Pestus Krokenstein

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Pestus Krokenstein
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Nom de naissance : Pestus Krokenstein
Alias : Le Docteur
Naissance : 1102
Statut : Décédé (35 ans)
Activité(s) principale(s) : Médecin militaire

Pestus Krokenstein était à l'origine un médecin militaire Arthonnien. Sa désertion, suite à un choix moral l'a conduit à parcourir les royaumes humains en quête de sens.

Jeunesse

Issu d'une famille relativement aisée de négociants en thons, Pestus rompit la tradition familiale en suivant des études de médecine dans la capitale. Pestus était un élève au profil particulier : tout ce qui touchait à la chirurgie et à l'anatomie le passionnait. Mais la pharmacopée et la physiologie l'ennuyaient au possible. Son intérêt pour les matières était binaire : soit il était en avance sur les programmes et devenait pédant même avec ses professeurs... soit il dormait en cours.

Il obtint donc son diplôme de médecine en ayant tout juste la moyenne. ce qui n'était pas révélateur, ni de ses forces, ni de ses lacunes. Un de ses projets d'études fut la publication de la revue Le Petit Soigneur Illustré, projet qu'il continua durant toute sa carrière militaire.

Ayant soif autant d'aventures que de connaissance, il prit d'abord la route de Valdur afin d'étudier la médecine naine puis s'engagea naturellement dans l'armée, afin de continuer à voir du pays.

Parcours dans l'armée

Engagé comme aspirant-lieutenant à ses débuts, il fut vite remarqué par les médecins-chefs par son sens de l'organisation. Capable d'organiser rapidement une chaîne de soins sur le papier, quand la guerre éclata, il la mit en place sur le terrain. C'est ainsi que Pestus se tailla une réputation d'individu particulièrement apprécié parmi les soldats des compagnies dans lesquelles il était affecté.

On dit aussi de lui qu'il a contribué à l'avancée de la médecine en inventant une décoction provoquant une anesthésie totale et sans effet secondaire. Cela lui créa une réputation sans précédent parmi les novices qui voulurent tous apprendre de lui. C'est par fausse modestie qu'il refoula chacun d'entre eux, déclarant qu'il « n’était lui même qu’un apprenti sur le chemin long et sinueux de la médecine, et qu’il était encore bien loin d’avoir quoi que ce soit à enseigner »

C'est aussi par pure fierté, car n'importe quel novice en pharmacopée aurait été capable de déceler que son exploit ne fut lié qu'à une grossière erreur de dosage.

Il rencontra au cours de l'expansion de l'Arthon, le Père Arnor, moine-guérisseur au service de Valla. Athée, et empli de préjugés envers cette pratique qu'il considérait comme une forme de charlatanisme, ses premiers échanges avec le moine furent particulièrement houleux. Ayant eu finalement le bec cloué par l'efficacité du travail du Père Arnor, les deux devinrent inséparables. Les deux apprirent l'un de l'autre. Sous la houlette de Pestus, le Père Arnor devint vite un chirurgien hors-pair ; tandis que Pestus commençait à retenir quelques psaumes des plus élémentaires.

Après une désertion ratée, le Père Arnor fut capturé par deux soldats. Roué de coups, le visage recouvert d'hématomes, Pestus reçut l'ordre de le jeter dans la fosse. Il tenta sans succès de le réanimer, ce qui fut pris pour un acte de trahison. Envoyé avec deux soldats en direction d'un coin de forêt pour y être exécuté, il ne dut son salut qu'à sa capacité de s'enfuir... Néanmoins, il s'en voulut terriblement de ne pas avoir sauvé son ami.

La résistance

Entrée


Le docteur erra plusieurs jours dans la campagne Perrasienne jusqu’à ce qu’une rencontre de passage lui confie une carte pour accéder un un camp de réfugiés, situé au sud au delà des frontières humaines. Le docteur connaissait l’étendu des forces Arthoniennes et n’avait que peu d’espoir quand à une éventuelle victoire de la Perrasie. Bientôt le pays serait entièrement conquis et il n’aurait nulle part où fuir. Sa meilleure chance était de quitter les terres humaines et d’aller se cacher là bas, le temps que les choses se calment…

Voyage


Le bon docteur avait parcouru bien du chemin depuis sa désertion. Rejoignant un groupe composé d’un ancien procureur Perrasien, d’une guerrière et d’un voyageur elfe, il avait fait le pari fou de retourner en Perrasie aider les habitants opprimés à se débarrasser de l’envahisseur. Il frôla la mort et gagna en instabilité, se découvrant une nouvelle passion pour les explosifs après un coup d’éclat retentissant à Port-Clérus. Le chemin de la justice les mena jusqu’au nord du pays, à Lothberg, où leur notoriété grandissante finit par les rattraper. Frôlant la mort après être tombés dans le piège d’une assassine, ils durent prendre la fuite sans pouvoir pacifier leur cible finale : Elgire de Gaëtmol, souverain de Gart adulé par le peuple, et en réalité un fieffé imposteur. ( Le docteur n’avait pas pu tout apprendre à ce sujet, trop occupé à maintenir en vie l’assassine sur laquelle Felonariel avait passé ses nerfs après s’être faite empoisonnée alors que les autres membres du groupe rassemblaient des informations.) Il faudrait qu’il pense à demander à ses compagnons de quoi il en retournait réellement, ces histoires lui faisaient étrangement penser aux derniers mots du père Arnor, mort dans ses bras quelques mois plus tôt.

Depuis Lothberg, ils parvinrent à retourner au sud, sur le territoire de la nouvellement fondée Fédération de Bragorn. Felonariel leur donna alors ses adieux et escorta Ana langue de Velours, l’assassine, jusqu’à Lostalon. Sa mission était de retrouver les vrais responsables du massacre des Nobstors, et l’assassine était l’un d’eux. Encore une histoire sur laquelle le docteur nécessitait des éclaircissements. Marcelin, qui avait décidé de se renommer Escar de Sals depuis les événements de Salsburg, passait bien du temps à consolider son réseau de résistance, et Murmure prit du temps pour voyager à travers la forêt. Quand au docteur, il se concentra sur l’exercice de sa profession, ainsi que sur le perfectionnement de son art alchimique, et tout particulièrement sur la préparation d’explosifs. Ses études portèrent leurs fruits, car il finit par mettre au point un explosif expérimental si puissant qu’en grande quantité, il pourrait faire sauter une ville entière.

Quelques mois plus tard, ils furent sollicités par le général en chef de la fédération, Esmeo Farlain. Il voulait recruter le docteur, ainsi qu’Escar et Murmure, pour prendre part à une expédition en Tamendil. Le docteur ne fut pas facile à convaincre, mais il fut forcé de constater que la Fédération manquait cruellement de médecins, et que ne pas se rendre à cette expédition d’apparence mortelle était la condamner à être simplement suicidaire. L’abnégation du docteur prit le dessus et il accepta de prêter ses services pour retourner une fois de plus dans la vallée maudite. De plus, le contact des renégats, Edel Oeif-Vif, dont Epithète leur avait parlé à Salsburg, était également sensé être là-bas pour leur confier quelque chose qui serait capable de renverser le pouvoir Arthonnien en Perrasie. Escar semblait avoir une petite idée de ce qu’il s’agissait et affirmait que rencontrer Edel était tout ce qui leur manquait pour parvenir à démettre l’imposteur qu’ils n’étaient pas parvenus à éliminer à Lothberg.

C’est ainsi que le docteur se rendit de nouveau en direction de la vallée, son explosif expérimental soigneusement dissimulé dans sa robe. Après tout, on était jamais trop prudent…


La mort en Tamendil

Trop aventureux pour se préoccuper réellement du danger, et s'étant promené sans escorte véritable Pestus mourut assassiné en tombant dans une embuscade, croyant venir au secours de blessés. Les assassins avaient été bien renseignés sur la faiblesse du médecin...

Ranimé par une spirite de renom, ses derniers mots furent « Faites sauter Tamendil ».

Le corps gisant sur une terre corrompue et l'esprit obnubilé par l'envie de voir toute vie soufflée par par des explosions, ce n'est pas forcément une chose souhaitable que de recroiser « le Docteur » en Tamendil.