« Culte de Valla » : différence entre les versions

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On dit qu’après son départ, il passa près d’une décennie à se former, laissant transparaître lors de certains évènements les pouvoirs que Valla lui avait conféré. Alors qu'il ne s’était jamais penché sur les savoirs guérisseurs, il paraissait béni, animé d'une énergie divine. Il priait le blessé, tout en implorant la Gardienne, et en effectuant les premiers soins. Il passait sa main sur les chairs abîmées, fermait les yeux et répétait le nom de sa maîtresse. Au bout de quelques minutes, les plaies s’étaient refermées.
On dit qu’après son départ, il passa près d’une décennie à se former, laissant transparaître lors de certains évènements les pouvoirs que Valla lui avait conféré. Alors qu'il ne s’était jamais penché sur les savoirs guérisseurs, il paraissait béni, animé d'une énergie divine. Il priait le blessé, tout en implorant la Gardienne, et en effectuant les premiers soins. Il passait sa main sur les chairs abîmées, fermait les yeux et répétait le nom de sa maîtresse. Au bout de quelques minutes, les plaies s’étaient refermées.
   
   
Il se fit pèlerin, et traversa d’un bout à l’autre le royaume arthonien. Certains pensent même qu’il se dirigea jusqu’au [[Serpent de Pierre]] , où il soigna quelques soldats gravement blessés.  
Il se fit pèlerin, et traversa d’un bout à l’autre le royaume arthonien. Certains pensent même qu’il se dirigea jusqu’au [[Dragon de Pierre]] , où il soigna quelques soldats gravement blessés.  
Son errance prit fin à Slugart, où il rencontra un groupe de médecins qui tenaient un hôpital, et qui semblaient aux prises avec une forme de peste particulièrement virulente, qui avait même contaminé certains des soignants. Galaad vit en ces hommes et femmes expérimentés une nouvelle génération à qui transmettre sa foi. Il décida que son errance était terminée. Il s’employa à effectuer un rituel des plus complexes, dont il ne maîtrisait pas tout le contenu. Il convoqua la voix de la déesse, et passa un pacte avec elle. Ce fut le premier prix qu’on sait que Valla réclama. Il lui demanda de pourvoir le corps de chaque contaminé d’une force vitale suffisante pour détruire le fléau. Celle ci accepta, contre ses propres années de vie.  
Son errance prit fin à Slugart, où il rencontra un groupe de médecins qui tenaient un hôpital, et qui semblaient aux prises avec une forme de peste particulièrement virulente, qui avait même contaminé certains des soignants. Galaad vit en ces hommes et femmes expérimentés une nouvelle génération à qui transmettre sa foi. Il décida que son errance était terminée. Il s’employa à effectuer un rituel des plus complexes, dont il ne maîtrisait pas tout le contenu. Il convoqua la voix de la déesse, et passa un pacte avec elle. Ce fut le premier prix qu’on sait que Valla réclama. Il lui demanda de pourvoir le corps de chaque contaminé d’une force vitale suffisante pour détruire le fléau. Celle ci accepta, contre ses propres années de vie.  
On peut supposer qu’il était destiné à vivre jusqu’à un âge avancé, car l’échange ne le tua pas sur le coup. Néanmoins, très affaibli, il ne put que raconter son histoire aux médecins, et terminer ses jours alors que ceux ci entamaient la construction du monastère. Un matin, il serra la main de tous ses compagnons et partit. Jamais il ne reparut.
On peut supposer qu’il était destiné à vivre jusqu’à un âge avancé, car l’échange ne le tua pas sur le coup. Néanmoins, très affaibli, il ne put que raconter son histoire aux médecins, et terminer ses jours alors que ceux ci entamaient la construction du monastère. Un matin, il serra la main de tous ses compagnons et partit. Jamais il ne reparut.

Version du 13 novembre 2020 à 21:38

Cette page a pour but de vous permettre de situer les croyances populaires. Libre à vous de vous y intéresser pour démêler rumeurs et évènements attestés.


Le culte de Valla est une croyance répandue dans les sociétés humaines, particulièrement dans le royaume d'Arthon.

Il repose sur la légende de la déesse éponyme Valla, associée à la vie, et par extension à son absence, mais aussi à l'au-delà. Elle est surnommée la "Gardienne de l'Existence". Valla est une faiseuse de miracles, elle supplante le cycle naturel ordinaire, et permet à de rares élus de revenir d'entre les morts. Aucun cas de résurrection n'a pu être attesté jusqu'ici par des traces archéologiques véritables. Toutefois, les gens qui dévouent leur vie à cette déesse se voient parfois octroyer des capacités à guérir dépassant les limites connues par la médecine et dont les processus magiques ne peuvent encore être calculés et expliqués par la magie.

Attention toutefois à ne pas confondre, les adorateurs de Valla ne ressoudent pas les os ou n'accélèrent pas la régénération des tissus musculaires, ils touchent à l'essence de l'être vivant, et peuvent maintenir la vitalité humaine dans un corps blessé, qui d'ordinaire serait convalescent. Toutefois, il est vrai que la régénération du corps s'en trouve accélérée, mais il ne convient pas d'imaginer une balafre se recoudre en moins d'une minute d'elle même, par la force de la déesse.

Valla est décrite à travers les récits anciens comme un être humanoïde à l'apparence féminine, dégageant pourtant quelque chose d'inhumain et d'implacable. Si de nombreuses personnes louent sa piété, d'autres en sont terrifiés et voient en elle un esprit imprévisible, relevant arbitrairement ceux qui ont attiré son regard. C'est une divinité aux deux visages, perçue comme une sauveuse mais aussi porteuse de morts.

Les pouvoirs généraux qui lui sont associés sont la résurrection et la régénération. Elle est placée parfois au sommet du panthéon pittoresque composé de tous les folklores humains, s'y insérant sans forcément de cohérence, car elle occupe la place de divinité liée à l'humanité, qui s'en est saisie et en a fait sa championne mystique. Pour résumer, qu'on la craigne ou qu'on l'admire, Valla est une représentation commune répandue qui fédère l'humanité et dépasse les clivages nationaux.


Genèse

Voilà la légende du premier miracle de notre protectrice, rapporté par l’homme qui l’a rencontrée.

Galaad était un jeune homme de Jéméhald, petit village de la côte arthonienne, dont le destin semblait tout tracé. Fiancé à Eresmée, unique héritier masculin de Rossa et Torbald, qui se rengorgeait des talents de trappeur de son fils. Un jour, il s’enfonça dans les profondeurs du bois, parti en repérage pour établir un constat des différents animaux venant de migrer vers les sous bois luxuriants. La lumière qui émanait d’une clairière l’attira, et il ne put s’empêcher de s’y rendre pour se reposer un bref instant. Il se figea de surprise lorsqu’il vit qu’une silhouette s’y tenait, lovée sur la mousse recouvrant les racines d’un arbre mort, au centre. En s’approchant, il fut frappé par la vue d’un corps féminin entièrement dévoilé, dont le naturel était si prégnant qu’elle semblait habillée. Mais à y regarder de plus près, bien que semblable à une enveloppe humaine, rien n’était terrestre dans ce corps, dont émanait une énergie incroyable. Il pouvait entendre le battement de coeur, régulier, lent et profond de l’apparition, alors qu’il se trouvait à plus de trois enjambées de celle ci. Il la contemplait, et il lui sembla que son propre coeur s’accordait à cette cadence répétée, et qu’à l’unisson, alors qu’il s’approchait, leurs palpitations s’accéléraient.

Pendant un mois Galaad ne reparut, si bien que le village organisa plusieurs battues pour le retrouver, mais malgré un ratissage complet de la forêt il semblait évaporé. Sa piste s’arrêtait dans une clairière, où il s’était assis au pied d’un arbre, dont les branches ployaient sous les fleurs. Il s’était volatilisé.

Un matin pourtant, il reparut sur la côte, les vêtements déchirés, presque dévêtu. Il avait l’oeil injecté de sang et les paupières rougies, et il était secoué de sanglots. Il paraissait en proie à de sombres hallucinations, murmurant qu’”elle” était partie, qu’”elle” avait disparue, qu’il l’avait cherchée partout, mais qu’il ne la trouvait pas. Rossa et Eresmée tentèrent de le calmer sans succès, et ne parvinrent qu’à lui arracher une ultime déclamation. “ Elle s’est imposée à moi et je n’ai pu que l’adorer, elle m’avait choisie, je ne voulais rien d’autre que respirer à ses côtés. Alors si mon idylle est terminé, je ne souhaite rester plus longtemps en ce monde.” Sur ces mots il s’éloigna, le visage fermé, les traits durcis, traversa Jéméhald sans un mot jusqu’au bord de la falaise, et se laissa choir. La mère et la promise hurlèrent, et la bourgade entière se rassembla, tandis que trois hommes remontaient le corps, disloqué, déchiré, sans vie. Alors qu’on veillait le mort pendant sa dernière nuit hors du sol, sa mère se lamenta, et sortant de la tente, le visage baigné de larmes, clama vers le ciel, face à la falaise où son fils s’était suicidé “ toi, qui l’as ensorcelé, toi qui es remontée au ciel, peux-tu être égoïste au point de nous le retirer alors que nous venons à peine de le retrouver, et que son existence n’en est qu’à son commencement? Si vous vous êtes réellement aimés, je t’en conjure rends le nous.”

À ce moment, un bruit de toux se fit entendre derrière elle, suivit d’un cri de surprise. Elle tourna les talons et après avoir soulevé l’épais tissu masquant l’entrée de la chambre mortuaire, elle tomba sur son fils, l’oeil hagard, qui venait de se redresser, pâle comme la mort. Sa jeune fiancée l’étreignait déjà quand elle vint lui prendre la main. Le contact de leur peau la glaça. Le corps du jeune homme commençait à se réchauffer, mais il avait bel et bien perdu sa température pendant un moment. Son enfant était vraiment mort, l’espace d’une nuit. Elle le regarda dans les yeux, et vit qu’il la fixait. Il lui demanda ce qui lui était arrivé, ignorant superbement celle qu’il avait demandé en mariage quatre mois auparavant. Il se leva prestement, sortit de la tente, et ignorant les badauds ébahis, il se rendit jusqu’au bord de la falaise, et s’y assis, fixant la lune. Sa mère resta derrière lui, bientôt rejointe par son conjoint. Nul n’osait l’aborder, tant la lueur dans son regard semblait flamme dansant furieusement face à la nuit sombre. Au petit matin, alors que la lune s’éclipsait, il se releva et dit à ses parents cette tirade désormais célèbre: “ Père, Mère, merci d’avoir prié pour moi. Grâce à votre sincérité, Elle m’a rappelé sur Terre. Désormais, je me sens investi d’une mission. Je dois user de mon expérience, pour éveiller les consciences, et qu’ensemble, nous prions celle qui nous garde vivants. Inutile de me retenir, ma foi est inébranlable.”

Après cela il s’attacha à construire une stèle, puis cela étant fait, prit la route et partit. Il ne reparut plus au village, mais ses exploits, eux, vinrent aux oreilles de ceux qui l’avaient autrefois connu sous le nom de Galaad. On dit qu’après son départ, il passa près d’une décennie à se former, laissant transparaître lors de certains évènements les pouvoirs que Valla lui avait conféré. Alors qu'il ne s’était jamais penché sur les savoirs guérisseurs, il paraissait béni, animé d'une énergie divine. Il priait le blessé, tout en implorant la Gardienne, et en effectuant les premiers soins. Il passait sa main sur les chairs abîmées, fermait les yeux et répétait le nom de sa maîtresse. Au bout de quelques minutes, les plaies s’étaient refermées.

Il se fit pèlerin, et traversa d’un bout à l’autre le royaume arthonien. Certains pensent même qu’il se dirigea jusqu’au Dragon de Pierre , où il soigna quelques soldats gravement blessés. Son errance prit fin à Slugart, où il rencontra un groupe de médecins qui tenaient un hôpital, et qui semblaient aux prises avec une forme de peste particulièrement virulente, qui avait même contaminé certains des soignants. Galaad vit en ces hommes et femmes expérimentés une nouvelle génération à qui transmettre sa foi. Il décida que son errance était terminée. Il s’employa à effectuer un rituel des plus complexes, dont il ne maîtrisait pas tout le contenu. Il convoqua la voix de la déesse, et passa un pacte avec elle. Ce fut le premier prix qu’on sait que Valla réclama. Il lui demanda de pourvoir le corps de chaque contaminé d’une force vitale suffisante pour détruire le fléau. Celle ci accepta, contre ses propres années de vie. On peut supposer qu’il était destiné à vivre jusqu’à un âge avancé, car l’échange ne le tua pas sur le coup. Néanmoins, très affaibli, il ne put que raconter son histoire aux médecins, et terminer ses jours alors que ceux ci entamaient la construction du monastère. Un matin, il serra la main de tous ses compagnons et partit. Jamais il ne reparut.



Légendes populaires

Certains racontent que Valla est une humaine très puissante pratiquant la nécromancie, dont le savoir se transmet au sein d'une confrérie secrète à travers les âges. D'autres disent encore que sans être une mortelle, elle est la divinité de la mort et de fait porte le patronat des nécromants.



Rapport avec les Institutions

La couronne arthonnienne tolère la présence de lieux de cultes dédiés à la déesse et a également accordé l'autorisation quant à la création de monastères, afin de transmettre ces savoirs et pratiques qui transitaient jusque là devant les autels et monuments consacrés. Le monastère de Slugart est célèbre, combinant l'érudition monastique aux prières régénératrices accordées par la déesse. Cet établissement a été érigé en l'honneur de Galaad dit le Berger, élu de Valla.

Si tous les médecins ne sont pas croyants, il n'est pas rare de trouver une stèle avec un psaume ou une gravure près de ceux-ci dans les grandes villes, et on érige des statues à son effigie près des cimetières.

En Perrasie, les lieux dédiés à la déesse dépendent des constructions réalisées par les dirigeants, mais on peut retrouver quelques stèles sobres, ça et là, faisant mention de la Gardienne ou du Berger.

En ce qui concerne le Boquéron, bien que chaque clan respecte un dogme et des traditions qui lui sont propres, il n'est pas si rare de voir s'insérer de rares mentions à Valla dans des discours, ou lors de moments collectifs.