ce qui s’y trouve au delà du brouillard. Un semblant de paradis ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le banquet flottant (Trost) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Organisé tous les deux ans, un en hiver et l’autre  en été, le banquet flottant de Trost se déroule sur le marché flottant de Neghir, et est prolongé sur une partie de la baie en fonction de l’affluence. Elle dure une journée entière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’évènement est l’occasion pour tous les marchands et voyageurs de se réunir lors d’un repas commun où tous les produits du terroir Perrasien sont présents afin que les personnes n’ayant pas accès toute l’année puissent découvrir et en profiter. En plus des aliments produits en Perrasie, certains produits sont importés de Boquéron, voire même de Bragorn.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est également l’occasion pour les promotions Eau et Terre de l’académie de magie de montrer leurs compétences au reste des participants. Les mages Eau peuvent appliquer leurs connaissances en s’assurant que le niveau d’eau de la Baie reste stable pendant toute la durée de l&#039;événement, tandis que les mages Terre font apparaître temporairement le mobilier pour accueillir le public et la nourriture. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les origines du banquet sont à trouver du côté de l’académie de magie. Cette dernière utilise de nombreux produits exotiques, qui ne pouvaient être trouvées dans la région jusqu’à la création du jardin éponyme, fermant une partie du Lac Seuth pour créer la Baie de Neghir. Avant la création du dit jardin, les mages faisaient appel à de nombreux marchands. Ces derniers revenaient avec les produits en question, mais suscitait la curiosité grandissante des habitants. L’académie décida donc de transformer le jour d’approvisionnement en ressources en banquet convivial.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La Foire des artisans (Brugg) ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La foire des artisans de Brugg est organisée chaque année vers la fin du mois de Septembre. Tous les artisans de Brugg se regroupent sur la Grand Place vidée pour l’occasion. Les habitants, marchands et voyageurs peuvent ainsi visiter le savoir-faire de la ville. &lt;br /&gt;
A quelques reprises, certains artisans extérieurs sont invités, afin d’échanger sur les techniques de fabrication. Les origines de cette foire sont cependant assez floues : certains supposent qu’il s’agit là du bourgmestre de l’époque, voyant Port-Clérus prendre de l’importance, décida de montrer que sa ville était toute aussi importante. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== La fête de l’Unification ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La fête de l’unification est une journée crée par la guilde des marchands dès l’unification des différentes cité-états pour former la Perrasie. Fêtée dès 1012 après la promulgation du décret, elle fut organisée chaque année qui suit, malgré le conflit intérieur avec les cités de Lothberg et Port-Gart. En effet, les populations de ces villes fêtaient sobrement voire pas du tout durant les premières années. Il faut attendre une quinzaine d’années après pour que cette fête soit célébrée partout dans le pays. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la capitale Port-Clérus, les rues sont décorées et les habitants se retrouvent sur les grandes places à proximité de chez eux. Les plus chanceux trouveront une place sur la colline de la gouvernance, où des mages spécialement invités pour l’occasion tireront des feux d’artifice la nuit tombée, illuminant le ciel de la capitale.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Isir_de_Vigr%C3%A9ol&amp;diff=742</id>
		<title>Isir de Vigréol</title>
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		<updated>2023-03-26T13:20:33Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Politique&lt;br /&gt;
|Nom_Politique = Isir de Vigréol&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = Isir de Vigréol&lt;br /&gt;
|Alias = Le Ministre&lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès = &#039;&#039; En vie &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Fonction_1 = Grand Ministre d&#039;Arthon&lt;br /&gt;
|Dates_fonction_1 = En cours&lt;br /&gt;
|Predecesseur_1 =&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Isir de Vigréol est le Grand Ministre du royaume d&#039;Arthon, deuxième place la plus importante du pays derrière le roi. Pourtant, plusieurs observateurs s&#039;accordent à dire que si sa fonction le relègue au second rang derrière le souverain, dans les faits, c&#039;est De Vigréol qui dicte le ton de la politique du pays. On dit toutefois que le roi [[Karmeric III]] et lui entretiennent une relation de confiance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très impliqué dans les affaires du pays, il dispose d&#039;agents spéciaux, ayant des pouvoirs extraordinaires, qui ne doivent rendre des comptes que devant lui: l&#039;[[escadron des cendres]], compagnie de chevaliers redoutable et sans pitié, et les [[Fides Magus]], mages d&#039;Etat qui sont peut-être encore plus craints que les premiers. &lt;br /&gt;
Ces deux corps de métier permettent au Grand Ministre d&#039;asseoir son autorité sur le reste du pays, mais également de superviser des projets bien loin de la capitale, [[Atthalos]] qu&#039;il ne quitte qu&#039;à de rares exceptions.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Karaxx&amp;diff=741</id>
		<title>Karaxx</title>
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		<updated>2023-03-26T13:13:21Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La Jungle de Karaxx s&#039;étend sur la pointe nord du continent. Le climat chaud et humide qui règne à cet endroit est une anomalie climatique d&#039;origine inconnue. Karaxx est habitée par des créatures très dangereuses, dont les [[Karaxxides]], des insectes humanoïdes réputés pour être les créatures les plus dangereuses du continent, et bien d&#039;autres choses encore, qui pourraient mettre en péril l&#039;humanité, en particulier le royaume d&#039;[[Arthon]], son voisin direct. Toutefois, si les mondes humains seraient les premiers touchés, le péril des Karaxxides pourrait finir par préoccuper tous les peuples, comme se plaît à le rappeler la couronne arthonnienne.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;La Jungle de Karaxx s&#039;étend sur la pointe nord du continent. Le climat chaud et humide qui règne à cet endroit est une anomalie climatique d&#039;origine inconnue. Karaxx est habitée par des créatures très dangereuses, dont les [[Karaxxides]], des insectes humanoïdes réputés pour être les créatures les plus dangereuses du continent, et bien d&#039;autres choses encore, qui pourraient mettre en péril l&#039;humanité, en particulier le royaume d&#039;[[Arthon]], son voisin direct. Toutefois, si les mondes humains seraient les premiers touchés, le péril des Karaxxides concernent tous les peuples, comme se plaît à le rappeler la couronne arthonnienne.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
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		<title>Asgor Kalberg</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Photo = &lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Asgor Kalberg&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = Asgor Kalberg&lt;br /&gt;
|Alias = Le Muet ; Le tueur de mages&lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès =  Décédé en 1138,  Tamendil&lt;br /&gt;
|Activités = Membre de l&#039;escadron des cendres&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Asgor Kalberg est une des principales figures de guerre de l&#039;armée, membre de l&#039;[[escadron des cendres]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Carrière ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que membre de l&#039;escadron des cendres, Asgor Kalberg a été envoyé infiltrer les rangs de l&#039;armée perrasienne, afin de faciliter la scission du pays en deux factions politiques. Il est derrière le complot entraînant l&#039;attentat de la tour des mages de Trost en 1136, qui a causé le décès de la plupart des mages du conseil, ce qui a été un tournant majeur dans le rapport de force entre l&#039;Arthon et la Perrasie, et permis au premier pays d&#039;annexer le second. Asgor Kalberg est considéré comme un héros de guerre pour ce fait d&#039;armes. &lt;br /&gt;
Il se voit ensuite confier la traque des résistants perrasiens, aussi il enquête sur les différents soulèvements et meurtres d&#039;officiels arthonniens ou perrasiens qui collaborent avec l&#039;Arthon, dans l&#039;année qui suit l&#039;annexion. &lt;br /&gt;
Effectuant des missions spéciales confiées directement par des éminences grises d&#039;Atthalos, il se retrouve en conflit avec le général arthonnien [[Témérion]] lors de l&#039;occupation de la vallée de Tamendil en 1137, et terrorise les prisonniers sur place. Témérion s&#039;agace de es fauteurs de trouble qui ignorent la hiérarchie militaire pour effectuer des missions confidentielles à la teneur sinistre. Lors du sommet diplomatique qui s&#039;y tient suite à l&#039;[[Appel de Kahn-Brava]], il a la responsabilité de protéger le Grand Ministre [[Isir de Vigréol]] coûte que coûte, alors que celui-ci fait le déplacement pour reprendre en main la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mort ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il trouve la mort dans la vallée, liquidé avec son second [[Seym Dratgol]] par on ne sait quels ennemis de l&#039;Arthon. Mais il aura réussi son ultime mission, le Grand Ministre a quitté la vallée indemne.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>Asgor Kalberg</title>
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		<updated>2023-03-26T13:09:51Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Photo = &lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Asgor Kalberg&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = Asgor Kalberg&lt;br /&gt;
|Alias = Le Muet ; Le tueur de mages&lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès =  Décédé en 1138,  Tamendil&lt;br /&gt;
|Activités = Membre de l&#039;escadron des cendres&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Asgor Kalberg est une des principales figures de guerre de l&#039;armée, membre de l&#039;[[escadron des cendres]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Carrière ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que membre de l&#039;escadron des cendres, Asgor Kalberg a été envoyé infiltrer les rangs de l&#039;armée perrasienne, afin de faciliter la scission du pays en deux factions politiques. Il est derrière le complot entraînant l&#039;attentat de la tour des mages de Trost en 1136, qui a causé le décès de la plupart des mages du conseil, ce qui a été un tournant majeur dans le rapport de force entre l&#039;Arthon et la Perrasie, et permis au premier pays d&#039;annexer le second. Asgor Kalberg est considéré comme un héros de guerre pour ce fait d&#039;armes. &lt;br /&gt;
Il se voit ensuite confier la traque des résistants perrasiens, aussi il enquête sur les différents soulèvements et meurtres d&#039;officiels arthonniens ou perrasiens qui collaborent avec l&#039;Arthon, dans l&#039;année qui suit l&#039;annexion. &lt;br /&gt;
Effectuant des missions spéciales confiées directement par des éminences grises d&#039;Atthalos, il se retrouve en conflit avec le général arthonnien [[Témérion]] lors de l&#039;occupation de la vallée de Tamendil en 1137, et terrorise les prisonniers sur place. Témérion s&#039;agace de es fauteurs de trouble qui ignorent la hiérarchie militaire pour effectuer des missions confidentielles à la teneur sinistre. Lors du sommet diplomatique qui s&#039;y tient suite à l&#039;[[Appel de Khan Brava]], il a la responsabilité de protéger le Grand Ministre [[Isir de Vigréol]] coûte que coûte, alors que celui-ci fait le déplacement pour reprendre en main la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mort ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il trouve la mort dans la vallée, liquidé avec son second [[Seym Dratgol]] par on ne sait quels ennemis de l&#039;Arthon. Mais il aura réussi son ultime mission, le Grand Ministre a quitté la vallée indemne.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
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		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Asgor_Kalberg&amp;diff=737</id>
		<title>Asgor Kalberg</title>
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		<updated>2023-03-26T13:08:54Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Photo = &lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Asgor Kalberg&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = Asgor Kalberg&lt;br /&gt;
|Alias = Le Muet ; Le tueur de mages&lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès =  Décédé en 1138,  Tamendil&lt;br /&gt;
|Activités = Membre de l&#039;escadron des cendres&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Asgor Kalberg est une des principales figures de guerre de l&#039;armée, membre de l&#039;[[escadron des cendres]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Carrière ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que membre de l&#039;escadron des cendres, Asgor Kalberg a été envoyé infiltrer les rangs de l&#039;armée perrasienne, afin de faciliter la scission du pays en deux factions politiques. Il est derrière le complot entraînant l&#039;attentat de la tour des mages de Trost en 1136, qui a causé le décès de la plupart des mages du conseil, ce qui a été un tournant majeur dans le rapport de force entre l&#039;Arthon et la Perrasie, et permis au premier pays d&#039;annexer le second. Asgor Kalberg est considéré comme un héros de guerre pour ce fait d&#039;armes. &lt;br /&gt;
Il se voit ensuite confier la traque des résistants perrasiens, aussi il enquête sur les différents soulèvements et meurtres d&#039;officiels arthonniens ou perrasiens qui collaborent avec l&#039;Arthon, dans l&#039;année qui suit l&#039;annexion. &lt;br /&gt;
Effectuant des missions spéciales confiées directement par des éminences grises d&#039;Atthalos, il se retrouve en conflit avec le général arthonnien [[Témérion]] lors de l&#039;occupation de la vallée de Tamendil en 1137, et terrorise les prisonniers sur place. Témérion s&#039;agace de es fauteurs de trouble qui ignorent la hiérarchie militaire pour effectuer des missions confidentielles à la teneur sinistre. Lors du sommet diplomatique qui s&#039;y tient suite à l&#039;appel de [[Khan Brava]], il a la responsabilité de protéger le Grand Ministre [[Isir de Vigréol]] coûte que coûte, alors que celui-ci fait le déplacement pour reprendre en main la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mort ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il trouve la mort dans la vallée, liquidé avec son second [[Seym Dratgol]] par on ne sait quels ennemis de l&#039;Arthon. Mais il aura réussi son ultime mission, le Grand Ministre a quitté la vallée indemne.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
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		<title>Asgor Kalberg</title>
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		<updated>2023-03-26T13:08:29Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : Asgor Kalberg&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Photo = &lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Asgor Kalberg&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = Asgor Kalberg&lt;br /&gt;
|Alias = Le Muet ; Le tueur de mages&lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès =  Décédé en 1138,  Tamendil&lt;br /&gt;
|Activités = Membre de l&#039;escadron des cendres&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Asgor Kalberg est une des principales figures de guerre de l&#039;armée, membre de l&#039;[[escadron des cendres]]. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Carrière ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En tant que membre de l&#039;escadron des cendres, Asgor Kalberg a été envoyé infiltrer les rangs de l&#039;armée perrasienne, afin de faciliter la scission du pays en deux factions politiques. Il est derrière le complot entraînant l&#039;attentat de la tour des mages de Trost en 1136, qui a causé le décès de la plupart des mages du conseil, ce qui a été un tournant majeur dans le rapport de force entre l&#039;Arthon et la Perrasie, et permis au premier pays d&#039;annexer le second. Asgor Kalberg est considéré comme un héros de guerre pour ce fait d&#039;armes. &lt;br /&gt;
Il se voit ensuite confier la traque des résistants perrasiens, aussi il enquête sur les différents soulèvements et meurtres d&#039;officiels arthonniens ou perrasiens qui collaborent avec l&#039;Arthon, dans l&#039;année qui suit l&#039;annexion. &lt;br /&gt;
Effectuant des missions spéciales confiées directement par des éminences grises d&#039;Atthalos, il se retrouve en conflit avec le général arthonnien [[Témérion]] lors de l&#039;occupation de la vallée de Tamendil en 1137, et terrorise les prisonniers sur place. Témérion s&#039;agace de es fauteurs de trouble qui ignorent la hiérarchie militaire pour effectuer des missions confidentielles à la teneur sinistre. Lors du sommet diplomatique qui s&#039;y tient suite à l&#039;appel de [[Khan Brava]], il a la responsabilité de protéger le Grand Ministre [[Isir de Vigérol]] coûte que coûte, alors que celui-ci fait le déplacement pour reprendre en main la situation. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mort ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il trouve la mort dans la vallée, liquidé avec son second [[Seym Dratgol]] par on ne sait quels ennemis de l&#039;Arthon. Mais il aura réussi son ultime mission, le Grand Ministre a quitté la vallée indemne.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
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		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Esm%C3%A9o_Farlain&amp;diff=735</id>
		<title>Esméo Farlain</title>
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		<updated>2023-03-26T12:37:30Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Esméo Farlain&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = Non communiqué&lt;br /&gt;
|Alias = Général Maussade&lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès = &lt;br /&gt;
|Activités = Général des armées de Bragorn&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Humain parmi les grandes personnalités elfes, Farlain détonne d’autant plus qu’il occupe actuellement le plus haut grade du pays, général des armées. Si ses compétences militaires font de lui un homme respecté par les escouades sur le terrain, même son amitié avec son prédécesseur, [[Ethoriel]] ne parviennent pas à couvrir la grogne populaire, qui se défit de lui, notamment en raison de ses origines. Son caractère taciturne, et son laconisme lui ont valu le surnom de “Général Maussade”. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs rumeurs circulent sur ses origines et les raisons qui auraient poussé un humain à résider et se battre pour les elfes, sûrement largement alimentées par ses détracteurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a dirigé une expédition jusqu&#039;à la vallée de Tamendil en juin 1137, et a représenté la fédération de Bragorn (Forêt Blanche et forêt de Bragorn-nord)lors du sommet diplomatique qui a eu lieu trois mois plus tard, au cours duquel lui et la délégation qui l&#039;accompagnaient ont pris part à la coalition déclarant la guerre à l&#039;Arthon. &lt;br /&gt;
Nul ne peut prédire avec certitude les conséquences de cette décision sur sa carrière politique, mais il ne fait aucun doute que ses opposants n&#039;hésiteront pas à s&#039;en servir pour le traîner dans la boue.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Ethoriel_Menilith_de_Rinnedel&amp;diff=734</id>
		<title>Ethoriel Menilith de Rinnedel</title>
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		<updated>2023-03-26T12:34:45Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Ethoriel&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance =Ethoriel de Rinnedel&lt;br /&gt;
|Alias = Menilith dit &amp;quot;Le veilleur&amp;quot; &lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès = Disparu-Retrouvé&lt;br /&gt;
|Activités = Ex-Général de l&#039;armée de Bragorn&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ethoriel est l’un des elfes les plus respecté de [[Rinnedel]], capitale de Bragorn et ville mère des elfes du sanglier, le clan le plus puissant et le plus étendu de la civilisation [[melidrim]]. &lt;br /&gt;
Agé de plusieurs centaines d’années, il est connu pour son passé de voyageur et d’aventurier fantasque et romantique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Anciennement général en chef des armées de [[Bragorn]], il a disparu lors d&#039;un sommet diplomatique dans la vallée de [[Tamendil]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir survécu seul dans la vallée, il fut retrouvé par une escouade de la fédération de Bragorn mené par le général Esmeo Farlain. La rumeur dit qu&#039;il était en si piteux état qu&#039;il était complètement désorienté et que l&#039;escouade dut prendre le temps de le soigner pour éviter qu&#039;il n&#039;attaque d&#039;autres personnes à vue.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Salmir_Saladjinn&amp;diff=733</id>
		<title>Salmir Saladjinn</title>
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		<updated>2023-03-26T12:27:23Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Photo=[[Fichier:Salmir.jpg|200px|center]]&lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Salmir&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = Salmir Saladjinn&lt;br /&gt;
|Alias = &lt;br /&gt;
|Naissance = 1110&lt;br /&gt;
|Décès = En vie&lt;br /&gt;
|Activités = Mage télékinésiste&lt;br /&gt;
 Membre du conseil des Mages de Trost&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Salmir siégeait au prestigieux [[conseil des mages]], la plus puissante organisation humaine de magie.&lt;br /&gt;
Il était le plus jeune mage de l’histoire à être rentré dans ce cercle très fermé, réservé aux plus puissants archimages de la ville. &lt;br /&gt;
Salmir était télékinésiste pour une raison simple : c’était l’une des manières les plus pures d’utiliser son énergie cognitive, et donc l’une avec le moins de déperdition de puissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est un des rares rescapés du conseil des mages de Trost, dont la plupart des membres ont péri dans un attentat à la bombe, faisant exploser la tour du conseil, et marquant le début de la guerre de Perrasie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mentions ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Extraits de journal de [[Cérès]], mentor de Salmir et maître du [[conseil des mages]], à son sujet : ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mémoires de Cerès, maître du Conseil des Mages de Trost, le 24 Avril 1112&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
  Ce matin, peu avant que midi n’ait sonné, on m’amena un jeune garçon. Les messagers disaient qu’on le leur avait confié bien aux confins du sud, dans le désert de Khaari, afin qu’il soit présenté à la tour des mages.&lt;br /&gt;
  Il semble avoir moins de 6 ans. Ce garçon me trouble, pas seulement à cause de son regard, mais aussi par ce qu’on m’a dit savoir sur lui ; ses parents ont tout fait pour le protéger de lui même et des gens de son village, peu habitués à la manifestation de la magie -qui l’est réellement, à par à Trost? -, mais il semblait prendre plaisir a effrayer les autres enfants en faisant léviter des objets par dessus leur têtes, m’a t’on dit. La nature humaine est ainsi faite qu’a un être rejeté s’offrira plusieurs choix afin de se prémunir de l’autre : la fuite ou la confrontation ; il semblerait que l’enfant ait facilement choisi la deuxième option, a moins qu’il y ait été poussé ?&lt;br /&gt;
  Ne pouvant vraisemblablement plus assumer d’être les géniteurs d’un tel être, et cédant sous la pression de leurs voisins apeurés, ils laissèrent l’enfant a un relais de caravaniers, avec en tout et pour seul bien un peu d’argent et une lettre, mentionnant ce que j’avais déjà appris des voyageurs. Elle renseignait aussi son nom : Salmir.&lt;br /&gt;
  Une telle arrivée est relativement peu courante au sein de la Tour ; bien souvent ce sont de grandes familles qui confient a nos soins leurs enfants, désireuses de pouvoir compter un mage dans leur arbre généalogique, et ce même si le rejeton ne possède aucune prédisposition. Il est ainsi rare que par ce procédé le nouvel élève développe la moindre capacité ; il faut une réelle volonté pour y parvenir. Il est encore plus rare que ces dons se manifestent d’eux même.&lt;br /&gt;
  Cet enfant est promis a un grand avenir, qu’il provoque le mal ou décide de faire le bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
***&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mémoires de Cérès, le 30 Juillet 1125&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
  Le garçon a grandi, il est à présent un jeune homme de 15 ans, toujours aussi sombre et pensif. Il a fait montre ces dernières années d’un don prodigieux pour l’étude de la magie et sa pratique, et rare sont les fois ou je ne le crois pas plongé dans l’étude d’un épais grimoire, ou dessinant des pentacles pour s’exercer. C’est un garçon très appliqué. Malgré tout, je suis inquiet pour lui. Depuis son arrivée il y a maintenant presque dix ans, il ne semble pas avoir noué le moindre lien avec les autres élèves, et s’applique a garder a distance toute relation qui ne lui soit profitable, a savoir n’ayant pas trait a la magie et son étude. Les seules personnes a qui il adresse la parole sont ses professeurs, qu’il presse bien souvent de questions à la fin des cours. Je ne le vois que très rarement quitter l’Académie pour aller faire un tour en ville, une activité bien courantes parmi les élèves de son age ; ils sont désireux de découvrir le monde et de trouver de multiples moyens d’aider les citadins dans leur vie de tous les jours. Malgré tout cela, il y a bien longtemps que je n’avais pas vu un élève aussi brillant, et je suis heureux de constater l’absence « d’incident » provoqué par lui, si courant pourtant chez les jeunes étudiants désireux de tester leurs limites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
***&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mémoires de Cérès, 27 septembre 1131&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   Aujourd’hui, j’ai présidé la cérémonie d’intronisation de Salmir au sein du conseil des mages. (A présent Salmir Saladjinn, un nom qu’il s’est choisi il y a quelques années, et qui connote dans sa langue natale une bien sombre nature) Il est à vingt-et-un ans le plus jeune mage à avoir jamais siégé au conseil de la ville. Je me doutais bien qu’en arrivant ici il accomplirait de grandes choses, et le voir ainsi revêtir la longue robe rehaussée de broderies d’or (qu’il a choisie noire) symbole de notre rang, a été pour moi une grande satisfaction.&lt;br /&gt;
  D’ailleurs, même si cela signifie la complétude de ses études et l’entrée en tant que professeur, il m’a très clairement signifié ne pas vouloir donner de cours, et qu’il choisira avec grande minutie les quelques élus qui pourraient compter au nombre de ses élèves. Le connaissant, ça ne m’a pas surpris plus que ça, mais je suis tout de même déçu ; qu’un mage aussi brillant ne veuille enseigner est pour moi un réel gâchis. Malgré tout je me console en me disant que son insatiable volonté de savoir et sa connaissance approfondie des grimoires de la bibliothèque ne pourront que faire avancer la recherche en magie, si toutefois il était enclin à partager ses découvertes de savoirs très certainement oubliés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Autres mentions ===&lt;br /&gt;
* [[Enguérôme de Tourmol]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Salmir_Saladjinn&amp;diff=732</id>
		<title>Salmir Saladjinn</title>
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		<updated>2023-03-26T12:27:03Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Photo=[[Fichier:Salmir.jpg|200px|center]]&lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Salmir&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = Salmir Saladjinn&lt;br /&gt;
|Alias = &lt;br /&gt;
|Naissance = 1110&lt;br /&gt;
|Décès = En vie&lt;br /&gt;
|Activités = Mage télékinésiste, Membre du conseil des Mages de Trost&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
==Biographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Salmir siégeait au prestigieux [[conseil des mages]], la plus puissante organisation humaine de magie.&lt;br /&gt;
Il était le plus jeune mage de l’histoire à être rentré dans ce cercle très fermé, réservé aux plus puissants archimages de la ville. &lt;br /&gt;
Salmir était télékinésiste pour une raison simple : c’était l’une des manières les plus pures d’utiliser son énergie cognitive, et donc l’une avec le moins de déperdition de puissance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est un des rares rescapés du conseil des mages de Trost, dont la plupart des membres ont péri dans un attentat à la bombe, faisant exploser la tour du conseil, et marquant le début de la guerre de Perrasie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Mentions ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Extraits de journal de [[Cérès]], mentor de Salmir et maître du [[conseil des mages]], à son sujet : ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mémoires de Cerès, maître du Conseil des Mages de Trost, le 24 Avril 1112&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
  Ce matin, peu avant que midi n’ait sonné, on m’amena un jeune garçon. Les messagers disaient qu’on le leur avait confié bien aux confins du sud, dans le désert de Khaari, afin qu’il soit présenté à la tour des mages.&lt;br /&gt;
  Il semble avoir moins de 6 ans. Ce garçon me trouble, pas seulement à cause de son regard, mais aussi par ce qu’on m’a dit savoir sur lui ; ses parents ont tout fait pour le protéger de lui même et des gens de son village, peu habitués à la manifestation de la magie -qui l’est réellement, à par à Trost? -, mais il semblait prendre plaisir a effrayer les autres enfants en faisant léviter des objets par dessus leur têtes, m’a t’on dit. La nature humaine est ainsi faite qu’a un être rejeté s’offrira plusieurs choix afin de se prémunir de l’autre : la fuite ou la confrontation ; il semblerait que l’enfant ait facilement choisi la deuxième option, a moins qu’il y ait été poussé ?&lt;br /&gt;
  Ne pouvant vraisemblablement plus assumer d’être les géniteurs d’un tel être, et cédant sous la pression de leurs voisins apeurés, ils laissèrent l’enfant a un relais de caravaniers, avec en tout et pour seul bien un peu d’argent et une lettre, mentionnant ce que j’avais déjà appris des voyageurs. Elle renseignait aussi son nom : Salmir.&lt;br /&gt;
  Une telle arrivée est relativement peu courante au sein de la Tour ; bien souvent ce sont de grandes familles qui confient a nos soins leurs enfants, désireuses de pouvoir compter un mage dans leur arbre généalogique, et ce même si le rejeton ne possède aucune prédisposition. Il est ainsi rare que par ce procédé le nouvel élève développe la moindre capacité ; il faut une réelle volonté pour y parvenir. Il est encore plus rare que ces dons se manifestent d’eux même.&lt;br /&gt;
  Cet enfant est promis a un grand avenir, qu’il provoque le mal ou décide de faire le bien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
***&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mémoires de Cérès, le 30 Juillet 1125&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
  Le garçon a grandi, il est à présent un jeune homme de 15 ans, toujours aussi sombre et pensif. Il a fait montre ces dernières années d’un don prodigieux pour l’étude de la magie et sa pratique, et rare sont les fois ou je ne le crois pas plongé dans l’étude d’un épais grimoire, ou dessinant des pentacles pour s’exercer. C’est un garçon très appliqué. Malgré tout, je suis inquiet pour lui. Depuis son arrivée il y a maintenant presque dix ans, il ne semble pas avoir noué le moindre lien avec les autres élèves, et s’applique a garder a distance toute relation qui ne lui soit profitable, a savoir n’ayant pas trait a la magie et son étude. Les seules personnes a qui il adresse la parole sont ses professeurs, qu’il presse bien souvent de questions à la fin des cours. Je ne le vois que très rarement quitter l’Académie pour aller faire un tour en ville, une activité bien courantes parmi les élèves de son age ; ils sont désireux de découvrir le monde et de trouver de multiples moyens d’aider les citadins dans leur vie de tous les jours. Malgré tout cela, il y a bien longtemps que je n’avais pas vu un élève aussi brillant, et je suis heureux de constater l’absence « d’incident » provoqué par lui, si courant pourtant chez les jeunes étudiants désireux de tester leurs limites.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
***&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
mémoires de Cérès, 27 septembre 1131&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
   Aujourd’hui, j’ai présidé la cérémonie d’intronisation de Salmir au sein du conseil des mages. (A présent Salmir Saladjinn, un nom qu’il s’est choisi il y a quelques années, et qui connote dans sa langue natale une bien sombre nature) Il est à vingt-et-un ans le plus jeune mage à avoir jamais siégé au conseil de la ville. Je me doutais bien qu’en arrivant ici il accomplirait de grandes choses, et le voir ainsi revêtir la longue robe rehaussée de broderies d’or (qu’il a choisie noire) symbole de notre rang, a été pour moi une grande satisfaction.&lt;br /&gt;
  D’ailleurs, même si cela signifie la complétude de ses études et l’entrée en tant que professeur, il m’a très clairement signifié ne pas vouloir donner de cours, et qu’il choisira avec grande minutie les quelques élus qui pourraient compter au nombre de ses élèves. Le connaissant, ça ne m’a pas surpris plus que ça, mais je suis tout de même déçu ; qu’un mage aussi brillant ne veuille enseigner est pour moi un réel gâchis. Malgré tout je me console en me disant que son insatiable volonté de savoir et sa connaissance approfondie des grimoires de la bibliothèque ne pourront que faire avancer la recherche en magie, si toutefois il était enclin à partager ses découvertes de savoirs très certainement oubliés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Autres mentions ===&lt;br /&gt;
* [[Enguérôme de Tourmol]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Arc_de_la_R%C3%A9sistance&amp;diff=731</id>
		<title>Arc de la Résistance</title>
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		<updated>2023-03-26T12:20:00Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : /* Personnes rencontrées */&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;{|class=&amp;quot;wikitable&amp;quot; style=&amp;quot;background-color:#ffffcc; text-align: center;&amp;quot; cellpadding=&amp;quot;10&amp;quot;&lt;br /&gt;
|&#039;&#039;&#039;Les informations contenues sur cette page sont recueillis des mémoires, journaux, et interviews auprès de personnes fiables. Ces informations ne peuvent être prises à elles seules comme une réalité historique.&lt;br /&gt;
|}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Arc de la résistance raconte les évènements passés entre la naissance de la résistance Perrasienne à Boissot en Boquéron, et le début de l&#039;expédition de Bragorn mené par le général Farlain. Chronologiquement, elle se déroule entre [[Gargillon I : Le conseil de Tamendil]], et [[Gargillon II : Le cœur de Tamendil]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Protagonistes principaux == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Eskar de Sals]]&lt;br /&gt;
*[[Murmure des Bois]]&lt;br /&gt;
*[[Félonariel]]&lt;br /&gt;
*[[Pestus Krokenstein]] &lt;br /&gt;
*[[Silf Vahanian]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Personnes rencontrées == &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Mickaël Gratz]]&lt;br /&gt;
*[[Sohn Vif Argent]]&lt;br /&gt;
*[[Oroa Plumovent]]&lt;br /&gt;
*[[Méron]] &lt;br /&gt;
*[[Galt de Brestor]]&lt;br /&gt;
*[[Seyr Dratgol]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Chapitres ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
*[[Étincelle de Volte-Face]]&lt;br /&gt;
*[[D&#039;Yrelia à Port-Clérus]]&lt;br /&gt;
*[[Effondrement]]&lt;br /&gt;
*[[Espoir et Dignité]] &lt;br /&gt;
*[[Origines]]&lt;br /&gt;
*[[Pivot et Volte-Face]] &lt;br /&gt;
*[[Retour à la réalité]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Ysma%C3%ABl_le_Corbeau&amp;diff=730</id>
		<title>Ysmaël le Corbeau</title>
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		<updated>2023-03-26T11:50:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Photo = &lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Ysmaël&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = Ysmaël&lt;br /&gt;
|Alias = &lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès = En vie&lt;br /&gt;
|Activités = Diplomate, gouverneur&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
== Histoire d&#039;Ysmaël (soumise par le joueur) ==&lt;br /&gt;
=== Trois nouvelles cicatrices ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Croa ! C’est le dernier ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	...Le corps de Neker gît maintenant sur le sol de la tente centrale. Le putsch pour me renverser a échoué. Je n’ose pas regarder son cadavre. Je viens de tuer celui que je considérais comme mon frère. Voilà des mois que je recherchais le traître de ma tribu. Travaillant en secret pour le clan Sil’me, il était là en permanence à mes côtés. Tapi et sournois, et me soufflant sans cesse d’être moins virulent et d’accepter de me soumettre aux Valduriens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Je suis le seul survivant de cette attaque, d’autres traîtres vont venir. Comment pourrai-je accepter de courber l’échine face aux assassins de mon ancêtre Ak’mar ? Le pacte de Torv-Nibtira est une vaste supercherie. Nos Terres diminuent de plus en plus à mesure que la Capitale naine s’agrandit. Un pacte de paix ? Alors pourquoi aucun d’entre nous ne fait partie du Conseil du Roi Nain ? Nous n’avons le pouvoir en rien !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Dernier descendant des Tam’ir, seul et sans allié, je n’ai d’autre choix que de m’exiler...  Mais…je n’oublie pas. La rancune a les dents acérées.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Croa ! Tôt ou tard, ils devront payer… »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Trois. C’est le nombre de scarifications que je vais devoir rajouter sur mon bras. Bien que je trouve cette vieille tradition désuète, ces cicatrices me rappellent tous les jours, les sacrifices que j’ai dû faire au nom de la Liberté.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Une longue retraite ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	… Cela fait maintenant une dizaine d’année que je me suis éloigné des miens. Bien loin des miettes que daignent-nous laisser les autres peuples. La Rage a été un puissant moteur pour bâtir une hutte confortable. Si dans les premiers mois de cette retraite forcée, la Colère et l’Injustice coulaient dans mes veines, je me suis rendu vite compte que la Solitude m’a permis de me retrouver avec moi-même et de me fortifier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Croa ! Sois plus réfléchi, moins prompt à la Haine. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Aucune nouvelle cicatrice n’a fait son apparition sur mon bras. Ma hache de combat est maintenant accroché au dessus de l’âtre, souvenir des combats passés. Niché à l’orée d’un bois et avec la douce musique permanente de l’écoulement d’un ruisseau, j’aspire à une vie simple et tranquille. Cette vie d’ermite a visiblement pansé mes rancunes et mes longues séances de méditation m’ont rapproché de la Nature. Je suis en Paix. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Croa ! Le Destin aime se jouer de nous. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L’Appel de Kahn-Brava ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’était la première journée ensoleillée depuis des jours. Les tempêtes semblent plus fréquentes et surtout plus violentes ces temps-ci. Alors que je faisais le point sur les dégâts que la dernière tempête avait causé, un cavalier arriva en trombe jusqu’à moi. Malgré des années de paix, instinctivement, je me tenais sur mes gardes, prêt à bondir et à me défendre à la moindre menace. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Croa ! Tu n’as rien perdu de tes réflexes. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	L’homme s’avérait être Jerald, un jeune coursier envoyé par un Général Arthonnien du nom de Témérion. Celui-ci transportait une missive.&lt;br /&gt;
Je décollais le sceau et commençais à lire le message. Le Général demande une trêve entre tous les Peuples, grâce à l’Appel de Kahn-Brava ; il y a d’après lui des étrangetés et de nombreux mystères hors de sa portée. Il craint que les hauts-rangs de la hiérarchie Arthonnienne soient infiltrés par quelque puissance obscure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Croa ! Sors de ton isolement. »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Le moment est peut-être venu pour moi d’avancer sur l’échiquier des grands du Pouvoir. Cela tombe bien, le prochain solstice est dans deux jours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Croa ! Allons-y pas à pas, un pion après l’autre ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le nouveau Gardien de Guern-Hal’i ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Première destination ; Guern Hal’i, le berceau sacré de nos ancêtres.&lt;br /&gt;
C’est ici que je trouverai l’ensemble des hommes-bêtes, se réunissant à chaque Solstice. Si je veux retrouver ma position d’antan, je ne peux pas y arriver seul, je dois faire entendre raison à l’ensemble de notre peuple.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Croa ! Le moment est venu de les surprendre ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Mon arrivée a été des plus théâtrales. Je suis intervenu en toute fin de cérémonie, alors qu’une fois de plus, allait être élu un membre du Clan Sil’me ; avec toujours comme objectif de servir d’intermédiaire avec le royaume Nain. Cela en était trop, toute la Haine que j’avais enfoui ressortait dans un discours enflammé. Ces longues années de méditation ont le mérite de m’avoir enseigné la Patience. J’arrive maintenant à faire passer mes idées avec tacts. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Croa ! D’un traître, le corbeau ne veut pas ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Afin de contrer le pacte de Torv-Nibtira, je propose de ne plus subir les décisions des autres races et de devenir enfin nos propres Maîtres en entérinant le pacte des sauvages : nous allons rejoindre nos frères Orcs et leurs amis qui comme nous subissent depuis trop longtemps les soi-disant races évoluées ! Personne ne nous dictera plus notre conduite ! Nous ferons valoir nos droits en tant que peuple libre !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Croa ! Corbeau noir, sombre orateur ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	C’est avec ces quelques idées simples que je suis devenu le nouveau Gardien de Guern-Hal’i.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Les adorateurs de Nibtira le Rouge-gorge étaient abasourdis d’un tel changement. Aucun d’entre eux n’avait senti le vent tourner. Et à me voir sourire, mes ennemis d’hier tressaillent, car ils comprennent que je suis de retour.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Croa ! Les corbeaux ne vont pas avec les pies ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== De sombres murmures ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Voilà trop longtemps que nous sommes isolés... Considéré par tous comme un peuple sauvage...      L’Appel de Kahn-Brava a été entendu et je ne resterai pas cloîtré dans ces terres. Fort de ma nouvelle position, je compte bien aller écouter ce que ce maudit Général Témérion a à me dire...et découvrir de mes propres yeux cette soi-disant civilisation humaine.      &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Croa !  Les corbeaux volent là où est la charogne. »      &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	Ne craignez pas d&#039;avancer lentement, craignez seulement de rester sur place...Voilà ce que je ressasse jour après jour à ceux qui ont choisi de me suivre. Il ne reste plus qu&#039;à espérer qu’une majorité d’hommes-bêtes et de peaux-vertes se rallient à ma cause…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	…De toute façon, je ne suis jamais seul...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
	...Ce maudit Corbeau est toujours dans les parages !      &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« Croa ! Il n’y a pas d’héroïsme sans cicatrices ! »&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Background soumis par le joueur d&#039;Ysmaël&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== &#039;&#039;&#039;(Nouvelle)&#039;&#039;&#039; [[contrepartie Ulule 2021]] ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;pre style=&amp;quot;color: red&amp;quot;&amp;gt; Avertissement : langage grossier &amp;lt;/pre&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Ysmaël a été désigné porte-parole des hommes-bêtes lors du dernier [[Guern Hal’i]], rassemblement biennal des tribus de la Réserve lors du solstice. Voulant donner une portée diplomatique à son peuple, il a soutenu la déclaration de guerre de l’Empire Nain et de la Fédération de [[Bragorn]] envers l’[[Arthon]], engageant les hommes-bêtes mais aussi leurs alliés, les orcs des terres du sud. L’action se situe un peu plus d’un mois plus tard, sur le front arthonnien de l’ouest, partagé par les Nains de l’Empire et les forces unies des [[Terres Libres]].&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je marche à travers l’avant-poste, l’air préoccupé. Les corbeaux tournent au-dessus du camp, depuis ce matin. La première offensive ne s’est pas bien passée, et la réunion à venir s’annonce chargée. Un homme-bête me rattrape pour marcher à mes côtés. Il s’agit de Ralkan, l’un des chefs qui a accepté de me suivre dans la guerre. Un brave gars, Ralkan. Ma décision de rejoindre le conflit arthonnien est loin d’avoir faite l’unanimité, à la Réserve. Beaucoup se sont désengagés ; pas lui.  Son clan est l’un des plus puissants, je suis heureux qu’il soit là. Il est populaire, charismatique, fédérateur. J’ai besoin de gens comme lui pour asseoir ma légitimité.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ysmaël ! Qu’est-ce que tu vas leur dire ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me retourne vers lui.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Qu’est-ce que tu veux que je leur dise ? C’est aux Nains d’assumer ce qui s’est passé. Nous, on est là pour aider. Ce bourbier, c’est le leur, pas le mien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Non Ysmaël. Je t’ai suivi parce que tu m’as promis une guerre facile et rapide. Si ça continue comme ce matin, on va tous mourir ici.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je lui mets la main sur l’épaule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je ferais tout pour que le plus des nôtres rentrent sain et saufs, c’est mon premier objectif, crois-moi. Je ne laisserai pas le massacre de ce matin se répéter.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— J’espère que tu dis vrai. Mes hommes ne sont pas prêts à mourir ici, certainement pas pour des Nains, et j’en ai déjà trop perdu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je décroche l’amulette que je porte autour du cou, et je la passe autour du sien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Cette amulette porte la bénédiction d’Akmar le Rouge. Je te la donne pour que tu te rappelles que son esprit est à tes côtés, comme aux miens. Nous sommes ici pour le salut de notre peuple, ne l’oublie pas. Nous serons plus forts que les Arthonniens, plus rusés que les Nains, et nous quitterons cette guerre, vivants et victorieux, dans moins d’un mois, je te le promets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Pour mon salut comme pour le tien, prions que tu aies raison. Je t’ai défendu, à la Réserve, quand tu as annoncé la guerre, mais si nous ne revenons pas la tête haute, je ne pourrais plus rien faire pour toi…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je lui rends une franche accolade amicale pour le remercier, et je passe seul à l’intérieur de la tente de commandement pour m’asseoir à la table de réunion avec les autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Tout le monde est là, assis autour de cette nappe rudimentaire, l’air grave et les yeux fuyants. Des regards en chien de faïence partout, et tous les bras sont croisés ou appuyés lourdement sur la table. Dans la tente, pas un bruit, si ce n’est ceux du dehors, ces corbeaux qui croassent toujours plus, et puis ce pan de l’entrée qui ballotte à chaque courant d’air. On fait de beaux alliés, tiens ! À croire qu’on a besoin que l’émissaire Arthonnien se pointe pour que l’atmosphère se détende.&lt;br /&gt;
Un sacré fiasco, cette offensive. On avait l’orgueil du nombre, mais les bougres étaient préparés. Deux ans qu’ils s’attendent à se faire cueillir, les Arthonniens. Deux ans que leur armée s’est rodée à la guerre. Une chaîne logistique impeccable, des soldats compétents et organisés... On avait l’air de quoi, nous autres, incapables de nous mettre d’accord. Les Nains sont têtus et trop sûr d’eux ; les tribus sous mes ordres ne m’écoutent qu’une fois sur deux... Moi, ça m’est égal. J’ai honoré ma part du marché : mes troupes sont ici, comme promis. J’ai rien de spécial contre les Arthonniens. Leur chef, le Grand Ministre, certes, c’est un sacré sale type. Ça me dérangerait pas de voir sa tête sur une pique, à ce guignol. Du reste, si je suis là, c’est pour faire bonne figure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je ne connais pas tout le monde autour de la table. Il y a Hector, le jeune prince des De Vulqat, une grande famille de l’Empire Nain. Il tire la tronche, comme les autres. C’est à dire qu’on cherche tous un responsable. Quelqu’un doit assumer la responsabilité de la branlée qu’on s’est prise, c’est comme ça. Les chefs de guerre… Ils ont trop d’ego, trop de fierté à faire valoir, personne ne fera le premier pas. Je comprends ça bien : je sais que mes gars étaient les premiers à être aux fraises. Il faut les comprendre, la guerre comme ça : une ligne de front, des soldats en armures, des batailles rangées dans des champs dégagés, ils ont jamais vu. Chez nous, on se fout pas sur la gueule comme des barbares, à se foncer dans le gras en courant en ligne droite jusqu’à ce que l’un des côtés s’enfuie ou se fasse piétiner parce qu’il s’est trop enfoncé dans la boue pour y arriver. Putain de peuples « civilisés », je vous jure… C’est sûr que mes pauvres tribaux, ils sont perdus, ici. Je sais bien tout ça, et pourtant, jamais je ne l’admettrai. Les hommes-bêtes doivent se montrer forts et dignes de confiance. Hors de question qu’on soit le bouc émissaire de cette histoire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En face de moi, les petits yeux noirs et perçants de Loksir de Vulqat, un seigneur de guerre de l’Artagne venu épauler Hector, me sondent avec dédain. Une teigne, ce gars. Il lui ressemble un peu, à Hector, au détail qu’il a pas la moitié de son intelligence ni le quart de son capital sympathie. Il me soupire au visage à travers sa barbe broussailleuse.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Si c’était pour un cirque pareil, vous auriez mieux fait de rester dans vos taudis. C’est la guerre, ici, pas un défilé de bêtes de foire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je haussai un sourcil. Des bêtes de foire. Le petit gars aime jouer avec le feu, j’ai déjà fait rouler des têtes pour moins que ça. J’allais me lever, renverser la table de réunion et saisir le courtaud par la ridicule rondelle qui lui tenait office de cou. Je l’aurais soulevé du sol, le serrant juste assez fort, juste assez longtemps pour voir ses joues grasses s’empourprer, ses yeux s’exorbiter et l’écume venir mousser au coin de sa bouche, parce qu’on insultait pas mon peuple ainsi, certainement pas en ma présence. Mais j’ai vu Hector, du coin de l’œil, qui me faisait signe de garder mon calme. Je lui dois bien ça, il a intercédé en ma faveur pour faire reconnaître l’indépendance de la Réserve. Je me contente alors de lui sourire et de lui répondre d’un calme maîtrisé :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous avez raison, ce n’est pas un défilé de bêtes de foire, et heureusement pour vous : on y refuse les enfants de moins de quatre pieds de haut.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Loksir rougit de colère, presque autant que si je l’avais réellement étranglé. Se moquer de la taille d’un Nain. C’était bas, tout autant que de comparer un homme-bête à un animal curieux. Voilà où en était réduit le niveau de nos discussions. À ce stade, ne valait-il pas mieux d’en venir directement aux poings ? Je me pose encore la question : dans ce genre de circonstances, le langage me semble être un outil de communication bien plus grossier.&lt;br /&gt;
Le nain enrage, se lève de sa chaise, les mains posées sur la table et le corps penché en avant.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Lève-toi un peu et répète-moi ça en face, pour voir, fulmine-t-il.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je ne vais pas me lever alors que vous êtes assis, ce ne serait pas correct.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
À mon grand plaisir, il se montre confus par ma remarque, et se sent obligé de préciser :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mais je ne suis pas assis, je n’attends que toi ! À moins que les gens de ton espèce aient de trop grandes difficultés à se tenir sur leurs pattes arrières.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me lève alors avec toute la nonchalance que je pouvais feindre, pour ajouter d’un ton désinvolte en le surplombant de toute ma taille :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Oh, mais c’est vrai que vous êtes debout. Navré, je n’avais pas vu pas la différence.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’entends Hector soupirer de dépit. Je ne le regarde pas, trop occupé à soutenir le regard mauvais du chef de guerre Nain. Les autres autour de la table n’interviennent pas, de peur que l’altercation n’évolue en une bagarre incontrôlable. Certains dorment ici, ce soir, et nous n’avons pas de tente de commandement de rechange. Et puis : quel exemple pour les soldats, dehors, dont le moral est déjà au plus bas ! Personne n’a intérêt à mettre de l’huile sur le feu. À part peut-être moi : j’ai passé trop de temps à jouer les mielleux pour les intérêts des miens, et je ne verrais pas d’un mauvais œil une occasion de me dérouiller les poings. Dehors, encore les corbeaux. On les entend de plus en plus proches, il me semble.&lt;br /&gt;
Un soldat entre dans la tente et marque un mouvement de recul, comme heurté physiquement par le nuage orageux qui semble crépiter au-dessus de nos têtes. Il reprend cependant rapidement sa contenance.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— L’émissaire Arthonnien est arrivé, nous dit-il timidement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Hector répond par un signe, on laisse entrer l’Arthonnien, Loksir et moi nous rasseyons.&lt;br /&gt;
Le type a de l’allure : un chevalier, dans une belle armure qui ne brille plus. Elle a beaucoup servi, et elle est bien entretenue : c’est comme ça qu’une armure devient belle. Il avance, il tire une chaise lui-même, il s’y vautre, il souffle un coup. Il s’est faufilé dans le nuage comme si c’était rien, à l’aise. Il retire son casque, il nous regarde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Merci d’avoir accepté une entrevue d’égal à égal, entama Hector.&lt;br /&gt;
Je réprime un ricanement. D’égal à égal. Ce n’est pas comme des égaux que le chevalier nous dévisage; son regard porte toute la consternation de l’adulte qui peine à appréhender combien son môme avait dû être stupide pour lui pondre une connerie pareille. On est douze, il est seul, et c’est lui qui est en position de force. Il a beau être au beau milieu du camp ennemi, il est chez lui. Si nous sommes là, c’est seulement parce qu’il le veut bien. Il n’avait pas encore dit un mot, mais c’était déjà limpide pour presque tout le monde. Presque. Loksir avait de la vapeur qui lui sortait des oreilles. Je l’avais enragé comme un chien stupide, et il s’apprêtait à aboyer sur la mauvaise personne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Dites, je vous dérange ? C’est un honneur qu’on vous fait de vous recevoir, vous pourriez montrer un peu de respect. Vous êtes chez l’ennemi, ici, vous devriez nous craindre.&lt;br /&gt;
Le chevalier lui rend une œillade curieuse et extrêmement calme. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— J’ai toujours eu un grand respect pour votre peuple, sire, lui dit-il.&lt;br /&gt;
Mais ? A-t-on envie d’ajouter. Il ne poursuit pourtant pas sa déclaration, nous laissant tirer nos propres conclusions quant à l’insulte que dissimulait son compliment. Au lieu de cela, il sort son épée, il la jette sur la table.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Voilà. Commente-t-il. Vous savez ce que je viens de faire ?&lt;br /&gt;
Loksir tente de dissimuler sa confusion, c’est visible. S’il s’agit d’une coutume arthonnienne symbolique, il ne la connaît pas. Le chevalier le libère de sa gêne et poursuit :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je suis le capitaine Jonas Elwindor, et je viens de sortir mon épée à l’est du Dragon de Pierre, pour la deuxième fois seulement en vingt ans de carrière. La première fois, c’était tout à l’heure, sur le champ de bataille, quand pour répondre à votre petite incursion on m’a appelé en renfort. Vous voyez mon épée ? Regardez mon épée !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il la pointe du doigt avec insistance. Elle est à l’image de son armure. De bonne qualité, elle a été aiguisée tant de fois que le fil en est devenu légèrement concave. On peut y voir tout du long des dents, des accrocs trop profonds pour avoir été complètement récupérés à la meule. Le pommeau était taché, à plusieurs endroits : le cuir était imbibé de sang et de sueur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— J’aimerais vous dire que cette épée est celle sur laquelle j’ai juré de protéger mon peuple, mais j’en ai cassé tellement depuis mes vœux qu’il faudra passer outre. Qu’importe, car cette épée, comme toutes celles que j’ai porté avant elle, n’a qu’un seul but : affronter les créatures horribles qui se terrent de l’autre côté de ce mur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il pointe derrière lui, à travers l’épaisse toile de tente, dans la direction approximative du Dragon de Pierre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vingt ans qu’avec mes hommes on affronte l’enfer, pour la tranquillité des nôtres, mais aussi des vôtres, habitants de l’Empire. Vingt ans contre des monstres de parfois presque trois mètres de haut ; des carapaces plus dures que vos armures, des griffes plus acérées que vos meilleures lames, rusés, discrets, perfides comme personne, le tout dans un des environnements les plus hostiles du continent. Un seul de ces monstres peut mettre en pièce un régiment entraîné, et ils sont capables d’organiser des battues à plus de cinquante. Voilà ce que je crains, messire Nain, et certainement pas vous. Je devrais voir votre présence ici sur nos terres comme une offense ; ce n’est pas le cas, car vous n’êtes pas mes ennemis. Ce que je vois comme une offense, c’est que vous m’ayez contraint d’avoir depuis ce matin le sang des vôtres sur ma lame. Ce que je vois comme une offense, c’est de devoir être ici à parlementer pour des enfantillages fratricides alors que le Dragon de Pierre est déjà exsangue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous admettez que vous êtes faibles, alors, ajoute Loksir, fier de lui, qui ne comprend décidément rien à rien.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ne confondez pas lassitude et faiblesse, messire Nain, lui répondit-il avec un regard d’acier. Oui, mes hommes sont fatigués, épuisés même, je n’ai pas peur de le dire. Oui, mes hommes n’ont pas envie de se battre, certainement pas contre vous. Sont-ils faibles pour autant ? Commettez une seconde fois l’erreur de le penser, je vous en prie. Nous sommes habitués au pire, ici. Ce serait triste d’en arriver là, mais vous ne prendrez pas un pouce de terres autour de notre muraille, dussiez-vous y investir toutes vos ressources militaires. Même au bord de l’épuisement, un de mes hommes en vaut dix des vôtres. Au regard de leur quotidien, un jour passé à vous affronter, c’est un jour de repos.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’était donc ça, le secret de la farouche résistance du front de l’ouest ! L’armée Arthonnienne était allée dépêcher les vétérans du Dragon de Pierre. C’était une très mauvaise nouvelle : puisqu’ils étaient réputés pour n’avoir que des relations assez distantes avec le reste de l’armée, l’on pensait, peut-être assez naïvement, qu’ils seraient restés à l’écart du conflit pour garder leurs positions. L’Arthon était une bête sauvage acculée, et il était idiot de croire qu’elle ne sortirait pas bec, ongles, dents et griffes pour se défendre. Je dois l’admettre, j’ai un respect bien plus grand pour ce chevalier ennemi que pour les trois quarts de mes soi-disant alliés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Nous n’avons rien contre vous et votre mission, fier chevalier, tente de rattraper le Prince Hector. Restez sur le Dragon de Pierre et aucun mal ne vous sera fait. Nous pourrions même assurer votre ravitaillement et vous aider à tenir face aux Karaxxides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous voulez qu’on se rende gentiment complice de votre marche sur notre pays ? Demanda Jonas, incrédule.&lt;br /&gt;
Hector hésita, et hocha la tête.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Oui, c’est précisément ce que je vous demande. Comme vous l’avez dit, votre mission est trop importante pour perdre du temps à nous affronter. Laissez-nous gérer nos conflits politiques, et nous vous aiderons à gérer les vôtres. Avec les moyens et la technologie de l’Empire, les défenses du mur pourraient bien bénéficier et non pâtir de cette guerre.&lt;br /&gt;
Le capitaine Elwindor se met à ricaner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Si seulement c’était si simple. Si vous aviez des hommes et des armes à nous filer pour nous aider, il fallait y penser avant de nous déclarer la guerre. Tout d’un coup, vous vous sentez responsables ? Le mur ne s’est pas bâti en un jour ; vous étiez où, avant ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je… Faites-en ce que vous voulez, mais ma proposition est pourtant sincère, réfléchissez-y. Vous ne méritez pas de mourir pour vos dirigeants, ajoute tout de même Hector pour rester digne.&lt;br /&gt;
Une main se pose bruyamment sur le dossier de chaise du capitaine Elwindor. Un homme était entré discrètement dans la tente pendant les discussions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous entendez, Capitaine ? Il est sincère, vous devriez y réfléchir, répète l’homme d’un ton grinçant. Le prince des Nains n’a qu’une parole, c’est bien connu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l’ombre, je ne pressentais que sa silhouette, mais j’aurais reconnu sa voix entre mille. Le baron Barracus de Vayn s’avance alors dans la lumière, vêtu simplement de son éternel veston porté ouvert, qui laissait apparaître son torse poilu. Il s’assoit en travers d’une chaise, étale ses jambes qu’il croise sur la table, et débouche une bouteille de vin pour se servir. Il lève son verre pour saluer les gens qu’il connaît.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Salut, Hector. Salut Ysmaël. Salut aussi, tous les connards.&lt;br /&gt;
Autour de la table, on s’échange des regards.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Mais enfin, c’est qui, ce type ? Qui l’a laissé rentrer ?&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je suis le baron Barracus de Vayn, et ne posez pas de questions auxquelles vous ne voulez pas avoir de réponse, répond le baron en se relevant de sa chaise pour déambuler dans la tente, faisant mine d’en inspecter les toiles, toujours son verre à la main. C’est pas mal, ici, poursuivit-il. Ça manque de quelques filles, d’alcool et de décorations cependant, si vous voulez mon avis. Il inspire bruyamment. Pouah ! Et puis, ça renifle ! Il faut aérer de temps en temps, vous baignez dans votre jus, les gars.&lt;br /&gt;
Je me lève pour lui répondre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Qu’est-ce que tu veux, Barracus ? Qu’est-ce que tu fais ici ?&lt;br /&gt;
Il fait tourner son verre dans sa main, et regarde le vin s’y agiter, l’air pensif. Les corbeaux s’en donnent à cœur joie, dehors. Je les entends se voler dans les plumes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Oh, pas grand-chose, je passais dans la région, et je me suis dit que j’allais passer rendre visite à de vieux amis. Après tout, vous qui avez fait l’effort de vous déplacer, ça aurait été dommage de ne pas vous rendre la politesse, n’est-ce pas ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Tu le connais, Ysmaël ? Me demande un chef de guerre Nain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Il était à Kahn-Brava pour représenter les Arthonniens. C’est grâce à lui qu’on a pu récupérer le prince Jolyor sain et sauf, notamment.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Barracus secoue la tête en m’écoutant, un sourire démesuré lui déforme le visage.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ah, Ysmaël, mon cher Ysmaël. J’en ai vu, des belles putains dans ma vie, mais toi, tu es ma préférée. J’en ai vu, des salopes opportunistes, qui sucent à tous les râteliers, mais alors toi, tu en as fait un art de vivre... Alors c’est pour ces bande-froids que tu m’as trahi ? Dis-moi honnêtement, ça valait le coup ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Barracus, tu veux vraiment qu’on règle ça ici ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ta gueule. Tu me fais pitié. Je pensais que t’avais des couilles.&lt;br /&gt;
Il se tourne vers le reste de l’auditoire et me pointe du doigt en sortant un document froissé.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ce torchon porte la jolie signature de votre camarade. Vous savez ce que c’est ? Un pacte de non-agression, un putain de pacte de non-agression ! Il lui a pas fallu plus que de se rendre compte qu’il était tout seul de notre côté pour aller se ranger gentiment avec les autres quelques heures après avoir signé. Tous des  gros lâches, tous autant que vous êtes ! Pour s’allier avec des Nains, en plus ! Les mêmes qui persécutent son peuple depuis des centaines d’années. Putain, vous me faites gerber.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il roule le traité que j’avais ratifié, il l’enflamme avec une bougie, et il s’en sert pour pour allumer sa pipe, puis il le jette derrière lui pour le laisser finir de brûler sur le sol.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— J’ai fait ce qu’il fallait pour assurer l’avenir de mon peuple, lui répondis-je.&lt;br /&gt;
J’étais prêt à accepter ses insultes. Je n’avais rien contre Barracus, et sa colère était légitime. Ce parjure, que j’avais fait en connaissance de cause, m’en avait coûté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il éclate de rire, et disparaît un instant dans les épaisses volutes de fumée de sa pipe.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— T’as vendu ton peuple et ses terres aux enchères, voilà ce que t’as fait ! Pendant que t’es là, à te branler en groupe avec tes nouveaux potes Nains, qu’est-ce que tu crois qu’ils font, là-bas, maintenant que la Réserve n’est plus protégée ? Les chercheurs d’or de Valdur, la Guilde des marchands, tout le monde ! J’en entends parler jusqu’au port de Mesphota : un trésor, y’a qu’à se baisser pour se servir !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Mon peuple est capable de se défendre face aux envahisseurs. Que les chercheurs d’or viennent, ils seront bien accueillis.&lt;br /&gt;
Barracus marque une pause, incrédule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est ça que tu ne comprends pas, chérie. Ils sont déjà chez toi, et tu n’es pas là pour les accueillir. Tu es ici, forcé de mener une guerre qui ne te concerne pas, pendant que tes terres se font piller. Personne ne se bougera le cul pour les défendre à ta place, t’as saisi, ça ? Tu peux tourner ça comme tu veux, tu t’es fait enculer sur toute la ligne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ça suffit, Barracus, intercéda Hector. Je suis reconnaissant de ce que tu as fait pour Jolyor, mais le cadre de cette guerre te dépasse, n’en fais pas une affaire personnelle.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Au contraire, mon Prince, au contraire… Contrairement à vous, j’habite ici, cette guerre semble me concerner tout à fait personnellement. Vous avez voulu baiser Barracus de Vayn, assumez, maintenant. Vous savez pourtant bien que je ne suis pas du genre à ignorer ce genre d’avances.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des menaces. Cette fois, il va trop loin. Ça, je ne peux pas le laisser passer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Pour ce que ça vaut, je t’apprécie, Barracus. Mais mets toi en travers de ma route et ce sera ta dernière erreur, grondé-je, les poings serrés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il souffle du nez. Dehors, j’entends le bruit des corbeaux qui s’amplifie encore. Je ne les ai jamais entendu aussi excités. Il se passe quelque chose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Alors ça y est ? Ysmaël le Corbeau montre enfin son vrai visage plein de plumes ? Soit. Fais de ton mieux, vas-y, je t’en prie. Hâte de voir ce que tu me réserves, ne me déçois pas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ne sois pas ridicule. Tu viens ici nous insulter, seul et sans arme, au beau milieu de notre camp. Si j’étais toi, je descendrais d’un ton.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Barracus prend un air offusqué et s’approche du capitaine pour lui passer un bras au-dessus de l’épaule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est pas vrai, je ne suis pas tout seul. Regarde : il y a ce brave Jonas.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ne me mêle pas à ça, Barracus, je t’en prie, réponds le capitaine Elwindor en se désengageant de l’étreinte du baron, qui hausse les épaules et se dirige vers l’entrée de la tente.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Et puis… il y a tous ceux-là !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’un coup sec, il arrache le pan de l’entrée. Tout le monde se lève d’un coup. La fumée de la pipe de Barracus avait dissimulé l’odeur de brûlé, mais le camp était en feu. Les gardes en poste gisaient dans leur sang, égorgés, et les autres soldats avaient dû être assassinés dans leurs tentes. Je reconnais certains de mes hommes, montés sur des grands pals dressés à la va-vite, le mot «TRAÎTRE» gravé en lettre de sang sur leur poitrine. Au milieu de ce chaos, des hommes en armures noires, dont le plastron était simplement orné de la couronne d’or arthonnienne, nous dévisagent avec cruauté, perchés sur leurs chevaux. Barracus penche la tête en arrière pour finir d’un trait son verre de vin et le jette pour qu’il se brise sur le sol avant de rejoindre les cavaliers et de se hisser derrière l’un d’eux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Bienvenue en Arthon, Ysmaël ! J’espère que tu profites bien du paysage ! Il est offert avec les compliments de l’Escadron des Cendres ! Raille-t-il d’un ton vengeur avant de disparaître dans un nuage de poussière : l’Escadron prenait la fuite au galop.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le capitaine Elwindor a l’air aussi désemparé que nous. Les flammes du camp se reflètent dans ses yeux alors qu’il balaie du regard les sinistres trophées de l’Escadron des Cendres qui jonchent ses ruines.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est criminel… Ce n’est pas comme ça que l’on fait la guerre, ou alors on ne vaut pas mieux que les monstres de l’autre côté du mur, marmonne-t-il. Prince Hector ? Je vais réfléchir à votre proposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je les laisse discuter. Je m’approche de l’un des malheureux empalés, les dents serrées. C’était de là que venait le bruit des corbeaux : ils lui arrachent déjà le visage, attirés par la proie facile. Ils lui picorent les yeux, ils essaient de faire passer leur bec pointu au travers des grandes lettres de sang. Sous la volée de jais, je ne le reconnais pas tout de suite, puis je vois briller un instant son amulette, au creux de son cou, juste au dessus du mot TRAÎTRE. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Ralkan&#039;&#039;.&lt;br /&gt;
 &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cyan Malherbe, 2022&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
----&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Esm%C3%A9o_Farlain&amp;diff=729</id>
		<title>Esméo Farlain</title>
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		<updated>2023-03-26T11:26:53Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Esméo Farlain&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = Non communiqué&lt;br /&gt;
|Alias = Général Maussade&lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès = &lt;br /&gt;
|Activités = Général des armées de Bragorn&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Humain parmi les grandes personnalités elfes, Farlain détonne d’autant plus qu’il occupe actuellement le plus haut grade du pays, général des armées. Si ses compétences militaires font de lui un homme respecté par les escouades sur le terrain, même son amitié avec son prédécesseur, [[Ethoriel]] ne parviennent pas à couvrir la grogne populaire, qui se défit de lui, notamment en raison de ses origines. Son caractère taciturne, et son laconisme lui ont valu le surnom de “Général Maussade”. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs rumeurs circulent sur ses origines et les raisons qui auraient poussé un humain à résider et se battre pour les elfes, sûrement largement alimentées par ses détracteurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a dirigé une expédition jusqu&#039;à la vallée de Tamendil en juin 1137.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>Anselmo Estalian</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Anselmo&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = Anselmo Estalian&lt;br /&gt;
|Alias = Le poseur&lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès = En vie&lt;br /&gt;
|Activités = Mercenaire&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Soldat originaire d&#039;Arthon ayant traversé la Perrasie et participé à de nombreuses batailles.&lt;br /&gt;
En Arthon, il est considéré comme un déserteur par son capitaine, Jonas Elwindor. &lt;br /&gt;
Il a depuis été aperçu traversant la forêt de Bragorn aux côtés des mages [[Giléon Aenar]] et [[Salmir Saladjinn]] et a fait partie de l&#039;escouade accompagnant [[Murmure des Bois]] jusqu&#039;au Garg pour y ramener un mystérieux artefact, le coeur du Garg.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>Murmure des Bois</title>
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		<updated>2023-03-26T11:20:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Murmure des Bois&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = Murmure des Bois&lt;br /&gt;
|Alias = Fridolin&lt;br /&gt;
|Naissance = 1114 (24 ans)&lt;br /&gt;
|Décès = &#039;&#039; En vie &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Activités = Ranger&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Murmure des Bois, est un elfe affilié au clan du Renard et est né à Athéclis.&lt;br /&gt;
Malgré son très jeune âge, il s&#039;est illustré en tant que porteur du coeur du Garg, artefact du continent trouvé dans la vallée de Tamendil, qu&#039;il a ramené accompagné par d&#039;autres baroudeurs jusqu&#039;au volcan éponyme, le [[Garg]].&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Zalaad_Al_Bakr&amp;diff=726</id>
		<title>Zalaad Al Bakr</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Zalaad_Al_Bakr&amp;diff=726"/>
		<updated>2023-03-26T11:09:32Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Photo = [[Fichier:zalaad.jpg|200px|center]]&lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Zalaad &lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = Zalaad Al’Bark&lt;br /&gt;
|Alias = L’enfant du désert&lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès = &#039;&#039; En vie &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Activités = Vagabond&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Zalaad Al’Bakr est originaire du désert de Khaari.&lt;br /&gt;
Mystérieux voyageur, Zalaad est un homme qui a été aperçu errant en Perrasie peu de temps avant le déclenchement de la guerre civile perrasienne puis de sa conquête éclair par l&#039;Arthon. On l&#039;a également aperçu dans la vallée de Tamendil, parmi un groupe de réfugiés fuyant le conflit. Plusieurs témoignages concordent pour affirmer que cet homme existe bel et bien, mais à ce jour, personne ne connait ses objectifs ni ses allégeances.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Bj%C3%B6rn_Bj%C3%B6rnsson&amp;diff=725</id>
		<title>Björn Björnsson</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Bj%C3%B6rn_Bj%C3%B6rnsson&amp;diff=725"/>
		<updated>2023-03-26T11:02:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Photo = [[Fichier:bjorn_bjornsson.jpg|220px|center]]&lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Björn Björnsson&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = Björn Björnsson&lt;br /&gt;
|Alias = -&lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès = &#039;&#039; En vie &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Activités = Guerrier&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Björn Björnsson, est un guerrier originaire du Boquéron.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire de Björn dans la trame des jeux de rôle ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Enfance ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Björn Björnsson est originaire de Boquéron, non loin de Stérus. Le domaine de sa famille était d&#039;ailleurs voisin de celui des Mc Ivor, et le fils de cette famille, Archibald, était son grand ami et rival, du moins dans ses premières années. Peu après leur passage à l&#039;âge adulte, Björn et Archibald tombent, à la suite d&#039;un défi quelque peu casse-cou, sur une étrange pierre verte, à côté d&#039;un monument à la gloire d&#039;un certain Moldor Goddhart. La pierre était dotée de pouvoirs magiques, et les deux décident d&#039;un commun accord de ne pas l&#039;utiliser, et de l&#039;enterrer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Mariage des Nobstor ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le mariage des Nobstor est un point de rupture dans l&#039;histoire de Björn. Sur place, alors que les familles Björnsson, Mc Ivor, et Sylufer, entre autres, étaient présents, une troupe tout de noir vêtue massacre la grande majorité des participants, incluant ses parents. L&#039;un d&#039;entre eux portait un hachoir très reconnaissable. Les souvenirs de Björn concernant la fin du mariage sont confus, mais il se souvient d&#039;avoir vu Archibald en possession de la fameuse pierre verte, de l&#039;avoir prise dans ses mains, et de s&#039;être réveillé alors que tous les assaillants étaient morts ou dispersés. Dans l&#039;opération, il semble qu&#039;il aitaussi tué les parents d&#039;Archibald, brisant la pierre par la même occasion, dont l&#039;éclat avait totalement disparu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Errance et rencontre avec Liberté Dreemur. ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Désireux de fuir cet incident et les remords allant avec, Björn part sur les routes en quête d&#039;aventure.C&#039;est là qu&#039;il rencontre Liberté Dreemur, une Perasienne. Ils ne sont jamais devenus très proche, car Björn a longtemps fait mystère sur son passé, mais vivent de nombreuses aventures ensemble. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== 1137: expédition dans la Vallée de Tamendil ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la force des choses, Björn s&#039;enrôle dans une expédition pour repousser les Arthoniens dans la Vallée de Tamendil. Il a la surprise d&#039;y retrouver Archibald Mc Ivor, et essaye tant bien que mal de renouer un semblant d&#039;amitié avec lui. Lors du premier assaut, l&#039;expédition trouve les Arthoniens morts, et Björn tombe nez à nez avec une troupe entière de Valdur. Il réussit de justesse à se replier derrière les lignes de Bragorn. Durant l&#039;expédition, Björn commence modestement par se porter volontaire pour les missions d&#039;extraction de ressources. Alors que le général est absent, un orc du nom de Xenderk demande à entrer au camp de Bragorn, et Björn décide de le laisser passer si celui-ci le bat en duel. Il subit une défaite, mais réussit tout de même à gagner le respect de l&#039;orc, qui rejoint les forces de Bragorn. A peine le temps de se remettre de ses émotions, Björn doit gérer un autre problème: son amie,Liberté, est possédée par un esprit. Dans un effort pour essayer de l&#039;en guérir, il entreprend une expédition à Valdur avec quelques autres compagnons.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sur place, il rencontre le fameux Nunuzdrun, un Troll. Lorsqu&#039;un des membres de la compagnie du Dragon d&#039;Or lui propose de l&#039;affronter dans un combat à mains nues, il n&#039;hésite pas une seule seconde. Le Troll lui fait évidemment mordre la poussière, mais il ne se montre pas ridicule et le combat est, lui rapporte-t-on, très divertissant.De retour de cette expédition, Björn apprend qu&#039;une liste d&#039;assassinats a été retrouvée, portée par des hommes tout vêtus de noir. Il comprend alors que la secte qui est à l&#039;origine de la mort de ses parents et du drame du mariage des Nobstor est dans la vallée. A la suite d&#039;un mauvais coup qu&#039;il ne s&#039;explique pas encore, il tombe inconscient dans les buissons environnant le camp. Lorsqu&#039;il se réveille au matin, Björn se rend compte que cette déconvenue lui a permis de survivre à une invasion de zombies, et que le camp de Bragorn est en grande partie détruit. Plus tard et alors que la reconstruction du camp avance, il participe à une expédition pour attaquer un convoi Arthonien. Le convoi est cependant introuvable, et le château toujours désert, mais rendu inaccessible par la peste.Durant sa quête pour récupérer les ingrédients d&#039;un antidote, il fait la rencontre de Murmure Des Bois, un elfe sylvain, et décide de l&#039;accompagner pour l&#039;aider à récupérer une arme légendaire nécessaire à la récupération du Coeur du Garg, Minalos.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pour ce faire, il aide Murmure à divertir Lathem, un esprit espiègle et grand amateur de théâtre. Au cours de cet opération, il se lance dans une joute verbale avec Murmure, qui scelle leur amitié. Les deux compagnons réussissent à obtenir l&#039;arme, et passent un marché: Björn maniera la lance jusqu&#039;à ce que la vallée soit sauvée, puis celle-ci reviendra à Murmure.Dès lors, Björn décide de suivre Murmure partout où il ira pour tenter de sauver la vallée, cherchant à se montrer digne de l&#039;arme qu&#039;il manie. Après quelques affrontement avec des Arthoniens, il participe à la bataille finale contre Lune Sanglante, le fameux homme au hachoir. C&#039;est Archibald qui porte l&#039;estocade finale, et Björn lui donne l&#039;accolade. Après cette bataille, Björn assiste à nouveau Murmure dans l&#039;invocation d&#039;un esprit, qui en saurait beaucoup au sujet du Cœur du Garg. Avant qu&#039;il n&#039;ait pu réellement réfléchir à ce qu&#039;il est en train de faire, il se porte à nouveau volontaire et devient, avec Murmure, l&#039;un des 5 Porteurs du Cœur, qui eux seuls peuvent toucher le Cœur du Garg sans en souffrir les conséquences. Lors de la bataille finale pour la vallée, Björn protège Murmure alors que celui-ci récupère le cœur du Garg et s&#039;enfuit vers Valdur. Il en réchappe de justesse, et se promet de mener à bien sa mission de Porteur du Coeur, quoi qu&#039;il lui en coûte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Histoire de Björn dans la trame des romans ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
===&#039;&#039;&#039;(Nouvelle)&#039;&#039;&#039; [[Contrepartie Ulule 2021]]===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cette histoire se déroule dans la ligne temporelle des romans, qui diverge de celle des jeux de rôle et des événements Grandeur Nature. Le Björn de cette histoire n’a pas connu la même course des événements. Outre les quelques différences notables découlant directement de l’asymétrie de la trame, on remarquera également que la pierre trouvée par hasard en compagnie d’Archibald Mc Ivor dans sa jeunesse est ici un artefact depuis longtemps dans sa famille.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;lt;pre style=&amp;quot;color: red&amp;quot;&amp;gt; Attention : bien que n’étant volontairement pas contextualisée ou datée, cette nouvelle contient des informations qui pourraient divulguer certains éléments de l’intrigue du cycle Chroniques d’une famille de héros, étant donné qu’elle partage la même ligne temporelle. &amp;lt;/pre&amp;gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mon père enclencha le fermoir délicat de ses doigts calleux, et remonta le long de la cordelette jusqu’à se saisir de la pierre translucide aux doux reflets amande, la laissant glisser doucement au creux de sa main.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Tu porteras cette pierre, mon fils, comme ton père et ton grand père avant toi. Ainsi va la destinée des Björnsson. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Tu ne m’as toujours pas expliqué de quoi il s’agissait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est parce que je n’en sais rien, mon fils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Archibald m’a dit qu’elle était magique. Tu ne t’es jamais posée la question, même après toutes ces années à l’avoir autour du cou ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Non. Nous sommes une petite famille, mais aussi petite que soit une famille boquéroise, elle se voit toujours  honorée d’une mission. La nôtre est simple : faire confiance à nos ancêtres, ceux qui nous ont confiés la garde de cette pierre. Ils nous ont appris qu’en aucun cas nous ne devions tenter ni de l’utiliser, ni de la détruire. Connaître ses pouvoirs est superflu. Cela ne risquerait que d’attirer l’attention sur elle. Tout ce que je sais, c’est que ce genre de pierre se doit de rester caché : N’en parle à personne inutilement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’était les derniers mots que j’avais échangés avec mon père. Cette cérémonie avait eu lieu sur la vieille souche du domaine familial, tout ce qui restait du grand érable sacré de notre clan, qui avait été frappé par la foudre il y a maintenant deux décades. La souche n’avait jamais pourri, mystérieusement, et sa surface s’était polie avec le temps. Même après sa mort, l’arbre continuait consciencieusement à jouer son rôle d’autel pour tous les rites familiaux. Cette passation marquait mon passage à l’âge adulte, mais aussi mon départ de la niche parentale. Nous n’étions que trois, dans notre clan : ma mère, mon père et moi. Mon grand-père, Björn, deuxième du nom, était mort il y avait trente ans, comme beaucoup de guerriers boquérois, dans la guerre de Willmar qui avait secoué le nord du pays face aux Perrasiens. Il nous avait passé son nom qui se perpétuait de père en fils. Pourquoi en changer ? Nous étions tous des guerriers, des fils uniques, et notre mission était la même. Je portais fièrement le nom de mes ancêtres tout comme je portais leurs couleurs.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Hé, le nouveau. Tu comptes défier du regard ta nourriture encore longtemps ou tu vas finir par te décider à manger ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je revins à moi et je rangeai la pierre dans ma chemise. En face de moi, le long de la grande table de la caserne, mes compagnons me dévisageaient d’un air impatient : ils avaient tous terminé leur assiette.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je m’excusai et enfournai la bouillie grumeleuse. Elle n’était pas appétissante au premier regard, mais une fois en bouche, elle était succulente, bien que j’étais toujours incapable d’en déceler le moindre ingrédient. La cuisine des Elfes de Rinnedel avait cela de mystique : elle ne ressemblait à rien, ne goûtait comme rien, et l’on finissait toujours par en redemander.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est incroyable, d’avoir une vie aussi courte et d’être aussi lent ! Souffla Thelsir, l’un des Elfes de ma compagnie, amusé. J’étais l’un des seuls Humains de mon régiment. J’avais eu la chance, avec quelques autres guerriers, d’être désigné par le Conseil des clans pour représenter mon peuple chez nos voisins du sud. C’était un grand pas en avant pour instaurer une paix durable entre nous et les Melidrims de Bragorn.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’étais arrivé fort de ma fierté toute boquéroise : prêt à jouer les gros bras, je me préparais à répondre aux railleries et aux insultes, le menton haut. La diplomatie s’était apaisée, mais on ne change pas si aisément les mentalités : nombre d’entre nous gardaient encore des rancunes tenaces et ne pouvaient voir un Elfe sans lui cracher aux pieds, alors que dire des Elfes qui ont dix fois notre mémoire !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’est ce que je pensais, du moins, prêt à faire face, à répondre et à défendre l’honneur des miens en territoire hostile. La réalité se révéla tout autre, et bien plus déstabilisante. Loin de la rivalité séculaire que j’avais anticipée, je ne trouvai qu’une condescendance amusée, presque sympathique. C’était assez honteux, à y repenser. Nous qui dépeignons les Elfes comme nos ennemis héréditaires, terribles et implacables, ils ne nous voyaient en retour que comme des voisins un peu agités, plus bêtes que méchants. J’avais été assigné à une compagnie d’éclaireurs, chargés de patrouiller le long de la frontière pour éviter les incidents entre des chasseurs Elfes un peu trop territoriaux et des clans frontaliers un peu trop prompts à dégainer la hache de guerre. Je n’avais eu de cesse de faire du zèle pour leur prouver qu’un humain valait tout aussi bien qu’eux sur le terrain. J’essayais d’instiller cette rivalité que j’avais prise pour acquise et qui pour moi était synonyme de respect, mais ils prenaient toujours un malin plaisir à me remettre gentiment à ma place. J’avais l’impression humiliante d’être cet enfant qui essaie de se faire passer pour un adulte. Le pire, c’est qu’à leur fournir une preuve du contraire, je ne pouvais que leur donner raison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je raclais le fond de ma gamelle. Il était temps : la silhouette imposante de Vardan, notre capitaine, était apparue derrière notre table, les mains jointes dans le dos, et survolait ses troupes de ses yeux d’aigles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Préparez vos paquetages. On part vers le nord dans une heure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me levai brusquement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— On rejoint enfin le front ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vardan soupira, tira une chaise et se posa face à moi. Sa lourde fourrure de sanglier portée sur ses épaules renforçait encore sa carrure impressionnante. J’invitais quiconque qui pensait tous les Elfes fins et délicats à rencontrer mon capitaine, qui rivalisait avec les Boquérois les plus bourrus que je connaissais.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Björn, combien de fois vais-je devoir me répéter ? Je comprends que tu t’inquiètes, mais tu t’es engagé ici, dans ma compagnie. Tant que le Conseil des clans ne te rappelle pas, tu es sous les ordres des Sangliers de Rinnedel, et ce n’est pas notre rôle d’intervenir dans ce conflit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C’était frustrant. Peu après mon arrivée à Bragorn, l’Arthon avait déclaré la guerre à mon pays natal, et je me retrouvais loin au sud, interdit d’aider les miens. Les Elfes n’avaient pas voulu intervenir, comme ils avaient coutume de le faire chaque fois qu’un conflit éclatait entre les pays humains. Cette fois, cependant, c’était sérieux. L&#039;Arthon avait déjà marché sur la Perrasie et continuait inexorablement vers le sud sans que rien ne semblait pouvoir les arrêter. Là où la plupart des guerres s’étaient enlisées et limitées au contrôle d’une région, comme il y a trente ans, quand la Perrasie avait réclamé les côtes de Willmar aux Boquérois, l’armée Arthonnienne perçait aisément dans toute résistance qu’on leur opposait. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Je le sais bien capitaine. Puis-je vous demander des nouvelles, toutefois ? Savez-vous si le front s’est stabilisé ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son visage fermé n’était pas de bon augure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ils ont presque atteint la frontière sud. Cependant, leur comportement est étrange : Ils tracent tout droit, au plus rapide, en ignorant des points stratégiques importants à l’est du pays. Les forces d’Errassius et de Boissot s’organisent pour tenter de les prendre à revers, mais redoutent le piège : une telle absurdité stratégique ne ressemble pas aux Arthonniens, d’autant plus qu’ils se sont montrés très fins, jusqu’ici. Le Conseil nous a informés de leurs craintes, puisque l’armée semble vouloir arriver à tout prix à nos portes le plus vite possible. Des émissaires sont partis à leur rencontre, mais nous ne pensons pas qu’ils commettraient l’erreur de nous attaquer. Les états-majors de Rinnedel et du Boquéron se sont creusés la tête ensemble pour tenter de comprendre leurs motivations, et nous en sommes venus à des observations surprenantes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il déroula une carte sur la table, couverte d’annotations et de tracés de deux couleurs différentes qui se suivaient tout du long, presque superposés.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
« En noir, ce sont les déplacements de l’armée arthonnienne, ainsi que leurs haltes. En rouge, ce sont des rapports d’incidents de locaux sur des vols de bétails, des agressions inexpliquées ou de potentielles rumeurs sur la présence d’une bête sauvage non identifiée. Quoi qu’elle soit, une créature précède toujours d’une semaine l’arrivée de l’armée, qui semble la suivre à la trace, aussi bizarre que cela puisse paraître.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Vous voudriez dire que l’Arthon aurait décidé d’envahir mon pays juste pour traquer un monstre ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Cela semble absurde et je suis tout aussi incrédule que toi, mais les preuves s’alignent en ce sens. C’est ici que nous intervenons : la bête en question a passé les frontières de Bragorn depuis une semaine déjà. Elle n’a pas été aperçue, mais du bétail a disparu sur son passage, ce qui nous a permis de définir une zone de recherche. La retrouver nous permettrait de faire la lumière sur cette histoire et de cerner les véritables intentions des Arthonniens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je serrai les poings. Je ne pouvais m’empêcher de m’inquiéter pour mes parents, qui habitaient non loin de la frontière, à l’endroit même où l’armée ennemie avait dû établir ses quartiers. Depuis le début du conflit je ne pouvais que ravaler ma frustration, impuissant, mais j’avais finalement l’opportunité de faire quelque chose. Peu importe ce qu’elle était, c’était à moi d’attraper cette créature.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le voyage vers le nord de Bragorn ne nous prit que quelques jours : nous connaissions la région par cœur à force de la patrouiller. Les Melidrims étaient d’excellents traqueurs, et j’avais beaucoup appris sur leurs tactiques en travaillant avec eux. À la caserne, ils faisaient l’effort de parler dans ma langue pour faciliter la discussion (la plupart des Elfes du nord avaient appris le boquérois à un moment ou un autre de leur longue vie, l’inverse n’était pas forcément vrai : je maîtrisais les rudiments de l’elfique, mais je m’exprimais plus laborieusement) ; ici, sur le terrain, c’était différent. Tous les ordres et les indications transmises d’un éclaireur à un autre étaient en elfique. J’avais mis du temps à m’adapter, mais je pouvais désormais me vanter de maîtriser leur complexe lexique au point d’en venir à le préférer au système boquérois, moins précis et plus rudimentaire (je n’irai jamais leur admettre, cependant).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tactique était rodée : dispersés, nous avions encerclé la zone où notre proie devait se trouver. Toutes les cinq minutes, suivant un ordre établi, nous criions à nos deux voisins quelques mots clés qui transmettaient tout ce qu’il y avait à savoir de notre position, et ainsi de suite de sorte à ce que tout le cordon, long de plusieurs kilomètres, soit perpétuellement informé de la situation globale, et puisse se réajuster de manière organique sans que nous ayons besoin de nous rassembler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je commençais à être inquiet. Thelsir, qui parcourait le vallon voisin, aurait déjà dû me crier son rapport depuis quelques minutes, et je devais l’attendre pour transmettre le mien afin de respecter l’ordre de la chaîne. Ce genre de retard pouvait survenir lorsque l’ensemble du cordon, pour une raison quelconque, se décalait, mais j’avais entendu l’écho de son prédécesseur au loin : j’étais donc sûr qu’il n’était pas, comme moi, à attendre son tour. Quelque chose n’était pas normal. Je pris l’initiative d’annoncer que je décalais la battue sur la gauche, et entrepris de converger vers Thelsir pour m’assurer qu’il allait bien.&lt;br /&gt;
J’eu une sueur froide lorsque je le vis, immobile et ventre à terre, les yeux fermés. J’accouru pour prendre son pouls : il n’était heureusement qu’inconscient. Sur lui, aucune trace de griffe ou de croc : c’était comme s’il s’était simplement évanoui. Mon regard s’arrêta sur une sorte d’écharde assez longue qui lui dépassait du cou, comme une aiguille de pin. Je l’arrachai pour l’observer : l’aiguille de bois avait été creusée, et l’intérieur, dont les reflets trahissaient l’humidité, indiquait qu’elle avait été emplie d’un liquide.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Ce n’est pas une bête que nous chassons&#039;&#039;, réalisais-je avec effroi. De surcroit, il en fallait beaucoup pour prendre Thelsir par surprise. Nous n’étions pas face à n’importe qui.&lt;br /&gt;
J’entendis un cri derrière moi, comme pour me répondre. Mon voisin de droite alertait de quelque chose : Il avait repéré du mouvement de son côté. Je me retournai, fébrile. Notre cible m’aurait-elle volontairement attiré ici pour me contourner ? Non, ça n’aurait pas eu de sens, à moins que…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;À moins qu’elle cherche à nous isoler.&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me mordis la lèvre. Mon instinct me disait de tourner les talons et de revenir en courant vers mon ancienne position pour porter secours à mon compagnon. Si mon voisin de droite tombait également, je ne pourrai plus communiquer avec le reste du cordon pendant un certain temps, mais si j’abandonnais cette position, je laissai un trou béant dans la battue.&lt;br /&gt;
Je choisis de lui répondre pour le prévenir qu’il ne devait pas s’attendre à une bête sauvage, mais bien à une créature intelligente. Une chance que les instructions soient en elfique : il y avait peu de chance qu’elle les comprenne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’attendis quelques instants, je n’obtins aucun retour. Je criais de nouveau, m’adressant cette fois à qui pouvait bien m’entendre. De nouveau, aucune réponse. J’eu l’écrasante sensation d’être subitement seul. Je sortis mon épée. Aux aguets, je scrutais les alentours, tentant d’apercevoir le moindre mouvement suspect entre les grands pins noirs et les fougères. Je me déplaçais lentement, pesant chacun de mes pas, tournant sur moi-même avec la désagréable impression que quelque chose était toujours dans mon dos. Je secouai la tête. Il fallait que je me reprenne. En quelques secondes, j’étais passé du chasseur au chassé. Si je commençais à me comporter comme une proie, c’est que j’avais déjà perdu. J’étais seul, soit : cela voulait dire que notre cible avait un boulevard pour s’enfuir de ce côté là du cordon. Si je m’éloignais pour aller prévenir les autres, ce ne serait que pour annoncer que la battue avait échoué. S’il y avait encore une maigre chance de l’attraper, elle était entre mes mains. Il fallait que j’agisse vite. J’essayais de comprendre ce qui venait de se produire : de toute évidence, elle était venue à nous plutôt qu&#039;attendre de se faire encercler pour briser notre cordon de force. Nous repérer n’était pas difficile, puisque nous ne cherchions pas à être discrets. Ce qui était plus surprenant, c’est qu’elle semblait s’adapter à nos manœuvres. Il fallait que je change d’approche. Je retirai mon armure et l’abandonnai à Thelsir, de sorte à gagner en vitesse et en discrétion, et je m’élançais en diagonale vers l’extérieur du cordon, tentant de prévoir la trajectoire de fuite de ma cible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je devais réfléchir vite. Quel avantage avais-je ? — La connaissance du terrain. Je connaissais tous les reliefs de la zone, et si ma cible venait du nord, c’était vraisemblablement la première fois qu’elle traversait cette partie de la forêt. Depuis le surplomb sur lequel je me trouvais, je savais que je pouvais continuer sur ma courbe sans descendre de mon arête, et que je pourrai gagner le temps qu’elle allait perdre de son côté à franchir les pentes qu’elle allait se prendre de plein fouet si elle persévérait à s’éloigner en ligne droite. Je courrai tout en m’efforçant de rester le plus discret possible, la main sur mon fourreau pour l’empêcher de claquer contre ma cuisse et de buter contre des racines. J’étais déterminé : je ne savais pas vraiment ce que je pourchassais, si ce n’était la vague idée fantasque que cet être insaisissable pouvait peut-être mettre un terme à la guerre. Bien sûr, l’opportunité d’enfin réussir là où les Elfes de ma compagnie, dont Thelsir, considéré par le capitaine comme l’un de ses meilleurs hommes, avaient échoué, était également plus que motivante. Tous mes sens étaient en alerte, j’étais exalté comme jamais. Cette forêt n’était qu’une arène gigantesque pour moi et mon terrible adversaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une brindille craqua sous mon pied. Je me figeai. Ce n’était pas le premier bruit que je faisais en courant, mais cette fois, c’était différent. Cette fois, je savais que l’on m’avait entendu, même si je ne saurais dire pourquoi. Mon cœur battait fort, d’autant plus que malgré ma course, je refusais de me montrer essoufflé, mue du même instinct qui pousse le prédateur à ne pas s&#039;avouer en situation de faiblesse. Autour de mon cou, ma pierre vibrait légèrement, et je la sentais appuyer contre ma poitrine comme si elle était devenue plus lourde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;La créature était là&#039;&#039;. Oui : la créature, j’en étais persuadé à ce moment là… Un simple Humain, ou même un Elfe, ne pouvait pas dégager une aura aussi oppressante. Elle maniait des outils, elle avait fait preuve d’intelligence, certes ; je ne sais pas ce qu’elle était, mais j’étais sûr qu’elle ne pouvait pas être l’une des nôtres. J’avais tout fait pour la devancer, lui tendre un piège, mais &#039;&#039;elle était là&#039;&#039;. Elle m’attendait quelque part, elle m’entendait, elle me voyait, et je n’avais aucune idée d’où elle se trouvait. Pourquoi avais-je cette impression ? Pourquoi étais-je si fébrile ? Rien ne me laissait pourtant présager de ce que j’avançais, mais rien ne pourrait me faire changer d’avis : &#039;&#039;elle était là, c’était sûr&#039;&#039;. Le stress montait chaque fois que je me le répétais. Mes yeux s’affolaient en balayant les environs, désespérés d’y trouver quelque chose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Là !&#039;&#039; Mon sang fit un tour. Je la vis finalement. Un œil perçant, d’un vert profond et animal qui me fixait, dissimulé entre deux fougères. Je dégainais mon épée. Un éclat de lumière perça les broussailles, et une flèche fusa dans ma direction. Je me crispai. Il était trop tard pour réagir. La flèche me passa juste à côté du visage et se planta dans l’arbre derrière moi. Je soufflai. Elle avait raté sa cible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Non.&#039;&#039; C’était trop facile. Elle avait touché Thelsir en pleine nuque d’une minuscule aiguille de sarbacane, et s’était sans doute débarrassée d’au moins deux autres éclaireurs toute seule. Elle n’aurait pas raté un tir aussi simple. Elle aurait pu me tuer sur place si elle l’avait voulu, mais elle avait préféré  me distraire l’espace d’un instant : elle avait déjà disparu.&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Elle veut me neutraliser sans que je l’identifie&#039;&#039;, conclus-je en tournant autour de moi pour essayer de l’apercevoir de nouveau. De nouveau les fougères se crevèrent, et des bolas de pierre se fracassèrent contre mes jambes, me faisant trébucher tête la première. Je me redressais tant bien que mal sur mes avants-bras en surveillant les broussailles. Elle devait être à court de fléchettes empoisonnées : elle ne semblait pas vouloir tuer, alors elle devrait venir au corps au corps si elle voulait m’assommer : je ne comptais pas la laisser faire sans parvenir au moins à l’identifier. Elle était furtive, mais pas invisible, et j’étais au milieu d’une petite clairière. Même immobilisé sur le sol, elle ne pourrait pas m’approcher sans que je la voie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’entendis une succession rapide de bruits sourds et d’écorce arrachée, comme si l’on courait sur un tronc d’arbre. &#039;&#039;Non…&#039;&#039; Elle ne courait pas, elle grimpait le long d’un tronc à une vitesse folle. Elle voulait me surprendre de la seule direction que je ne pouvais pas surveiller.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;En haut !&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Je me retournais sur le dos juste à temps. Elle avait sauté d’une branche basse sans hésiter, me fondant dessus comme un oiseau de proie, son couteau à la main manche en avant pour me sonner d’un coup dans la tempe. Ce n’était ni une bête sauvage, ni une créature étrange : c’était une petite fille à la peau sale et aux cheveux roux comme l’automne, longs et emmêlés, grossièrement tressés pour ne pas lui retomber dans le visage. Je croisais de nouveau son regard d’émeraude qui m’avait fait frissonner plus tôt. Il y brûlait une flamme que je ne parvenais pas à identifier pleinement. Ce n’était ni la flamme fière des guerriers, ni celle vibrante de la haine. Elle dégageait une incroyable sauvagerie, mais c’était une sauvagerie froide, féline. Je me saisis du couteau de chasse à ma cuisse et je tranchai d’un coup sec la corde des bolas pour la repousser d’un coup de pied en plein dans sa chute.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D’une roulade arrière, elle était déjà sur pied, penchée en avant, une main sur le sol et l’autre brandissant son petit couteau d’ivoire, me défiant du regard. Je me relevais aussitôt, abandonnant mon épée au profit de mon couteau de chasse : trop longue et encombrante, elle ne me servirait à rien pour me battre ici.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Que venais-je de penser ? Étais-je vraiment en train de considérer sérieusement ce combat, de m’apprêter à me battre à fond contre une enfant qui ne semblait avoir guère plus de dix ans ? Oui, je l’avais considéré sans la moindre hésitation : c’était dire à quel point elle me paraissait dangereuse. L’intuition avait parlée en premier, mais mes principes revenaient au galop. C’était donc ça, l’affrontement épique qui allait me permettre de prouver enfin ma valeur ? Vaincre en combat singulier une enfant sauvage et maigrelette ? Sous le choc, je ne pouvais pas accepter la réalité telle qu’elle se présentait à mes yeux. L’ironie était trop violente : une part de moi me criait que j’avais en face ni plus ni moins que l’adversaire le plus dangereux que j’avais rencontré jusqu’ici, l’autre ne pouvait que constater le profond ridicule d’une telle affirmation. J’étais un noble guerrier Boquérois, taillé pour abattre des colosses, des bêtes monstrueuses et écumantes, toutes de muscles, de crocs, de griffes, et de méchanceté ! À cet instant, j’aurais préféré affronter tous les colosses du monde que cette petite fille...&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L’enfant pesta à voix basse :&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Satchi yomben ! Le somusare ayue fatmon, im jiriledo rald le (&#039;&#039;Ça craint ! Il a vu mon visage, je vais devoir le tuer.&#039;&#039;)&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’eu un mouvement de recul. J’avais compris l’essentiel de ce qu’elle disait : son accent était étrange, mais cette jeune Humaine parlait bien elfique ! Je comprenais mieux comment elle était parvenue à anticiper nos manœuvres… Je n’eu pas le temps de m’attarder sur cette bizarrerie. Elle ne cherchait plus à m’assommer, aussi, elle n’avait plus aucune raison de venir se risquer au corps-à-corps. Elle avait un arc, pas moi, et je m’étais débarrassé de mon armure et de mon bouclier pour me lancer à sa poursuite. Elle me mit en joue froidement. Mes options défilèrent en un instant dans ma tête. &#039;&#039;Se cacher ? Esquiver ? Fuir ? Parlementer ?&#039;&#039;&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Non.&#039;&#039; La flèche fusa. Je courus droit vers elle, et j’essayai d’attraper son fût au vol. la flèche glissa entre mes doigts, mais je la dévia suffisamment pour qu’elle se plante dans mon épaule et non entre mes deux yeux. L’adrénaline me fit ignorer la douleur, et je continuai ma charge. Je saisis l’enfant sauvage par le cou et la plaqua contre le sol. Elle avait été surprise par mon action, mais elle ne montrait aucun signe de peur. Elle soutenait mon regard avec un calme terrifiant : immobilisée à terre, elle avait tout de même eu le réflexe de pointer son couteau droit contre ma gorge. Nous restions ainsi à nous dévisager, chacun tenant l’autre en joue.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’avais cent questions à lui poser. D’où venait-elle, qui était-elle ? Pourquoi les Arthonniens la cherchaient-elle au point d’envahir un pays entier pour la retrouver ?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Son regard bifurqua un instant vers la pierre qui pendait à mon cou avant de se replonger dans mes yeux. Elle semblait intriguée, ce qui attira mon attention sur son propre cou. Elle portait également un cordon que je sentais sous mes doigts, au bout duquel pendait une bague sertie d’une pierre noire qu’elle avait enfilé au travers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Fe du lomde rila, im rimdim dune lodmir (&#039;&#039;Si tu touches à ça, je te perce la gorge.&#039;&#039;), menaça-t-elle entre ses dents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’eus alors un soudain élan de sympathie pour cet enfant qui avait pourtant tenté de me tuer et qui continuait de me menacer : ce n’était pas elle que l’Arthon recherchait : c’était cette bague, j’en étais sûr. Elle était, tout comme moi, dévouée à protéger quelque chose, et, dès son jeune âge, elle se trouvait seule contre le monde pour le faire. Elle avait fui si loin, tout cela pour que de l’autre côté de la frontière nous continuions à la traquer comme une bête sauvage. Je n’avais qu’à lui arracher cette bague pour faire plier l’Arthon et négocier la fin de la guerre, j’en étais convaincu, mais je ne pouvais me résoudre à un acte aussi odieux. Je relâchais ma prise. Rinnedel avait les moyens de la protéger, je pouvais convaincre Vardan de la prendre sous son aile, si nous pouvions simplement gagner sa confiance, elle pourrait peut-être nous en apprendre plus sur elle et sur cette bague, et alors nous…&lt;br /&gt;
Un choc sourd à l’arrière de mon crâne me fit perdre connaissance avant que je ne puisse dire quoi que ce soit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Allez, on se réveille ! Si j’avais aussi peu de temps devant moi, je ne passerai pas ma vie à dormir !&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
J’aurais reconnu la voix railleuse de Thelsir entre mille. Je me redressai et portai ma main à mon épaule blessée. La flèche ainsi que la plaie avaient disparu, et seul subsistait le trou que le projectile avait fait dans mes vêtements. Autour de moi, le reste de ma compagnie s’était rassemblé et m’observait d’un air amusé. L’enfant sauvage avait disparu sans laisser de trace.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est vous qui avez… ? Demandais-je en montrant l’emplacement de mon ancienne blessure.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vardan s’avança.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Nous qui avons quoi ? Tu as vu quelque chose ? Tu es le quatrième que l’on trouve évanoui de ce côté. Je ne sais pas quelle est cette créature, mais nous l’avons clairement sous-estimée. Elle s’est jouée de nous en beauté.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Ne sois pas ridicule, Vardan. Aucun d’entre nous n’a pu ne serait-ce que l’apercevoir. Tu crois vraiment que c’est ce gamin qui aurait pu voir quelque chose ? Il n’était même pas au bon endroit du cercle de battue ! S’impatienta Thelsir, que je sentais blessé à l’ego d’avoir subi le même sort que moi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— C’est… Je…&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Vardan soutint mon regard, prêt à y soutirer le moindre fragment d’information que j’aurai pu capter, même malgré moi, avant de perdre connaissance. Il fallait que je prenne une décision rapidement. Je portai la main sur la pierre qui pendait toujours à mon cou, et je me mordis les lèvres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
— Non, rien du tout. Je n’ai rien vu du tout.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&#039;&#039;Cyan Malherbe, 2022&#039;&#039;&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Atthalos&amp;diff=724</id>
		<title>Atthalos</title>
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		<updated>2023-03-26T10:55:16Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;== Généralités ==&lt;br /&gt;
Atthalos est la capitale de l&#039;[[Arthon]]. Elle est la plus grande ville des royaumes humains et la plus grande ville fortifiée du monde. Elle est construite au dessus du grand lac souterrain de la [[Grande Étoile]], et organisé en trois niveaux concentriques : La [[Ville basse]], au niveau du sol, couvre la majeure partie de la ville et est habité par le peuple. Certains quartiers sont connus pour être extrêmement mal famés et une grande misère y est installée. Elle est séparée par de grandes murailles de la ville haute, en son centre, construite en surplomb. Elle est habitée par les notables et les bourgeois. Enfin, Le palais royal, construit sur troisième niveau, au centre de la ville haute, est réservé à la famille royale et à sa cour. Le [[Haut Conseil]], présidé par le [[Grand Ministre]], ainsi que les [[Fides Magus]] y siègent également.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ville haute ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Ville haute s&#039;élève au-dessus des Murailles blanches au centre de la Ville basse. On y trouve la plupart des structures les plus importantes de la civilisation arthonnienne comme le palais royal et ses ministères, l&#039;académie royale de chevalerie ou l&#039;académie de sciences magiques de Torsmester.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Le palais royal ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Demeure du Roi Karmeric III, mais aussi du reste du pouvoir : le Grand ministre Isir de Vigréol qui le seconde dans l&#039;administration du royaume a ses quartiers dans la tour Sinople, et on y trouve également une aile dédiée au Haut Conseil, table ronde formée des plus hauts fonctionnaires de l&#039;état, comme par exemple le Haut Conseiller de la guerre, le Haut Conseiller des affaires magiques, le Haut Conseiller de la salubrité et des affaires sanitaires, ou le Haut Conseiller des affaires criminelles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;académie royale de chevalerie ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Située non loin du palais royal, la fine fleur de la chevalerie arthonnienne y fait ses classes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== L&#039;académie de Torsmester ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Réservée à la noblesse et seule école de magie officielle d&#039;Arthon, on y forme ses élèves en tous les domaines de la magie pratique et théorique. La spécialité de Torsmester sont les magies d&#039;illusions. Les Fides Magus sont triés sur le volet par le Grand Ministre lui-même parmi les majors de l&#039;académie&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Ville basse ==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Ville basse forme la majeure partie de la superficie d&#039;Atthalos. Elle est découpée en quartier par les différents affluents de la [[Grande Étoile]] qui la coupent à cinq reprise. Elle s&#039;étend tout autour de la [Ville haute] de laquelle elle est séparée par les [[Murailles blanches]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Très pauvre et rongée jusqu&#039;à la moelle par la criminalité, la Ville basse d’Atthalos est disputée par de nombreux gangs rivaux : voici les trois groupes de la pègre principaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Saltimbanques ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Connus pour leurs services de spectacles, de musique et d’autres prestations de rue. C’était un réseau très puissant, et Foster dit “Le Devin” est à sa tête depuis plus de trente ans, ce qui en fait sans doute le plus vieux chef de gang de la ville. Il est connu pour être extrêmement retors, et avoir toujours un coup d’avance sur ses concurrents.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Sœurs Deliwen ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux jumelles [[Nolidrims|Nolidrim]] qui sont arrivées dans la Ville basse aux alentours des années 1110, sans que personne ne sache vraiment pourquoi ni comment elles s’étaient retrouvées là. Nombre de rumeurs circulaient à leur sujet, comme quoi elles seraient capables de puissants envoûtements et sortilèges, mais une seule chose était avérée : elles possèdent presque toutes les maisons de passe de la Ville basse. Le chantage était leur arme principale, sans compter les mystérieux pouvoirs qu’on leur attribuait.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
=== Les Kasseurs ===&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le moins connus des trois groupes, ils est essentiellement constitué de malfrats, de caïds et de petites frappes. Connus pour être le groupe qui fait le moins dans la dentelle, il était dirigé par [[Higar Le Rouge]] respecté par les autres gangs surtout pour son grand nombre d’homme de mains dévoués, ses médiocres compétences à la manigance et au complot le reléguant souvent au second plan derrière ses concurrents, beaucoup plus malins. La mort d’Higar a failli conduire à sa dissolution, mais le groupe recommence à faire parler de lui. On ne connaît pas celui qui a réussi à reformer les hommes d’Higar.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
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		<title>Clan du sanglier</title>
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		<updated>2021-06-19T12:04:25Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Le clan du sanglier, ou [[Beleferim]] ildori en elfe, est le clan elfe de Bragorn le plus peuplé. Il détient actuellement le pouvoir à Rinnedel, ville à la fois siège du clan et capitale de Bragorn. Les valeurs et préceptes du clan du sanglier sont l&#039;opiniâtreté, la robustesse, la force brute, la manière frontale d’aborder les problèmes, et la domination par le peuplement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Ethoriel Menilith de Rinnedel]] est un membre connu de ce clan.&lt;br /&gt;
== Signification ==&lt;br /&gt;
&amp;quot;Beleferim&amp;quot;, littéralement &amp;quot;l&#039;être qui fouille&amp;quot; dans la langue des elfes, désigne l&#039;espèce des sangliers. C&#039;est le nom porté par le [[clan du sanglier]]&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
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		<title>Clan du sanglier</title>
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		<updated>2021-06-19T12:03:01Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&lt;br /&gt;
Le clan du sanglier, ou [[Beleferim]] ildori en elfe, est le clan elfe de Bragorn le plus peuplé. Il détient actuellement le pouvoir à Rinnedel, ville à la fois siège du clan et capitale de Bragorn. Les valeurs et préceptes du clan du sanglier sont l&#039;opiniâtreté, la robustesse, la force brute, la manière frontale d’aborder les problèmes, et la domination par le peuplement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
[[Ethoriel Menilith de Rinnedel]] est un membre connu de ce clan.&lt;br /&gt;
== Signification ==&lt;br /&gt;
&amp;quot;Mermerim&amp;quot;, littéralement &amp;quot;l&#039;être qui fouille&amp;quot; dans la langue des elfes, désigne l&#039;espèce des sangliers. C&#039;est le nom porté par le [[clan du sanglier]]&lt;/div&gt;</summary>
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		<title>Clan du renard</title>
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		<updated>2021-06-19T12:02:43Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le clan du renard, ou [[Mermerim]] ildori en elfe, est le quatrième des quatre clans principaux de Bragorn, et le plus faible en terme de politique et de démographie. Il est établi à Atheclis. Les valeurs du renard sont : la ruse, l&#039;observation, l&#039;opportunisme et la capacité à savoir rester en retrait lorsque la situation l&#039;impose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est un clan plus axé sur le commerce, et dont la ville d&#039;Atheclis occupe une position stratégique, de par sa proximité avec Melenoria, grande cité des Nolidrims. &lt;br /&gt;
Les membres du clan du renard étaient les plus au fait de la situation chez ces derniers avant que ceux-ci ne choisissent de renouer le contact avec le monde extérieur.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
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	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Esm%C3%A9o_Farlain&amp;diff=330</id>
		<title>Esméo Farlain</title>
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		<updated>2019-10-03T21:54:05Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : Page créée avec « Category:Personnages  {{Personnage |Nom_Personnage = Esméo Farlain |Nom_de_naissance = Non communiqué |Alias = Général Maussade |Naissance = &amp;#039;&amp;#039; Non Communiqué &amp;#039;&amp;#039;... »&lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Esméo Farlain&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance = Non communiqué&lt;br /&gt;
|Alias = Général Maussade&lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès = &lt;br /&gt;
|Activités = Général des armées de Bragorn&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Humain parmi les grandes personnalités elfes, Farlain détonne d’autant plus qu’il occupe actuellement le plus haut grade du pays, général des armées. Sa popularité fluctuante est surtout due au soutien et l’amitié que lui porte son prédécesseur, mais sa compétence militaire n’est plus à prouver, même aux elfes. Son caractère taciturne, et son laconisme lui ont valu le surnom de “Général Maussade”. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs rumeurs circulent sur ses origines et les raisons qui auraient poussé un humain à résider et se battre pour les elfes, sûrement largement alimentées par ses détracteurs. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il a dirigé une expédition jusqu&#039;à la vallée de Tamendil en juin 1137.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Ethoriel_Menilith_de_Rinnedel&amp;diff=326</id>
		<title>Ethoriel Menilith de Rinnedel</title>
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		<updated>2019-09-25T10:52:31Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Category:Personnages]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Personnage&lt;br /&gt;
|Nom_Personnage = Ethoriel&lt;br /&gt;
|Nom_de_naissance =Ethoriel de Rinnedel&lt;br /&gt;
|Alias = Menilith dit &amp;quot;Le veilleur&amp;quot; ; Clodoriel&lt;br /&gt;
|Naissance = &#039;&#039; Non Communiqué &#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Décès = Disparu-Retrouvé&lt;br /&gt;
|Activités = Ex-Général de l&#039;armée de Bragorn&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ethoriel est l’un des elfes les plus respecté de [[Rinnedel]], capitale de Bragorn et ville mère des elfes du sanglier, le clan le plus puissant et le plus étendu de la civilisation [[melidrim]]. &lt;br /&gt;
Agé de plusieurs centaines d’années, il est connu pour son passé de voyageur et d’aventurier fantasque et romantique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Anciennement général en chef des armées de [[Bragorn]], il a disparu lors d&#039;un sommet diplomatique dans la vallée de [[Tamendil]].&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Après avoir vécu 1 an en mode survie, il fut retrouvé par une escouade de la fédération de Bragorn mené par le général Esmeo Farlain. Suite à leur rencontre, il fut admis de l&#039;appeler Clodoriel.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Clan_du_renard&amp;diff=325</id>
		<title>Clan du renard</title>
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		<updated>2019-09-25T10:41:49Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;Le clan du renard, ou [[Beleferim]] ildori en elfe, est le quatrième des quatre clans principaux de Bragorn, et le plus faible en terme de politique et de démographie. Il est établi à Atheclis. Les valeurs du renard sont : la ruse, l&#039;observation, l&#039;opportunisme et la capacité à savoir rester en retrait lorsque la situation l&#039;impose.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&#039;est un clan plus axé sur le commerce, et dont la ville d&#039;Atheclis occupe une position stratégique, de par sa proximité avec Melenoria, grande cité des Nolidrims. &lt;br /&gt;
Les membres du clan du renard étaient les plus au fait de la situation chez ces derniers avant que ceux-ci ne choisissent de renouer le contact avec le monde extérieur.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Rinnedel&amp;diff=324</id>
		<title>Rinnedel</title>
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		<updated>2019-09-25T10:38:10Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;&amp;quot;Au vingt-et-unième niveau de l’arbre Malyal, l’un des trente-huit pins géants composant Rinnedel, capitale de Bragorn, la vue sur la forêt était imprenable. La ville entière était sculptée dans le bois de ces arbres colossaux, à la manière de bas reliefs. Tout ce qui séparait le patio de Farlain du vide, c&#039;était une barrière ciselée finement dans le bois même du Malyal.&amp;quot;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Rinnedel est la capitale des elfes de la forêt de Bragorn, les Melidrims. &lt;br /&gt;
C&#039;est le siège décisionnaire du pays, où se réunit le conseil militaire, avec le général des armées, et un représentant des autres clans principaux.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
	<entry>
		<id>https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Arthon&amp;diff=255</id>
		<title>Arthon</title>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="https://gargillon.fr/wikigargillon/index.php?title=Arthon&amp;diff=255"/>
		<updated>2019-04-11T18:24:20Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;Esther Boulevard : &lt;/p&gt;
&lt;hr /&gt;
&lt;div&gt;[[Catégorie:Régions]]&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
{{Pays&lt;br /&gt;
|Blason                 = [[Fichier:Blason arthon.png|center|200px]] &amp;lt;span style=&amp;quot;font-size:70%&amp;quot;&amp;gt;&amp;lt;center&amp;gt;&#039;&#039;Le blason de l&#039;Arthon, dont les symboles illustrent la puissance de sa capitale.&#039;&#039;&amp;lt;/center&amp;gt;&amp;lt;/span&amp;gt;&lt;br /&gt;
|Nom_Pays               = Arthon&lt;br /&gt;
|Devise_Nationale       = &#039;&#039;Non Communiqué&#039;&#039;&lt;br /&gt;
|Gouvernement           = Féodal&lt;br /&gt;
|Souverain              = [[Karmeric III]]&lt;br /&gt;
|Langue                 = Humain&lt;br /&gt;
|Capitale               = [[Atthalos]]&lt;br /&gt;
|Population             = ~ 2 000 000&lt;br /&gt;
|Gentillé               = Arthonniens&lt;br /&gt;
}}&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Arthon est le plus grand des trois pays humains. C&#039;est un royaume féodal très peuplé à la politique expansionniste. Sa capitale, [[Atthalos]], est la plus grande ville fortifiée du monde. Les pays voisins de l&#039;Arthon sont la [[Perrasie]], le [[Boquéron]] et l&#039;[[Empire Nain]]. L&#039;Arthon est également frontalier avec la jungle de [[Karaxx]] dont ils se défendent des créatures grâce à une immense muraille, le [[dragon de pierre]], ce qui vaut souvent au pays le surnom de &amp;quot;gardien de l&#039;humanité&amp;quot;, en référence au fait que cette dernière serait sûrement perdue le jour où le mur tombera. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouvernement actuel est composé du roi  [[Karmeric III]], de son exécutant le Grand Ministre [[Isir de Vigréol]], ainsi que d&#039;un [[Haut Conseil]] composé de 22 conseillers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Arthon n&#039;a pas de religion officielle, même si le [[Culte de Valla]], originaire de ce pays, y est très répandu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;Arthon a déclaré la guerre à la [[Perrasie]], son voisin, en l&#039;an 1137, et l&#039;a annexée après une campagne fulgurante.Le souverain du royaume déclare vouloir unifier tous les humains sous sa bannière.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
__TOC__&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
== Géographie==&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Essentiellement recouvert de plaines, l&#039;Arthon est scindé en quatre parties par le Fleuve de l&#039;Etoile, qui se ramifie en branches portant chacune un nom.&lt;/div&gt;</summary>
		<author><name>Esther Boulevard</name></author>
	</entry>
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